mardi 30 avril 2024

Inconvénient

 




Inconvénient

De tout j’en ai les inconvénients 

Et de rien je ne tire avantage.

Je ne bois aucun alcool et pourtant j’ai la gueule de bois sans l’ivresse.

De haut le cœur en nausée je m’évite car si j’ai le malheur de me croiser, de voir mon si affreux reflet je verrai mon visage sans vie couvert de honte.

Je me préserve avec pudeur de ma détestation.

Je n’y peux rien mais je ressent tout 

il pèse sur moi un poids que je ne supporte plus mais que je porte chaque jour.

La joie est devenue si étrangère que j’aurai peur quel revienne comme si désormais on ne se comprendrai plus.

Ce qui me dévore a son propre langage et comme tout langage il ne peut être compris que par ceux qui le connaissent, mais je suis seul dans ce pays et il n’y a personne pour traduire, personne pour comprendre.

J’aurais préféré ne rien savoir, être simplement comme un animal qui réagit avec son instinct sans avoir de cas de conscience.

Il le faut j’irai jusqu’au bout, on ne peut pas faire autrement quand on sait que l’expérience, pour être victorieuse et profitable doit s’accomplir jusqu’à son terme, en ne sachant rien de sa durée et de son intensité, c’est une douleur supplémentaire.

Je n’ai que l’écriture pour évacuer un peu de ce pus, coeur et cerveau ne sont qu’abcès et furoncle. Douleur et puanteur, prémices d’une funeste infection.

Mais rien ne vient, ni de bon ni de mauvais, et lentement je meurs sans aboutir, j’agonise sans un cri.

Je ne fais que me répéter mais mon mal aussi ne fait que se répété, profitant de chaque jour pour m’infliger une nouveauté dont il a pris l’habitude, il me laisse croire que je suis tranquille et puis comme un chien en laisse il claque la lanière pour me rappeler que je ne suis pas libre et que subir m’est plus nécessaire que de boire une eau fraîche sous un soleil brûlant. 

Qui écartera de moi ce phénomène, je m’épuise à le définir ou même à le voir, sans y parvenir, mais ce mal si terrible, se cache au fond de moi comme un fantôme. Et si l’ennemi n’était pas étranger mais moi même ?

Et si tout ce théâtre qui me détruit n’était que l’expression de ce qu’il y a de plus vulnérable et paradoxal en moi ?

Ce qui ferait de moi le témoin exposé d’une lutte intérieur ayant voulu descendre au plus profond de mon âme et faire face à l’inconnu. Perfectionner ce qui ne l’est pas doit obligatoirement coûter, le don gratuit est la guérison et grandir fait souffrir ou alors c'est peut être l’inverse ?

dimanche 28 avril 2024

Savoir ou Croire ?


 

Savoir ou Croire ?

J’entendais des religieux avec attention, je m’efforçais de suivre leur vaste développement sur les écritures, la parole de Dieu.

J’insistait et je pensais en moi même :

vraiment je n’y comprenais rien.

Et je ne ressentais rien à les entendre plus ils parlaient et plus ils mettaient de distance entre moi et eux et entre leur message et mon attention.

Certains se questionnent sur la foi, sur leur foi, mais ce n’est pas mon cas, je ne l’ai pas demandé mais je l’ai reçu avec toute la responsabilité qu’elle implique. Dans tout ce que je fais je ne peux pas dire je ne savais pas ? Je crois et je sais.

Je ne peux pas ignorer ce qui me constitue et de même que ma peau frémit sous le souffle du vent, c’est tout mon être qui frémit quand j’entends des paroles de foi, véridiques et authentiques.

Alors pourquoi ceux qui sont serviteurs du dogme de l’église et de la foi du peuple de Dieu me font trop souvent aucun effet ? Ils savent mais ne croient pas ?

Cette idée m’effraie, car les fidèles font ce qu’ils disent, s’ajustent à leurs paroles et à leurs comportements pour s’assurer de faire parti des justes et pas des pêcheurs ou pire encore des damnés.

Celui qui croit finalement a t il besoin de savoir, il doit chercher et fouiller au dedans de lui même, mais son savoir si il l’acquiert, lui enseignera l’ignorance, parce que pourquoi savoir pour celui qui croit ?

Des deux, croire est le plus important car jamais la connaissance n’a mené l’homme à croire mais plutôt à le rendre arrogant, disant moi je sais.

La connaissance remplace alors l’essence et le cœur se laisse séduire par cette idée.

Un chrétien qui croit, adore, aime se tourne vers celui qui a créé toutes choses y compris la connaissance.

La connaissance est en Dieu mais Dieu n’est pas contenu dans le savoir car le savoir est limité par sa propre nature quand Dieu est omniscient.

