Pour quelqu’un de timide et pudique comme moi l’effort est important
Je ne suis pas au dehors comme celui que je suis au dedans
Je suis dans le monde comme un etranger sur la terre, vivre est pénible, errant sans appui, dans une vie tout à fait ordinaire dont certain diront qu’elle est réussie ; matériellement bien sûr mais profondément souffrante.
Mais rien ne se voit, personne n’en souffre à part moi, ma douleur ne retentit sur personne.
Il y a quelque chose de caché en moi dont j’ignore tout mais pourtant je le sais
La Parole de Dieu porte en soi sa présence et lorsqu’il agit il nous parle au plus profond de nous même.
Et Dieu je le connais et lui avant moi
Je le connais comme je sens le souffle aller et venir, ce souffle qui prolonge ma vie.
Je sent que Dieu veut me délivrer de moi, me dépouiller de ce qui fait obstacle à notre rencontre
Se vider pour se remplir, il me semble qu’ atteindre la plénitude passe par un dépouillement profond.
Au fond je ne suis qu’un mendiant, d’une pauvreté croissante tout au long du chemin
et plus je m’abaisse et plus il m'élève je le voit bien.
Quand j’ai de la patience, de la perseverence ou de la confiance, ce dont je suis incapable
je comprends que c’est Lui qui agi en moi, et que ce qu’il y a de grand en moi c’est Lui.
Il m'est difficile de parler des bienfaits de Dieu, il nous parle au-delà de nos sens pourtant celui qui l’entend le reconnaît.
De 4 à 12 ans
A 4 ans ma famille, non croyante et non pratiquante, me place à l’école St JOSEPH de CONFLANS STE HONORINE avec les bonnes sœurs, pourquoi ?
Parce qu'ils donnaient un goûter et gardaient les enfants jusqu'à 18:00 en étude,
parfait pour les horaires de travail de mes parents.
Il m’y déposait à 7h et me reprenait à 18h00, les plus belles années de ma vie.
Et c’est là, d’aussi loin que je me souvienne que je pense avoir été approché par Dieu,
en pleine sieste vers 14 h les sœurs installaient tous les petits dans la chapelle dont le mur principal était couvert de vitraux multicolores, un mur arrondi en arc de cercle.
Tous dormait, moi aussi et soudainement je fus réveillé comme par une onde, une chaleur de lumière, une chaleur d’amour, je me redresse et là tous les vitraux luisaient et dégageaient mille couleurs sous forme de vagues ou comme des feuilles secouées par un vent très doux, sans m'éblouir j'étais fasciné et c’était bon.
Alors une sœur me recoucha « il faut dormir, allez » et cet expérience demeura en moi.
Il y a peu de temps je suis retourné voir cette chapelle +de 40 ans après, pour voir son exposition, et là je découvris qu’il était impossible que le soleil frappe les vitraux à cette heure de la journée à 48 ans je réalisais seulement que cette lumière n’était pas naturelle, quelque chose s'était passé.
C’est peut être cet événement qui m’a permis de toujours suivre mon chemin à la lumière des signes et d’écouter mes intuitions.
Mon regard sur mon prochain, sur l'Eglise, a toujours été influencé par ma foi, d’autant plus que la question existentielle à toujours été une obsession.
Qui pourrait contenir l'incommensurable, c’est Lui qui nous contient
Mon ego est constamment maltraité et c’est bien lui qu’il faut faire taire,
c’est aussi cela faire silence, abandonner tout ego.
Je devient épanouie quand je sers tout, sauf moi
Mon enfance de 4 a 12 ans donc
c’est Dieu dans la Joie et puis avec les années avançant et l’adolescence, je m’eloigne, je prends des risques et viennent les épreuves alors viens Dieu dans la souffrance de 12 ans à 30 ans
Puis la vie adulte qui commence, difficilement, puis vient le succès de 30 à 37 ans alors c’est le temps de Dieu dans la Réussite.
Puis à nouveau, Dieu dans les épreuves et les souffrances qui n’ont jamais retenti dans ma vie dans le monde sauf en 2018 où j’explose et mon expérience avec Dieu s’est élevé de façon puissante dans les cris et les gémissements face à on propre abîme, mais toujours discrètement et secrètement vis à vis de mes proches, tout cela je l’ai vécu seul, ce que Dieu ne peut ignorer et cela m’a nourrit dans mes nombreux pèlerinages dans les sanctuaires Mariales (rue du bac, Lourdes, Beauraing)
2015 2017 - 6 décès dans la familles
J’ai contracté diverses maladies incurables et misérables.
