jeudi 27 avril 2023

Qui peut vaincre cet ennemi caché qui veut nous soumettre ?

 




Captif


Ce que j’ai à affronter se trouve au delà des apparences extérieures, personnes ne peut le voir, et il est impossible de le connaitre sans le souffrir, les sens sont incapables de le connaitre sans en faire l’expérience par la souffrance. On ne le connait que parce qu’on le souffre et pour le souffrir il faut un renoncement, celui des choses de ce monde qui veut nous faire adorer par les sens les choses extérieures qui bannissent le combat intérieure. Seul combat qui mène à l'unique victoire authentique, celle à atteindre par, pour et avec le Christ.



Je me sens captif

Ai je été capturé ? L’emprise agi même au cœur de la liberté, 

Je vis avec mon geôlier, ma maison, mon cachot, ma vie, son trophée.

Vivre est une punition, je respire comme un condamné qui monte une échelle pour se pendre.

Il ne me reste que le renoncement, détruire tout amour propre et ne souffrir aucune frustration ni déception puisque je ne suis plus ?

Oublié, j’ai oublié qui je suis, je ne suis ni un fait ni un souvenir, je suis déjà évaporé et éparpillé par le vent. Je ne souffle rien, je ne respire plus, nul ne m’attrape, nul ne pleure a cause de moi, nul ne rit a cause de moi, en moi il n’y a plus que dégoût, tristesse et sidération.

La mort serait si douce comparer à ses épines qui me percent la gorge, cette fausse vie, pleine du vide, glacial comme l'espace, des tonnes de roches m’écrasent la poitrine, mes jambes se tortillent comme des anguilles cherchant leur oxygène. Mon cri est sourd, je hurle au fond de moi, je fais trembler mes entrailles mais quelle souffrances ont elles à donner ? Quelle fécondité dans une telle passivité ? Tout cela est insensé, tout est perdu pour moi.

Je suis emprisonné dans mon malheur habillé de belles apparences, je ne peux résister, je suis trop épuisé, je capitule et me dilue dans l’obscure amertume de mes erreurs.

Quel renoncement faut il pour briser ces chaines qui me tiennent loin de toute joie de tout bonheur , comme cette vie ne m’apporte aucune réjouissance et que d’amertume pour mes sens , à souffrir de voir les gens heureux je ne suis pas autoriser à vivre ainsi, ma patrie est ailleurs et je suis mort le jour de ma naissance, je ne vivrais qu’après avoir atteints la vrai destruction de ma vie dans l’abandon et le sacrifice à sens unique, personne ne rends ce qu’il reçoit chacun ne cherche que ce qu’il convoite pour lui même alors je veux etre tout abandonner comme ce lapin disloqué au bord de la route, braconner par un chasseur maladroit qui n’a pas achever sa chasse et l’animal souffre en silence bientôt il se fondera dans l’immensité de la création par l’abandon de sa vie pour nourrir la vie, son pourrissement innocent sera fertile, le sang, les boyaux, les yeux exorbité, son poil fané par lamort, ce lapin ne courra plus dans les champs, traversant les routes en un éclair ou bien sous les étoiles de la nuit dernière, son temps est passé et le mien est compté. Combien de temps encore dois je supporter l’horreur de ma misère qui insulte toutes les misères tant je n’ai rien pour me plaindre et pourtant c’est Verdun dans mon coeur, quelle injustice que de souffrir honteusement de la honte elle même.


Les écrans

  Les écrans Les écrans ne pleurent pas   Quand les messages sont terribles Les écrans ne tremblent pas Ils n’ont pas de peau pour te réchau...