dimanche 25 février 2024

Si j’ai reçu

 




Si j’ai reçu

Si je suis vide je ne le suis pourtant pas.

De ce que j’ai reçu dans le mystère le plus total comment je le proclamerais à cette humanité de pierre.

Mes paroles rebondiraient en revenant vers moi sans avoir porté aucun fruit.

Faut il proclamer sans retour ou se taire et rester sec ? 

Où est le but, la cible puisque ce que j’envoi ne va nul part ?

Ceux qui ne veulent pas de la lumière c’est parce qu’elle les éblouit, quand la lumière est douce elle montre le chemin mais quand elle est trop forte elle aveugle. Alors ceux qui sont aveuglés même par la lumière douce comment pourraient ils supporter celle qui est plus forte ?

Sur le chemin de la rencontre réconcilié avec Dieu si il n’y a personne pour aider celui qui est aveuglé à avancer vers la lumière, livré à lui même il tombera dans un ravin ou frappera dans un arbre, il ne pourra éviter chaque obstacles et atteindre le but.

Alors à qui est confié cette mission ?

Aux baptisés, à l’eglise, aux personnes de bonnes volontés, aux martyrs, aux saints et avec puissance : au Christ.

Aider le prochain, avoir les yeux portés sur lui pour le faire avancer, permet de ne pas être aveuglé soi meme et que l’un et l’autre progressent ensemble.

Savoir vers qui je vais en soutenant celui qui est comme moi aux yeux de Dieu. C’est comme un tissage de relation qui habille les hommes et femmes de foi. Chaque acte compte, chaque pas fais allez de l’avant, chaque larmes est un prémisse de vie.

La souffrance ancienne justifie le bonheur à venir ; sans résoudre le mystère : elle l’accompli.

Fuir la vérité c’est fuir la lumière, et donc se jeter dans l’obscurité, dans laquelle on ne peut plus rien.

Au risque de l’éblouissement, ouvrir les yeux et se tenir devant elle relève de l’exploit tant le monde se moque de la vérité en recherchant dans l’abrutissement le repos des tourments qui l’accusent jour et nuit.

Mais on peut s’étourdir jusqu’à l’excès par tout ce que l’homme a créé avec l’aide du malin, par des ivresses d’argent, de pouvoir, de chaire et de vin, ou d’ivresse chimique, et aussi l’ivresse de l’amour de soi.

Mais cela suffit il à combler le coeur ?

Non, nous ne sommes pas créé pour être rassasié ainsi, seul l’amour peut rassasié le coeur de l’homme, et même l’amour est tourné en ridicule aujourd’hui, empêchant tout espoir de le connaitre. C’est un malheur immense que de donner son consentement au mal déguisé en bien, car ce qui sauve n’est pas de notre monde, mais du monde à venir.

Ceux qui agissent avec sainteté et humilité invitent alors l’espérance du monde a venir dans le monde présent tant que leurs yeux et leurs coeur soient ouvert.

Il semble si difficile de se comporter comme des justes, des humbles.

Si Dieu précède nos pas il suffit de le suivre, les yeux sur la croix, et que quelques soit notre expérience présente elle s’inscrit dans la grande ligne qui mène a la vie éternelle.

C’est le principe de tous ceux qui cheminent, partent en voyage ou entame l’ascension d’une grande hauteur.

S’inquiètent ils du gravier, du cailloux, de la pente, alors qu’ils avancent vers le sommet ?

Ils n’ont a l’esprit que le but, le sommet, quelques soit la difficulté présente. 

Ils ont le coeur qui est rapide, la sueur qui coule a flot, pique les yeux, et le soleil qui tape, le souffle court, et a chaque pause ce ne sont pas leurs chaussures qu’ils regardent mais encore le sommet, le but.

Chrétiens, toi aussi regardes le but et il te procureras le réconfort et les encouragement, une joie immense, même si tes pieds, tes cuisses, ton dos, ton moral n’en peuvent plus, tu vas arriver au but parce que le Christ est venu et il t’appelle, effaçant les peines et les douleurs comme un petit enfant, toi qui était fichu selon toi même, tu te redresse et cours pour accomplir la promesse de Jesus, il est si grand qu’il le fait avec nous et non malgré nous. Et aime la volonté que l’on dirige vers lui alors il l’augmente par son coeur sacré.