Dans ces situations partout on me dit
il faut accepter, mais je refuse radicalement d’accepter !
Après un long moment, un temps penible j’ai enfin compris que d’accepter ne menait à rien,
qu’il fallait aimer.
Christ nous dit aimez vos ennemis, n’en ayant pas trouvé, je compris que mon ennemi était la maladie, la souffrance, l’indifférence, l’ennui etc. Tout ce qui peut mener à l’amertume et à la séparation d’avec Dieu.
J’en suis venu à me dire qu’il n’y a pas de spiritualité sans combat spirituel.
Une spiritualité naïve et candide sur le monde ce n’est pas pour moi, je suis fait malgré moi pour le combat.
Pour le moment je ne suis qu’un soldat sans champs de bataille, à moins que ce ne soit moi le champs de bataille ? Alors quelles ruines !
Que la vie et l’amour ne sont pas plus épais qu’une feuille de riz et c’est sur elle que tout repose, une puissance délicate, douce et fragile.
C’est notre responsabilité de la soutenir ensemble pour le salut de tous et par pur amour.
Je n’ai jamais compris toutes ces choses en moi, après m'être épuisé longtemps à comprendre c’est quand j’ai renoncé à comprendre que j’ai commencé à aimer.
Que ce soit un regard de douleur ou un regard de joie, je suis le même avec le sentiment que Dieu es-tu un jardinier qui s’occupe de sa plante, elle qui n’a aucun mérite ni vertu
Quand de cette porte ouverte en mon cœur je parle sur Dieu, les uns me disent mais comment peux tu parler ainsi car ils sont bouleversés, et je leur répond : je souffre
avec un grand sourire
Même au cœur de mon péché il est là, son bras sur mon épaule et il ne me juge pas
Alors que moi je me hais, mon Dieu est un dieu caché qui ne se lasse pas et qui m’aime plus que moi même.
J'ai toujours conversé dans mon esprit et j'ai compris plus tard que déjà je parlais avec lui, que mes pensées étaient sous son sein.
Par ex Depuis que j’ai commencé le service au malade en gériatrie avec l'aumônerie
J’ai trouvé la paix dans le service de mon prochain car c’est là que se manifeste Dieu en moi et moi en Lui. Moi petit et Lui puissant
J’ai reçu aussi quelques messages
“Pourquoi me cherches tu, fais moi une place car c’est moi qui te cherches”
C’est ainsi que je me suis rapproché de ma paroisse et me suis inscrit à l’INSR.
Ne sachant pas où communier à cause de la foule 15/8/2018 Lisieux
un murmure en moi me dit “Viens!”, comme on invite un ami à la fête et simultanément la distribution eucharistique a commencé, je m’y suis précipité, j’étais sauvé !
Aussi mi éveillé mi conscient j’ai eu une parole ou plutôt une image, alors que je me débattait sur un chemin rocailleux, je m'écorchais sur des pierres pointues comme des silex tranchants qui me déchirait la peau, et il me dit « n’oublie pas que tu gravis la montagne de Seigneur »
Je n’ai pas d’autre ami que Lui
Il est présence et expérience
Pourquoi être heureux est si difficile ?
La parole est ce qu'elle annonce
Tout ce que j’ai de grand en moi c’est Lui
Parfois le seigneur permet que l’on s'égare pour mieux nous retrouver, c’est arrivé à plusieurs reprises dans ma vie.
Je ne suis jamais tranquille mais Lui Il l’est.
Et il réussit à me rassurer, souvent au dernier moment, uniquement par amour, gratuitement et sans aucun moyen sensible.
Mon désir de Dieu n’a jamais diminuer
Derrière la porte de mon coeur une source ne cesse de frémir et elle est si difficile de la maîtriser
St augustin a raison c’est bien du dedans de nous même que Dieu se révèle et se rencontre
Je constate ce contraste entre le dedans et le dehors, aussi inconnu que la distance entre le ciel et la terre ou de trouver le poids du vent,
qui sait ?
Mes dernières “intuitions”, c’est « tiens ta langue, sois fort et prends courage »
