dimanche 31 mars 2024

Comme tu es grand


 

Comme tu es grand

Oh oui je suis petit, faible, dénué d’intelligence, couvert d’impureté et d’impatience, criant des supplications réclamant la pitié de Dieu sans jamais en recevoir le soutien, restant abattu et décourager.

Mais de là où je crie je m’aperçois que ce qui fait mal, la douleur, la peine, la fatigue, l’usure, la lassitude m'a permis de comprendre enfin.


Un seul est grand, un seul est fort, un seul est juste et bon et quelques soient les douleurs et ce que l’on pourrait appeler le mal de la souffrance me fait réaliser dans un vertige incroyable que seul Dieu est puissant, il est la puissance, le règne et la gloire sont pour lui car il est le seul a en être digne et sa grâce est de la partager avec nous.


Alors je comprends que le mal, ce qui est mauvais, l’antique serpent, et toute sa progéniture, sont moins que rien et ce dont j’ai peur n’est pas de la souffrance ou du mal mais véritablement de contrarié Dieu.

Le mauvais se moque de nous, méprisant l’amour alors qu’il est ridicule. Se prenant pour Dieu, il fut précipité aux enfers.


Mais toi, Ô Dieu, quelle puissance tu as sur nous quand on apprend a voir avec tes yeux.


La crainte de Dieu est bien plus vitale que la peur du mauvais qui est cruel et superflu, quoique j’eusse à souffrir ce qui compte c’est de craindre Dieu. L'adoration de celui qui est parfait, se mratique dans la fermeté et la loyauté car dans le mystere des épreuves on peut alors prouver sa fidélité au vrai Dieu, en tenant bon, en preservant avec courage le précieux lien qu’il a créé entre nous, il est celui qui souffre avec moi tandis qui je ne suis rien, et si c'est ainsi je voudrais l'être pour toujours.


Si Dieu était comme nous, orgueilleux ou égoïste, ne cherchant que sa propre satisfaction au détriment de tous, les cieux resteraient fermés. Nous, avec peu de pouvoir nous faisons beaucoup de mal et Dieu avec une si inimaginable puissance nous donne son fils quitte à être bléssé en retour, Jésus est alors comme ami, comme un égal pour que nous soyons élever a lui comme des semblables.


Mais qui peut prétendre cela ?

Nul n’égale Dieu et pourtant il nous veux comme des égaux pour être totalement en lui et lui en nous et pour cela on doit sortir de nous même en oubliant les peines le visage rempli de lumière et adoucit par sa candeur.


Alors tout devient simple, quelques soit la cage où l’on est enfermé, 

oui on tourne encore et encore, tel cet animal, capturé pour sa valeur, on peine et c’est incompréhensible, mais Lui voit tout, alors quelle importance à cette cage ? 

Elle n’est que la manifestation de nos frustrations et il est peut être plus terrible de vivre dans la joie, le confort et l’abondance car ceux qui aiment leur vie y sont attachés comme à une pierre tombale elle ne leur offrira pas la liberté d’une âme qui s’envole formé par la crainte de Dieu et par la fidélité surtout dans les difficultés.


Malheur aux orgueilleux il ne verront pas Dieu, quand leurs cris viendront il sera trop tard, il leur dira "qui es tu ? Je ne te connais pas"

Pleures donc, toi qui cherches la vérité, comme un rempart, un refuge, dessèche tes yeux par des torrents de larmes de n’avoir pas su aimer, ton ego s’effondre et ton coeur brisé, ton esprit abattu attisent l’ardeur de l’amour du Père sur toi, et ut recevras sa faveur.


Ta précieuse âme s’envolera sans pesanteur tandis que les autres seront piégés par eux même par leurs trésors d’orgueil, ayant gaspillé le don pour en faire une dette insolvable.


Et c’est le cas pour les choses matérielles mais combien plus pour celles qui sont spirituelles.

L’obésité est la même : morbide

La sobriété est un chemin plus raide plus soumis et contrait et pourtant ce chemin est chemin d’affranchissement et de libération, souviens toi de la croix.


Ceux qui disent il faut profiter de la vie ignorent qu’il se condamne en choisissant la facilité et la désinvolture, les plaisir qu'ils cherchent et trouvent dans la création, sont disponibles non pas pour en abuser mais pour montrer qui on est selon nos choix faces aux dilemmes.