Voyant cela, celui qui ne crois pas sera dans l’effroi, il comprendra qu’il n’aura pas le soutien indispensable de celui qu’il a rejeté pour si peu de plaisirs et d’indifférence.


Si tu ignores le seul qui sauve 

alors comment pourra t il te sauver ?


Si tu ignore la fontaine comment pourras tu y boire ?


Tu t’es condamné toi même.


jeudi 22 février 2024

Le désert


 



Le désert

Je vivais dans des plaines luxuriantes , le soleil et ses rayons faisaient ma joie.

Il n’y avait que peu de nuages et si le temps se gâtai j’en étais tout aussi joyeux de voir la creation se nourrir elle même avec abondance et mesure.

Ma route étais simple et les journées faciles.

Mon esprit vagabondait et rêvait puis l’espoir se réalisait dans un chant où tout était équilibré, il n’y avait que sereinité, la douceur du temps était libre et faisait mon bonheur.

Je ne m’inquiétait de rien, tout venait à point sans retard ni avance.

Je n’étais qu’un être vivant qui vivait, du dehors et du dedans il n’y avait pas de tensions, l’un et l’autre collaborait dans une harmonie que je croyais immuable, une forme de réalité comme celle des électrons, des étoiles, du monde vivant. 

Il fallait pourtant grandir, il fallait sortir de moi même pour aller ailleurs, un endroit où la maturité se paye très cher, j’y étais poussé de façon incompréhensible.

Alors que tout semblait a sa place, pourquoi chercher plus ?

Pourquoi quitter le ventre de sa mère pour affronter des tempêtes ?

Quel instinct me disait « va »

« Va au dehors et dépouilles toi de toi même »

Pourquoi ? Et pourquoi le faire ?

Un autre dirait « tu veux perdre ce que tu connais pour un voyage inconnu ? FOLIE !»

Alors commence le combat, celui que personne ne voit, dont personne ne se doute, tu es avec eux mais ils ne voient pas, ils n’entendent pas, c’est le début de la solitude au milieu de tous. Ils ne veulent pas de mal mais ne comprennent pas d’autant plus qu’ils n’y peuvent rien. Le combat se fait âme par âme, est ce qu’un pere peu manger à la place de son fils ou dormir à sa place ? 

Il y a dans l’essentiel une vérité qui nous place seul dans le tourment, c’est la vérité.

Alors quelques soit le lieu, l’environnement, le silence ou le bruit, la violence de la nuit, il est commencé, le combat de soumission se met en place et ce n’est pas un combat de box, au plus fort la victoire mais celui de l’esclave qui obtiens sa libération par son abnégation, son humilité et sa profonde fidélité.

Ce n’est pas Dieu qui fait souffrir mais ce dont on doit se soustraire pour l’atteindre, parce que Dieu est Dieu et l’humain sa créature préféré.

Alors je m’interroge quand je vois les efforts qui sont faits pour que les apparences montrent les uns et les autres comme des personnes bienveillantes, gentilles, serviables, etc.

Si notre monde est envahi de mensonges est ce que de lui opposer ces mièvreries peut le faire disparaitre ? Mais dans ce cas le combat qui s’est abattu sur moi aurais été beaucoup plus sucré.

Beaucoup plus gentils, empathique, mielleux.

Or ce n’est pas le cas.

Ce combat est une activité d’arrachement à toutes nos faiblesses, comme on se retirerait les entrailles, les boyaux tortueux de nos compromis ou petits arrangements avec la sainteté.

Non vraiment je crois que les morsures du soleil, d’être frapper par le vent sont d’une brutalité tel, 

que les faux semblants sont ridicules, et j’ai grand peur pour ceux car qui vivent ainsi car c’est d’effroi qu’ils mourront quand ils auront compris leur erreur quand viendra l’heure.

Quel impatience, verrais je ce jour ?

Maintenant j’ai été vidé de moi, j’ai traversé ce désert sans jamais rien comprendre sans jamais recevoir d’aide ni du sol ni du ciel, seul à en devenir fou, et je le suis.

Si je parle de moi c’est le silence qui reviens et si je ne dis rien c’est le vide qui frappe à ma porte.