Je vois à la messe, les homélies les attitudes, on voit l’effet refroidissant de cet satisfaction du savoir des religieux et des laïcs proches d’eux, qui s’autorise mutuellement à se convaincre légitime pour le bien de la proclamation et de la communauté.

Mais si leur savoir complexe était le moyen de partager la parole de Dieu de la bonne manière comment feront ils avec les enfants, les personnes illettrés ou d’autre culture, ou des simple d’esprit, des personnes âgées leur savoir si grand deviendrait alors tout petit face à ces enjeux.

Le savoir n’est ps le véritable objectif, car comme la route est plus précieuse que la destination, la curiosité est plus fertile que la connaissance. Plus je sais, plus je cherche, plus je cherche et plus je suis curieux et plus je suis curieux plus je découvre que je ne sais rien ainsi on peut envisager de croire en étant libéré de la fierté de savoir plus que les autres.

Si je flatte mes lacunes j’aurai ma fierté dans le seigneur.

Le savoir de Dieu trouve une place dans l’ignorance de l’homme.

Nous devons éviter de toutes nos forces le piège de l’arrogance puisque le don d’intelligence vient de Dieu, il ne nous appartient pas de ne pas être fier de ne rien savoir ainsi Dieu se laisse découvrir dans un apprentissage difficile mais généreux.


Prière de Fatima


« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. »





jeudi 25 avril 2024

Le jardin du coeur


Le jardin du coeur

J’ai semé dans mon jardin, et j’y est mis toute ma joie ma confiance et mes forces. Alors j’ai attendu le jour et rien à poussé, j’ai passé la nuit à le regarder mais rien ne pousse, plusieurs jours ont passé et plusieurs nuits et toujours pas de germes.

Maintenant que mon jardin ne donne rien voici les mauvaises herbes qui arrivent. Pour elles pas de retenu elles prospèrent et se répandent partout  et bientôt elles étoufferont mon jardin et tout ce que j’ai semé avec coeur et naïveté va mourrir, abandonné et stérile. 

Qu’ai je mal fait pour qu’il soit ainsi condamné, qu’ai je bien fait qui n’aurait pas servi ? 

Mon mystère est dans la graine en terre qui attend d’être condamné pour enfin grandir et briser la fatalité, contre toute attente il y aura un jour où elle jaillira de terre la plante que j’ai semé, mais l’adversaire la retiens il sait que ma plante lui fera de l’ombre et ce sont les ténèbres qui l’attendent car ma plante devait souffrir pour affirmer à quel point elle est bonne et pleine de fruit et que si grande qu’elle poussera à embrasser le ciel et danser dans le vent.

Mais dans quelle frayeur m’a plongé ce si bon jardinier, mon jardin devenait un paradoxe, 

« va sème mais ne pousse pas ».          « grandi mais sans t’enlever », 

la graine a faim mais elle ne se nourrit pas. 

Pourquoi cet enfer pour un jardin offert déjà conquis et acquis, pourquoi ?

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions et de bonnes graines, c’est confronter aux difficultés, aux assauts de l’ennemi, à la conspiration de ceux qui n’aiment pas, que la graine si petite permet de faire jaillir le vivant dans tout ce qu’il est comme un enseignement mystérieux.

Dans mon jardin les plants ne grandissent pas ils apprennent, si ils désespèrent c’est pour aimer plus encore, une plante n’a pas de coeur mais elle en a ses battements, et il est bon d’humilier le mal par l’héroïsme soudain de l’action du bien.

vendredi 19 avril 2024

Vertu du bon à rien






Vertu du bon à rien

Il y a des avantages à être un bon à rien.

C’est déjà ce qu’il pense de lui même qui le détermine et donc tout ce qu’il fait est toujours au-dessus de zéro, mieux que rien.

Tant qu’il ne fait rien il n’est rien.

Si bien qu’il ne s’attache à rien provenant de lui même il est comme une table lisse et plate, le repas qui y sera servi ne sera pas le sien et n’en aura aucun mérite, il sait qu’il sera le dernier à y participer profitant des restes de ceux qui ont plus de valeur que lui, et il le supporte avec simplicité.

Et conscient qu’il est un bon à rien il n’en a ni regret ni amertume du fond de sa misère il sait être juste car tout passe devant lui sans pouvoir goûter à quelque fruit, ils passent sous son nez et se réjouit pour ceux qui y goûteront. 

Être un bon à rien est simple au contraire de ceux qui se trouvent de grandes qualités, car leurs qualités les obligent à devoir les conserver, et le pauvre bon à rien s’il ne désire pas les qualités des autres est vraiment libre dans sa pauvreté.