Car tout les manques de la vie, en restant fidèle, c’est Dieu lui même qui viendra les combler avec puissance et quand sa puissance vient notre faiblesse augmente mais qui peut la supporter ? 


Celui qui gémit et souffre de voir à quel point il est loin de Dieu ?

Seul Dieu peut nous amener à lui car par nous mêmes nous en sommes incapable et dans une tendresse infini il le fait avec notre « OUI » libre.


La cage ne fait pas de nous des prisonniers elle fait grandir notre désir d'être vivants et très bientôt libres, 

parce que nous avons de la valeur et du prix à ses yeux

L'invasion des distractions faire grandir. la distance et la capacité à rencontrer la transcendance, et c'est notre malheur aujourd'hui.


Combien de temps jusqu’où ?

 





Combien de temps jusqu’où ?


Mes forces commencent a me manquer, celui qui est plus fort que moi ne m’aide pas.

J’en suis au point de ne pas comprendre de ne pas comprendre, je n’entends rien, ne voit rien, ne fais rien, je n’ai envie de rien tout semble inutile, et mes repères ont tous disparu. De temps en temps des pensées de ma mémoire ou de mon imagination viennent me piquer,  

me tenter, détourner mon attention pour me détacher de moi au moyen du dégoût.

Sans soutien et sans aide, sans guide  ni appui, tout se volatilise, j’ai autant de consistance qu’un gaz, isolé et mis a l’écart. Les médicaments ont endormi l’espoir, ils l’ont même fait disparaitre parfois et je marche sur un fil dans une insécurité totale qui ne m’effraie pas mais me ronge et use le peu de moi qui reste de moi.

Je pourrais faire 2m et 150 kg qu’a mes yeux je serais de la taille d’un petit pois. Si négligeable. Aussi petit que le monde est grand, si misérable devant la gloire de Dieu, mon temps est passé, je n’ai plus rien à apporter, ce que j’ai à donner est vide.

Je n’ai aucune intuition ou inspiration, du fond de mon âme, rien ne vient, rien ne brille rien ne m’éclaire pour sortir du brouillard ou faire de bonnes choses je suis définitivement perdu comme handicapé incapable de changer quelque chose.

Je me vois seul dans un bateau en pleine tempête sans réaction sans peur sans émotion, que le bateau se renverse ou pas : c’est pareil. 

Qu’est ce qui a de l’importance ? 

Je l’ignore.

C’est difficile d’être une peluche.

Comment comprendre que tout m’est autorisé mais que rien ne m’est  permis ?

Ce qui pourtant me fait tenir c’est l’abandon total à celui qui est plus fort que moi, je ne controle plus rien et le temps me pèse, je ressent sa pesanteur à chaque instant.

De mes yeux et de mon coeur je ne perçois plus rien, je me dis que le temps est très proche pour enfin m’arracher à cette vie dans laquelle je ne suis plus vivant mais déjà mort.

C’est si long d’attendre sans comprendre je préfèrerai comprendre sans attendre.

Je ne m’effraie pas, je ne me rebelle plus, je, je, je, emprisonné au dedans et invisible au dehors.

Je suis fatigué et mes forces sont bientôt nulles, je ne résiste plus, 

que faire ? Comment sortir de l’ennui ? Ma vie était dans un verre mais il s’est renversé et ce qui était vivant au dedans s’est répandu et dispersé entre les lattes du parquet dans le sable poreux des fondations qui absorbent tout.

La vie est si courte.

Sans capacité d’initiative elle devient encore plus maigre jusqu’a disparaitre.

Les souvenirs ne m’apportent aucun soutien de tout ce que je peux me souvenir cela ne me procure ni sentiment ni sensations car je sais trop qu’ils ne sont plus et qu’ils sont enfermé dans mon passé.

Et le tourment des temps a venir me narguent.

Je pense que je ne pourrais pas tenir longtemps sans qu’intervienne la providence. Je suis trop las, pas par une grève de la faim mais une grève de la vie. Tout est fichu. Tout ce que je suis sort de moi en me laissant en ruines. C’est trop dur. 

Mon heure est venue, je ne sers plus à rien, je serai nu devant toi mon Dieu.

Comme j’aimerai me reposer, me réveiller dans la joie pour vivre dans la liberté et la paix, être vivant tout simplement et rempli en abondance, devenir cet arbre planté près d’un ruisseau, dont le feuillage ne meurt  jamais et qui de ses racines, grandit et donne du bon fruit en son temps.