Je voulais rencontrer la sagesse, elle qui est à ma porte mais je trébuche dans mes cris et mes lamentations parce que je pense comme un homme, il me faut faire des pas dont j’ignore tout, et je n’en ai plus forces, j’ai eu si mal que je n’ai plus peur mais je ne sais rien et je crains de m’égarer dans l’abrutissement du monde. Souvent ma mémoire vient m’effrayer me rappeler ce que je veux oublier, ces pensées ne viennent pas de moi, je les appelle « poison » afin qu’elles s’éloignent de moi mais c’est la preuve que l’heure n’est pas venu, qu’il y a une dernière purification qui ne s’obtiens que par ce désert.

Je me croyais perdu mais c’est peut être la clé, redevenir comme un enfant, dépendant de tout, capable de rien si ce n’est émerveiller ses parents. Et donc ce qui me fait tant souffrir me permet peut être d’avoir l’attention du Père, non pas qu’il souhaite ma souffrance mais qu’elle indique que je suis proche, peut être Lui aussi ?

A moi il n’est pas permis de le savoir et le mot patience prends toute sa valeur.

mardi 20 février 2024

Opinion


Opinion

Quand une opinion s’exprime comme niant toutes opinions contraires, qu’elle est sa raison d’être ? 

Sa crédibilité ?

Si une opinion est un ensemble d’idée, pourquoi le fait d’en avoir interdirait aux autres la même considération.

Chaque opinion mineure considère son opposé comme un ennemi. Chaque minorité défends son projet selon l’opposition qu’il rencontre, une opinion qui n’a pas d’opposant n’existe pas.

Si bien que les opinions qui veulent satisfaire ceux qui ont soif de reconnaissance, choisissent leurs opinions en fonction du rejet qu’elles provoquent.

La liberté d’opinion s’est muée en liberté d’offenser, et cela sans limites.

Si on reproche par une opinion quelques choses aux juifs on est de facto anti sémites,  si je dis « j’aime manger de la viande » c’est une provocation contre les Vegans et on me contraindra à faire des excuses public en réparation de l’offense faites aux vegans, car l’opinion libre et contraire les aura « blessés » etc…

C’est l’opinion sur l’eglise qui les vide et pas ce qu’elle fait, puisque depuis Vatican 2 elle fait la même chose. Mais les commentaires extérieurs ont modifié l’opinion que l’on a d’elle, en supprimant Dieu et en parlant de l’eglise uniquement comme une institution ou une administration. Faisant d’elle une proie pour les attaques d’opinions contraires et contrariées. Utilisant la confusion pour appuyer leurs arguments et convaincre un par un leurs soutiens.

Les  scandales des abus dans l’eglise ont donné le coup de grâce.

Euthanasie, avortement, sont des mise en pratique de l’opinion qui prétend savoir ce qui est bien alors qu’elle ignore le bien de la vie, mais les opinions favorables à la destruction de la vie s’appuie sur la defense de la liberté de la vie par la mort. Et là on touche au paradoxe des opinions contraires, les partisans de l’euthanasie et de l’avortement revendiquent la defense de la vie en encourageant la mort.

Comment les masses, le peuple, la populace finit par ingurgiter, digérer et accepter des thèmes qui vont contre leurs biens, contre leurs libertés : contre leurs vies.

Ce serait oublier que Hitler a été elu par les voies légales n’ayant jamais caché ses projets. En 1923 il est un énervé bruyant au fond d’une brasserie à Munich et 15 ans plus tard il a 60 millions de nazis derrière lui avec un soutien total, jusqu’a la mort. Comment on en arrive là ?

Et bien une opinion faible peut devenir la seule opinion qui soit et interdire ainsi tout libre arbitre. Pour se déployer jusqu’au suicide final.

C’est exactement la méthode de Poutine, tout opposant qui s’oppose a Poutine s’oppose au Pays tout entier et Poutine en supprimant l’opposant est le défenseur de la liberté dans son pays, devenant un Messi assassin, contre nature.

Le mal absolu vient toujours d’un rien insignifiant qui semble tout a coup avoir été sélectionné pour recevoir une aide et un soutien surnaturel qui propulse ce rien en un monstre idéologique dominant et cruelle et bannissant tout autre opinion qui ne soit pas soumise au chef unique.

