Mon âme erre, sans tête comme sonnée, tu m’as dit que certains seraient des guides pour m’aider à grandir.
Mais ils ne font que m’ajouter de lourdes ténèbres sur mes épaules sanglantes, sans que je comprenne pourquoi, mais dans tous les contextes je me retrouve être la seule cause de mes tourments et que ceux qui devaient me guider l’ont tout simplement oublié.
Je ne suis pas du tout guidé, pas du tout, je suis rejetté comme toujours, pour moi il n’y a que amertume, abandon et solitude.
Ma vie de puceron m’écrase. Je ne peux meme plus parler parce que je sent que la stérilité des mots ne peut rien contre la violence des mépris et des indifférences. Il faut parfois marcher vers sa fin avec la naïveté d’un agneau qui va à l’abattoir, même si ce chemin est sans issue et tragique on peut garder un esprit de vie dans cette funeste expérience.
Viendra le moment où c’est bien la mort, la fin de la vie dans ce corps devenu si lourd, qui cloturera les excès de souffrance de douleurs et d’égarement, il n’y aura plus que la paix, l’omniscience, et l’embrasement dans une embrassade tendre et puissante.
Mais comme il est terrible de subir, de gémir, de lutter, de s’agiter parceque la souffrance est si permanente et partout que mon esprit devient fou, je perds la raison pour me dépouiller encore plus de ma condition humaine et de me vider de ma faiblesse humaine pour la regarder en face et la haïr. Car je hais ma vie, je me hais et aucun ennemi ne me haïra autant que moi je m’exécre, j’ai une détestation personnelle de cet affreux visage qui est le mien et que je vois chaque matins.
Ceux qui n’aiment qu’eux même ne comprendront jamais ce sentiment, il n’est en rien libérateur, c’est être emprisonner avec soi-même qui vous rappelle ce trésor qu'est la liberté.
Enfermer dans la même cellule, le bourreau et la victime, il n' y pas de place pour le liberté.
C’est vivre toujours entre frustration/déception, espoir/échec, violence/passivité.
Alors je suis comme une toupie qui ne cesse de se heurter aux contours d’une vie qui ne m’offre que du vide. Tout ce vide m’assomme.
Je sais que je n’y changerai rien, mais surtout je ne me rebellerai plus.
Plus d’autodestruction, pas de drogue, fini les comportements déplacés ou décalés, stopper cette course à me faire souffrir pour voir si je peux sentir si je suis encore vivant. Je ne ferai plus rien. Je consomme ce plat qui m’est servi aujourd’hui et autant si j’en souffre je ne bronche pas, parceque je sais qui es Dieu et que tout se fait sous son regards, or c’est quand je serai en sa présence, que toutes mes souffrances actuelles ne seront que bagatelles, parceque c’est après avoir vécu comme un homme, puis dépouillé de mon humanité que je peux approcher Dieu et vivre l’aboutissement de ce chemin qui ne réponds pas à la question du pourquoi.
Après tout ma mère a souffert quand je suis né, et j’ai pourtant reçu la vie, si il en est ainsi pour notre naissance humaine, est ce que cette existence humaine n’est pas dans sa globalité une forme d’enfantement de l’homme spirituel qui doit être présenté à Dieu, comme le seront toutes créatures avec la création.
Pour entrer dans le royaume de Dieu, avant de devenir céleste, nous qui sommes terrestres, nous avons à faire cette expérience sensible, de l’endurance, de la souffrance, et aussi les bonnes sensations, après un bon repas, lézarder au soleil, prendre son temps, ressentir profondément que l’on est vivant, tout cela se traversent car la finalité n’est pas la vie terrestre, ni la mort terrestre, mais c’est de retourner au créateur.
Sans Jésus nous ne pourrions pas y arriver, trop souillé et opposé à la pure divinité, nous serions incapable d’approcher Dieu.
Et pourtant certain ont des contacts privilégiés avec Dieu, ce qui pourrait leur permettre d’éclairer ceux qui s’égarent.
Mais non, ils se contrarie et rejette Dieu comme si c’était juste un copain qui leur aurait fait une mauvaise blague, et ils préfèrent patauger dans leur faiblesse coupable pour mieux se consoler en tripotant leur orgueil et pour en tirer une vaine consolation.
Voilà ce que sont mes guides. Ils ne savent même pas où je dois aller, plutôt que de remplir leur rôle demander par le très haut, ils n’arrivent pas à sortir de l’obsession d’eux même.
Confier quelqu’un à des gens qui ne pensent qu’à eux ne me parait pas très utiles. Comment on peut les appelés guides ?
Pour le moment j’ai plus l’impression qu’ils m’aident à creuser ma tombe, m’encourager à me sentir bien seul, franchement et éliminer toutes possibilités de croire que je suis une bonne personne. Alors si ça doit arriver c’est uniquement grâce à mes guides. Meme de cette fierté la je suis dépouillé.
Mon amour propre s’est évaporé, il n’en reste que quelques vapeurs mais déjà le vent et la tempête se lève et alors il n’en restera rien.
Je ne pèse pas lourd, ma vie donnée, gâchée, méprisée, elle n’est plus qu’une épluchure, une peau flasque et jetable, bientôt, comme ma situation ne semble pas s’arranger, je serai piétiné, et je tomberai dans un oubli si grand que l’on ignorera même que je suis né un jour.
Merci les guides.