Que la vie est mortelle
à la mort ce sera la vie
Je n’aurai plus ce fardeau honteux
Cette existence misérable
Où je me traîne comme un fantôme
Comme un cadavre de poussière
Vivre est insupportable
Juste le temps de supplier mourrir
En restant prisonnier de mon charnier
Dans la puanteur de mon ego
Mon pèlerinage se poursuit dans les décharges les poubelles de la vie
Où je trouve que dégoût de tout et surtout de moi même.
Il n’y a ni repos ni répit
Acide comme le vinaigre
le néant de cette vie
Paradoxe d’un croyant blessé
Il faut goûter à l’immonde
Pour fuire ce monde
et découvrir le sens réel
de l’ espérance.
Le combat est rude
et on mords vite la poussière
Mais je n’ai que la victoire
comme issue
parceque je n’abandonnerai pas
promesse contre promesse
Tu veux me
Plonger dans mon abîme ?
Si c’est ta volonté
J’y cours volontiers
Mais quel malheur que la vérité
L’homme ne peut la supporter
Il en est si loin car elle est redoutable
Comme ce néant que l’on voit au dedans de soi quand on a l’audace de se visiter soi même et se révéler tel que Dieu nous voit
Alors ma tristesse embrasse
la sienne.
Où est la grâce ?
La seule qui peut nous sortir de cette purée de pois brûlante.
Est ce un aperçu infernal pour nous exhorter à ne regarder que le ciel
et à ne vouloir plaire qu’à lui seul ?
Je n’en sais rien, la seule expérience de vivre est déjà si pénible, y a t il un gain à être supplicié sans motifs sans consolation sans soutien sans compassion, simplement comme un fruit mûre qui pourri s’il n’est cueilli ?
J’ai épuisé tout mon être
à comprendre et il n’en reste
que ruines et désolations,
tout semble accompli il n’y a plus d’espace ni de temps
tout est là, à la pointe de l’épée,
pour enfin transpercer mon cœur épuisé et que je me répande partout et me glisser dans tous les interstices, les rayures, les creux comme sur les pavés de Jérusalem.
Lisses et brillants les pierres de la vieille ville de Sion si usé, par les siècles les combattants les pèlerins et les marchands, piétiné sans relâche, mon sang s’écoulera doucement dans ce sanctuaire ocre, entouré d’oliviers millénaire,
enfin Le sacrifice,
celui qui justifiera tous les autres.