Prenez Tito, Bokassa, khadafi, polpote, Escobar, Lucky luciano, Trump, Joseph patrick kennedy, Rockefeller, BenLaden, Pinochet, Franco, Caucescu, Staline.

Le mal se sert de personnalité interchangeable et disponible pour régulièrement saper et saboter le projet universel pour la vie du Dieu créateur.

Et je pense que les prochains totalitarisme seront issus de petits opinions qui seront très haïs dès leur création en initiant un noyau dur pour construire une domination ferme de la taille d’un pays ou d’un continent avec le consentement de ceux qui auront a en souffrir.

On fera mourrir les vieux avant la date et les enfants avant leur terme avec des arguments issuent d’une opinion originelle totalitaire.

On dira que c’est pour sauver la planete, reconnaître les différences alors qu’elles sont minoritaires, choisir quand je veux un enfant, pratiquer des attouchements pour aider à devenir adultes, condamner ceux qui ne pensent pas comme la majorité qui est en fait une minorité mais qui sature l’espace des cerveaux et des idées, principe de communication qui impose l’étouffement ou l’abrutissement.


Le meilleur moyen de trahir le libre arbitre pour manipuler une masse c’est de transformer une émotion en opinion et inversement de sorte que l’émotion est au centre et entouré de déraison.

Les sens bouleversés vont brouiller et faire perdre le discernement, car l’émotion se déguise en vérité comme

elle se propage par les sens, alors la conscience est prise à la gorge et est empêché d’avoir le recul nécessaire pour discerner, penser et comprendre selon sa conscience et en liberté.

Ensuite il devient facile de semer dans le cerveau humain, ému et boulversé une idée même folle et la faire passer pour une vérité, une évidence et ainsi manipuler les  cerveaux à la carte, selon les désirs du maitre de ce mensonge.

Au Rwanda les assassins étaient convaincu de tuer des cafards et non des êtres humains comme eux.


Le mal va mimer le début du christianisme en commençant un affreux projet avec une poignée d’individus profondément mauvais aux allures séduisantes et qui érigeront de faux Dieux comme des opinions mauvaises pour que la masse se prosterne devant.

Et ceux qui refuseront seront mis à mort, peut être réellement ou symboliquement, comme une mort sociale ou détruire leur image.

Adorer les idoles est le pire outrage de l’homme contre Dieu.

Alors qu’est ce que la célébrité ? 

Que fais un homme de 1, 5, 20 milliards ?

Il n’aura toujours qu’une bouche pour manger. Habiter qu’une maison, conduire qu’une voiture, être à un seul endroit à la fois. Mais non il faut plus plus plus, ce qui signifie moins moins moins d’interêt pour la vie dans le coeur de l’homme qui est capturé par sa richesse et tout ça au milieu d’un monde qui crie famine, cela n’a aucun sens, comme les idoles, ces Dieux qui ne répondent pas, ne mangent pas, ne boivent pas, ne vive pas et privent leurs adeptes de l’unique vrai Dieu qui sauve.

Cette opinion monstrueuse sera rempli d’ego, couverte d’arrogance et d’insulte, de sa bouche il ne sortira que blasphème et vomissure.

Et les hommes l’adoreront et sacrifieront tout pour être comme elle fidèle à son mensonge.

Peut être que le mensonge envahissant toute notre societe, la vérité disparaitra et alors qui pourra témoigner contre le mensonge? 

la voix minoritaire, l’opinion sincère celle de la vérité sera devenu négligeable et tourner en ridicule.

Quel sentiment peut avoir celui qui crie avec vérité dans un monde de mensonge, ce doit être effrayant de voir tout ce monde courir à sa perte avec le menton haut, comme à Sodome et Ghomor ou quand Noé reçu le message que Dieu ferait périr la création sous le déluge n’en sauvant que huit sur la Terre entière.

Y aura t’il aussi peu d’âmes qui seront sauvées en ces temps là ?

Qui sera assez fort et rempli de courage pour supporter l’insupportable, aujourd’hui on ricane des cruautés antiques, mais ce qui arrivera sera pire que Rome, que Babylone, que les Nazis ou les Rouges, tout se mets en place, déjà on voit la passivité des démocrates, des libéraux, de ceux qui pensent qu’il y a toujours un compromis possible mais qui peut négocier avec les lieutenants du mensonge, 

il n’en sortira que de la tromperie et d’affreux massacres.