J’aurai voulu ça, oh oui comme j’aurai aimé vivre cette vie comme ça.

Mais ce n’est pas ce qui m’est arrivé et plus j’avance plus je diminue, plus je suis faible et maintenant je suis soumis aux gifles de toutes sortes. Sans rien dire je prends les coups et le temps est le même, lent, pénible, douloureux voir corrosif.

Pourquoi naitre rempli de rêves et finalement être dissous et détruit sans gains sans oeuvres, 

cela n’a aucun sens ?

J’ai l’impression d’être dans un fauteuil d’attente devant le bureau d’un haut responsable, en attendant mon tour sans être capable de savoir quand la porte s’ouvrira pour m’appeler, ni pour quelle raison je suis là. Je suis inquiet et je m’angoisse car mon sort n’est plus entre mes mains et je ne sais pas ce que l’on veut de moi.

C’est pour ma levé d’écrou.

Ma vie a comme été hypothéqué, préempté, elle ne m’appartiens plus et celui a qui elle appartient n’en fait rien pour le moment. 



vendredi 29 mars 2024

Lassitude

 



Lassitude

Comme je me plaint !

Je n’arrête pas de me plaindre sans arrêt tout me pèse, tout est trop lent, trop vide.

Je suis lassé de moi, je m’épuise, et toi Seigneur t’ai je lasser par mes plaintes au point que tu m’oublis ?

C’est normal je comprends, je ne suis que plainte et ca je ne le comprends pas. C’est le gout de la folie qui apparait là où il n’y a rien de raisonnable, tout est folie et dénuement, une sorte d’agonie sans fin. Je ne guérirais pas  de ce qui me fait souffrir je n’ai pas d’issue pas de répit, je suis épuisé.

Je suis même fatigué d’être bloqué comme ça et ça me fatigue plus encore.

Je suis affamé devant un magnifique buffet qui m’est interdit pour le moment et c’est si long que malgré la faim j’en oubli le buffet mais pas la faim.

Rien n’est logique et tout est pathétique. Si j’ai des forces c’est pour la rage et elle s’éteint si je veux la faire parler, j’en éprouve le manque et je suis dépassé par son absence.

L’inverse du contraire me précipite dans un miroir à 2 reflets, les aimants s’éloignent et les pierres se frottent et rien ne se passe. Une eau qui brule ou un feu humide s’attachent a moi alors je reste immobile pour éviter de me noyer dans les brulures ou pire flamber sous le torrent.

La difficulté devient facile quand il n’y a plus quelle, comme la douleur, quand elle est là on perds le souvenir d’avant elle, il n’y a pas de canicule en decembre et de blizzard au mois d’aout, nos sens seraient perdus, c’est ce que je vis au quotidien. 

Le tourment hurlant de la fine cruauté d’être privé de tous ses sens, les émotions se bannissent d’elles memes elles me fuient car rien ne me supporte et je dois supporter mon insupportable celui qui m’a été préparé et gardé pour moi et pour mon édification autant choisir de manger une montagne, je m’y suis cassé les dents.

C’est vrai, le voyage est plus précieux que la destination, cependant quand vous êtes au désert la seule réalité, la seule évidence c’est le désert, vous êtes seul dans un lieu hostile et torturé par les langueurs du désert, soif, chaleur, gémissements dans la nuits, souffle brulant d’un vent mordant, impossibilité de trouver le sommeil, toujours harceler par le mystère menaçant de celui que l’on appelle « désert ».

Alors on se cache, on se trouve un refuge, dans les pierres, la roche, on marche sans savoir vers où aller, seul, titubant, sans eau, sans amis, sans famille, et je cris « Dieu où es tu », « pourquoi te caches tu de celui qui te cherches tandis que tu demandes à chaque homme cherchez ma face, mais quand ils le font tu t’échappes ! 

Veux tu me rendre fou ? »

Je le suis je déjà ?

Alors il est crédible de penser que lorsque tout sera fini, quand ce qui devait avoir lieu se sera déroulé je n’aurais plus de plainte mais que des louanges, 

fini le vide 

à moi la plénitude 

que je ne pourrai garder pour moi, 

que mon visage s’illumine 

et qu’il témoigne 

car j’étais celui qui était perdu et désormais il m’a retrouvé.

C’est trop dur seigneur

  Oh Seigneur, sous ton regard tu me vois, et tu sais combien c’est difficile pour moi. Plus il y a de soleil, et plus j’ai peur de sortir. ...