Un riche qui se sent pauvres et un pauvre qui ne désir pas la richesse des autres sont finalement des chemins de pureté, il est important d’être détaché car l’âme s’en trouve plus rassuré, car le cœur de l’homme ne peut, pour son bien, ne s’attacher qu’à Dieu seul, tous les autres penchants vous éloignent de la divinité qui est la seule eau qui désaltère l’âme.

Alors le bon à rien y trouve son avantage, dans le mépris et l’indifférence qu’il reçoit il est repousser par les tendances extérieurs des autres vers le Père, si bien que du néant de sa vie il trouve le divin presque par hasard.

Dieu s’en réjouit car le bon à rien est nu, déshabillé de tout orgueil, convoitise, médisance, amertume, il était bon à rien parce que personne ne voulait de lui ou de son aide , et le seul qui s’est intéressé à lui est la perfection ultime que tous les gens perdus recherchent pour combler le vide de leur cœur.

A chercher ailleurs que dans le divin, à se constituer des trésors d’or et d’argent, de biens, de popularité, d’influence, cette quête inversée dictée par le monde et ses fausses pensées éloignent jusqu’au désert funeste les âmes de ceux qui s’y adonnent.

Quand on préfère un verre d’eau prélever de sa propre main, et que l’on renonce à l’océan que Dieu nous promet, qu’avons nous compris de notre nature et de notre condition, marchons nous sur la tête.

On sait bien que nous ne pouvons pas voler avec les ailes des oiseaux, personne ne s’y essaye et pourtant l’humanité croit s’élever en battant des bras, ou avec des fusées qui deviendront de bombes pour se détruire. 

Ridicule, ce monde est ridicule, c’est le bon à rien qui peut les aider ceux qui ne reconnaissent plus la gauche de leur droite et vice versa, car son regard voit et ses oreilles entendent, il n’y a pas dans son cerveau le bruit permanent du monde qui parlent sans cesse d’un ton alarmiste et effrayant, et l’aveuglement de ceux qui fixe chaque jour leur image sur des écrans pour vendre leur âme qui était si précieuse mais aujourd’hui si souillée.

Et si tous étaient des bons à rien comment serait le monde ?

On inverserait toutes les contradictions, on préférerait l’océan au verre d’eau, se remplir d’eau vive qu’est la parole de Dieu, aimé son prochain sans vouloir le changer, tel qu’il est, et découvrir les trésors de la miséricorde que l’on peut avoir les uns pour les autres, et faire que de tous bons à rien alors il n’y en ai plus aucun parceque l’humanité ne ferait alors plus qu’un.

Comme un enfant



Comme un enfant

Je suis comme un enfant qui a fait des bêtises et qui attends que ses parents rentre du travail.

L’enfant sait exactement qu’il va avoir à subir leur colère et leurs reproches.

A cet instant il ne se passe rien mais une peur immense l’envahit au point d’avoir hâte du châtiment pour enfin être libérer de la faute.

L’attente est plus terrible que la sanction. Elle au moins elle est dans l’action, la réalisation, de la punition ont peut espéré quelque chose mais de l’attente on se retrouve dans l’horrible condition de saucisses sur le barbecue.

Attendre de solder le compte, 

de liquider les fonds, 

est bien pire que lorsque tout est finalement viré.

Cet enfant apprends et ses parents l’aiment mais ce qui doit être fait doit être fait, c’est ainsi que les pavés sur la route de l’existence sont solidement agencés et permettent d’avancer, toujours avancer, ne jamais renoncer, cela parait si simple et évident, mais quand vous vous retrouvez dans l’attente, suspendu au temps pour que le temps vienne, celui où le silence se transforme en expérience et qu’enfin toute une armée se mette en route, unie, forte et bien dirigée, alors tout le temps perdu disparaît.

Heureux ceux qui vivront sans subir l’attente.

Mais qui peut dépasser le temps ?Parce que sous le temps les heures vous transpercent. Et on se contente de ce qui reste.

Parlez moi de patience mais c’est une inconnu, je me presse, je m’essouffle dans un théâtre immobile où ce sont les autres qui voyage dans les grandes villes et les beaux paysages, à moi il ne reste que le désert, tout le monde se réjouit et je ne vois plus personne. C’est tout un peuple qui vit et profite parce qu’il n’a qu’une vie cependant ma vie est dépeuplé et je suis un étranger dans cette vie, j’attends le monde à venir.

Rien de bon pour moi ici, ma fin justifie mon destin et je reste sur ma faim.

Ton école seigneur est chemin de torture, je ne ressent plus parceque je ressent trop, je suis harcelé d’agacements tout ce qui me gène et qui m’irrite passent la journée à mes côtés dans l’espoir de m’abattre et de me faire plier . 

Je suis envahi de peur jusqu’à en être étourdi, c’est épuisant.