Le salut ne viendra que de la vérité. Celui ou celle qui ne mettra pas en action toutes ses forces pour l’acquérir et la garder sera une cible pour le mensonge. Sagesse et vérité se sont pourtant éloignés de ce monde ce qui soutenus qu’elles reviendront par des chemins infimes ceux qui recevront ce don seront une poignée comme les goutes d’eaux qui tombe d’un seau rempli à raz bord.

Ils seront très peu mais très ardents.

A quoi cela ressemblera t il ? 

Aucune idée. Mais quand l’heure viendra, l’esprit sera caché pour être ignoré du mal, il ne verra ni ne saura ce qui se prépare, comme si un océan allait naitre de quelques gouttes et la surprise grandira au secret.

La vérité et la sagesse ne sont pas des opinions ou des idées c’est pour cela qu’elles sont les seules références permettant d’agir et de penser avec prudence et assurance. Si on doit mourrir pour la vérité, qu’importe car on vit avec elle après.

En revanche vivre dans le mensonge garanti une souffrance éternelle.

Et le monde se damne pour lui persuadé que c’est ce qu’il faut faire.

C’est devenu le modele.

Trompé par les opinions et les idées enrobées d’émotion et de plaisirs éphemères.

Quelle erreur !

jeudi 15 février 2024

Mon Dieu, pourquoi tarder ?

 


Mon dieu

Mon dieu, la charge que tu me donnes est trop lourde. 

Chaque jour tu m’en rajoutes, 

chaque jour je m’enfonce 

et je désespère.

Je suis faible et tu le sais alors pourquoi cet excès sur moi ?

Pourquoi toujours plus 

alors que je ne peux que moins ? 

Mes forces sont parties, 

elles ne reviendront pas.

Comment savoir quoi faire ? 

quoi dire ?

tu me laisses seul dans ma détresse.

Où cela me mènera t il si ce n’est à la folie et elle s’est déjà emparé de moi ?

Mon esprit est figé comme l’huile dans le froid, opaque et dur. Il n’y a plus la suavité de tes paroles qui venaient à moi au temps de la joie et de la liberté, je ne suis ni mort ni vivant, je suis perdu, mon regards cherche où aller mais il n’y a aucune lueur qui pourrait me guider pour sortir de ce trou où je suis écrasé 

par tout ce que tu déposes sur moi.

Tu ne me laisses aucun répit, chaque événement qui arrive est une nouvelle gifle qui m’accable et m’humilie devant toi, je suis certainement responsable de tout cela mais la vérité c’est que tout ça m’échappe, le sens des choses, de la vie de ma vie dont j’ai honte, pendant que je me plaint et gémit d’autres luttent pour rester en vie quand moi je déteste la mienne. Oui j’ai honte de mes lamentations quand mon coeur s’ouvre il ne veut que crier gémir et se lamenter : quel enfer !

Comment ne plus souffrir, comment vivre sans souffrir continuellement ?

Je n’ai pas le début d’une réponse je reste immobile comme un lapin prit dans les phares. Mais qu’est ce qu’il m’arrive, je n’y comprends rien et j’en ai si honte.

Alors que je ne suis rien, rien qu’un être humain comme des milliards qui ont vécu sous tes yeux, ma façon d’être honoré est d’être humilié constamment, sans cesse, je n’arrive pas a nager dans ce monde et ta main me maintien sous l’eau, quel est ton but ? Si je le connaissait je t’aiderais, je souffrirait moins car je comprendrais, mais cela n’a aucun sens et je suis hagard, hébété par une ivresse maudite d’une souffrance sans conscience, un tourbillon insaisissable, toujours seul au dedans de moi portant avec moi et partout ce malheur profond.

De tout ce que tu as mis sur mes épaules je ne le ferait porté à personne d’autre, j’ai dit et je le tiendrai quoi qu’il arrive ma parole je ne me rebellerais plus contre toi comme je l’ai déjà fait, si bien et si mal, mais je ne savais pas que tu me prendrais au mot et que tu permettrais de faire peser sur moi une charge si grande dont l’intensité ne baisse jamais, quelle folie de te défier, mais cette folie est peut être un début de sagesse mais pour cela faut il d’abord consommer toute la défaite pour espérer une victoire, cette victoire qui ne peut être que la tienne car nous disons bien « à toi le règne, la puissance et la gloire. »

Ces mots prononcés avec tellement d’habitude ou de nonchalance sont en réalité terribles !

Pour mieux nous rappeler que pour nous, sans toi ou contre toi, il n’y a que esclavage, impuissance et  humiliation pour l’autre monde.

Alors moi je suis où ? Je vais où ? Pourquoi tardes tu ? Le fruit n’est il pas encore mûr que tu ne le cueilles, n’attends plus au risque qu’il pourrisse sur sa branche et ne meurt : saisi le ! 

Saisi moi 

et réjouissons nous ensemble ?

J’étais un vieillard immature






J’étais jeune


J’avais comme un gout dans le coeur, pas le gout complet mais juste le parfum d’un plat savoureux, un fumet qui vient vous chatouiller les nasaux du coeur, parce que le coeur respire et de l’air il sent les parfums. Il y avait cette présence cachée qui se colle a moi a chaque instant. Cette présence me questionne autant qu’elle m’interroge et j’ai cru que je pourrai en comprendre le sens, percer le mystère par le travail intellectuel, l’étude, l’enseignement.

J’avais omis que j’ai une incompatibilité épidermique avec tout ce que l’on appelle enseignement, je cherchais plus a faire le pitre pour mieux caché ma médiocrité et ne jamais défendre mes idées par lâcheté.

Maintenant vous comprendrez que le chemin que j’allais prendre était celui d’une ecole intellectuelle qui pourra m’éclairer sur cette présence cachée qui m’obsède comme quand on cherche à rattraper ses rêves et que plus on s’en approche et plus ils s’enfuient, alors aidé par le savoir, la connaissance, les techniques oratoires ou littéraires tout se dévoilerait et enfin je comprendrai quel est ce parfum et cette présence qui me fuit toujours de plus près ?

J’y ai passé des semaines, des mois, rencontrant les représentants de mon eglise, assis aux mêmes tables le midi, j’en retrouvait parfois en dehors de l’ecole, pour des célébrations, des fêtes, mais on s’est manqué.

J’ai raté ce rendez vous, ce genre de rendez vous où chacun attends l’autre, mais il ne vient jamais, vous restez seul. Leurs bienveillances les innocentent d’un délit d’indifférence pourtant elle plane, là, juste au devant d’eux. Et moi je ne suis pas mieux, j’en suis arrivé à tenter d’attirer leur attention par la provocation, le cynisme si bien que c’est quand je faisait mal qu’ils me remarquaient car en faisant bien j’aurai été comme les autres c’est a dire personne.

Alors de tout ce qui exaltait mon coeur, mon intelligence allait le détruire, à vouloir comprendre j’ai vu ma prétention et aussi la leur. Plein de sentiments euphorique j’ai terminé sans voix, sans foi, sans espoir. Je n’ai pas été assez docile pour que la connaissance pénètre mon cerveau pour faire taire mon coeur.

J’ai commencé ces etudes comme un vieillard et j’en sors naïf comme un enfant. Je m’épuise à chercher les conséquences aux causes et les causes aux conséquences mais tout cela n’est pas bon. Chercher a comprendre, réfléchir n’est pas mauvais en soi, mais on ne doit pas être ce que l’on cherche sinon on risque de se manquer, de rater le rendez vous.

Se chercher soi même parfois on y échappe pas mais la vérité c’est que agir ainsi c’est rester immobile alors que la vie c’est le mouvement.

Je croupi la dedans il n’y a pas d’autres portes, patience, confiance, fidélité. 

Au moins j’aurais tenter mais de l’intelligence il n’y a pas d’élévation, augmenter en savoir c’est risquer de sombrer dans l’orgueil, et de faire d’immense effort pour se contempler soi même.

Vraiment si j’avais 10 mystères à élucider avant d’entrer en théologie à la sortie, aujourd’hui, j’en ai 10 000.

Les écrans

  Les écrans Les écrans ne pleurent pas   Quand les messages sont terribles Les écrans ne tremblent pas Ils n’ont pas de peau pour te réchau...