L’enfant lui s’amusait à faire des bêtises oubliant qu’il serait puni, moi je suis puni par la peur qui s’amuse avec moi.

C’est peut être une punition préventive qui a le mérite de me préparer à un mystère qui me tuerai d’effroi si je n’étais pas familier de celle ci ? 

Préparer un sol pour qu’il soit fertile avant d’être semer doit aussi être labourer en profondeur, la terre retournée et mise à l’air et au jour pour stimuler la nourriture qu’il y a en elle et faire croître la graine semée et donner son fruit.

Alors le coeur et l’âme doivent être ainsi creuser, travailler et retourner, mais le semeur se fait attendre tandis que mes entrailles sont au grand air.

Je ne connais que cette violence de la terre de mon cœur retourné, de mon âme assoiffé attendant qu’enfin quelque chose grandisse en moi.

Ma détresse c’est le regards du paysan qui contemple son champs bien préparé sans savoir s’il fleurira, si les graines resteront muettes et que l’hiver ne vienne avant le froid.

Pourquoi faire tout ce travail si ce n’est pour rien semer ?

A quelle saison viendront les bourgeons signes du printemps pour mon âme, envelopper du chants des oiseaux, de cette fraîcheur du matin qui vous hérisse les poils, et bondir joyeux, c’est aujourd’hui le jour qu’attendais ma vie.

Et on pourra voir la récolte et fêter la moisson, ce qui a été planté à été multiplié, ce qui était minuscule est devenu majesté par la divinité qui distribue les mystères, et tout en voyant passer le temps on ne pouvait plus compter les fruits, dans leur abondance tous les cieux furent réjouit. 

L’enfant deviendra grand en son temps.

jeudi 18 avril 2024

La détresse est folle


 

C’est une détresse sans pitié 

que de ressentir la peur au milieu du calme d’une journée 

comme les autres.


Elle prend au ventre, me donne des fourmis dans les lèvres, 

prémices d’épilepsie, un goût métallique dans la bouche, 

mes pieds le sont aussi, un allez retour électrique lancinant 

les rendent fébriles et instables.


Je n’ai plus confiance dans ma sensibilité, 

ce sentiment de déséquilibre permanent est usant à la longue, 

une sorte de tempête cachée se débat en moi et se moque de moi.


Je suis sur mes gardes, toujours sur la défensive, en alerte. 

Il n’y a pas de paix pour moi, 

je peux à peine saisir une tasse et la tenir 

tellement mes forces sont faibles.


Je dois supporter toutes ces misères sans aucun sens comme principale preuve d’existence, c’est ma détresse qui me dit : "tu es encore vivant".


Si j’étais un bonbon je n’en suis que le papier 

qui s’envole quand on l’a dégusté.


Je ne ressent aucune satisfaction, 

ma peur vient peut être de ce que j’attends et qui ne viendra jamais ?


Face à une agression on a le réflexe 

soit de l’attaque soit de la fuite mais moi je n’ai que celle de la peur.


Une peur qui est joyeuse de pouvoir dominer sur moi 

parce que je ne me défendrait pas, 

je n’attaquerait pas et je ne fuirais pas. 


Mon âme est dans le mortier du mur, écraser entre deux pierres brillamment taillées, poser l’une sur l’autre avec du mortier entre elles 

et c’est là que je suis, entre ces deux pierres qui finiront par me broyer, 

je n’y peux rien, je n’y suis rien.


Ce corps qui m’incombe est le moyen de m’atteindre, 

de me blesser encore il ne sert qu’à me desservir, 

à faire bouillir la dure froideur de mes sens contre ma raison, 

mon espoir, mes chances.


Un voyageur avançait sur son chemin, au début le ciel était claire, 

le soleil se levait bien haut avec sa chaleur, 

mais plus il avançait et plus les ténèbres recouvrir son ciel 

et il faisait de plus en plus froid, 

et il était de plus en plus seul, 

le vent sifflait en des sons étranges et effrayants, 

il ne voyait pas où il mettait les pieds, 

il continuait d’avancer mais de moins en moins vite, 

ce qui était "épreuve" augmentait 

et ce qui était "guérison" diminuait, 

alors il eu peur, il s’arrêta regarda autour de lui une dernière fois 

et il ne comprenais toujours pas 

mais tous ces sens lui disait : « au secours, sauves toi », 

que la détresse est folle, 

elle ronge, 

elle isole,  

comment sortir de ce piège ?

Ainsi ploie l'homme seul et sa détresse le laisse dans une folie cruelle.

Les écrans

  Les écrans Les écrans ne pleurent pas   Quand les messages sont terribles Les écrans ne tremblent pas Ils n’ont pas de peau pour te réchau...