vendredi 31 décembre 2021

Mortel Jérusalem

 




Je l’avais rêvé, mourir à Jerusalem, ma vie est si creuse si inutile et indifférente, que quitte à mourir autant aller dans la ville qui tue ses prophètes non pas que je sois prophète mais que de mettre mes pas dans ceux du Christ au milieu du peuple de Dieu, me donne une joie, une vibration intense d’exister enfin.

Et se dire voilà, ma vie s’arrete là.

Pauvre et sterile, triste et vide, je serai devant Dieu les mains vides, mendiant paradoxal, comme celui qui tends la main pour donner, donner tout ce qu’il a et tout ce qu’il n’a pas. S’éteindre enfin, se reposer de ce que je n’ai pas fait, pas dit. Assoupi dans ma lâcheté, étourdi par mes rêves de grandes oeuvres et du jaillissement de l’amour divin dans le coeur des hommes, je ne verrai rien, j’ai été enlevé et placé ici par un mystère qui est une torture. 

Je ne suis pas, ai-je vraiment déjà été ? Il n’y a rien pour moi ici, si je ne suis pas capable d’agir et de penser en liberté et obeissance à celui pour qui j’ai une éternelle crainte, je ne sers de rien et vivre ainsi est une insulte à la vie, un cynisme contre tous ceux qui souffrent de handicap divers ou cancer ou toutes maladies qui vous condamne à la non vie.

Alors pourquoi ne pas aller là où est le berceau de l’humanité biblique, du coeur, des entrailles de la vie humaine et des alliances divines, des bénédictions et des prophéties, Jérusalem, Israël, Jésus, je viens vous visiter, je viens sentir le parfum de vos rues, des oliviers, des pierres millénaires et sèches, frappées par un soleil mystique et déterminé.

Trouverai je à nouveau l’ennui ?

le vide ?

Comme j’ai peur du néant, 

il me fait penser que Dieu ne m’aime plus, qu’il ne me regarde plus 

de ses yeux de feu à la lumière puissante qui n’éblouit pas 

mais nourrit de joie, 

j’ai peur seigneur 

mais j’ai confiance en toi.

Choisi le jour et l’heure et je serai là

Guidant mon coeur et mes pas

Ton souffle m’amènera à Toi

Selon ton désir et ta loi,

Pour ton plaisir et ma foi


Permets moi de n’être qu’a toi !

mercredi 8 décembre 2021

Le pardon suffira t il ?

 



Quand je regarde le monde, je vois que ce monde ne donne pas de seconde chance. La moindre contrariété vous condamne. On ne peut pas se racheter après avoir fait une erreur, car cette erreur vous rend indigne de la confiance de l’autre. Et d’erreur en erreur notre errance nous mène au désespoir.

Qu’est ce que le pardon ? Où est il ? Le monde se plaît à ignorer et mépriser ce qui est faible, alors que c’est seulement face à cette faiblesse que notre cœur se bouleverse. C’est le signe qu’il s’ouvre et accueil un amour plus grand que soi. Le pardon dépasse ce que l’on croyait impossible tellement la blessure nous a fait souffrir. Le pardon libère l’âme. Le pardon défi le péché et brise son esclavage. Un monde qui ne se pardonne jamais nous enferme dans une ténèbre qui nous convainc qu’elle juste et nécessaire pour une forme de fierté quand ce n’est pas de la honte. C’est si facile et destructeur.

Combien d’ado, de couple, de famille, d’amis, de guerre, de division, de schisme, n’ont leur appui que sur ce schéma du pardon impossible et meurt.

Prison des prisons, esclave des esclaves que cette noirceur qui veut effacer la lumière de la vraie justice. Pourquoi Dieu nous envoi un sauveur si il n’y a rien à sauver ? Noël approche, et dans cette mangeoire, fragile et brillant, Jésus est venu pour sauver tous les hommes, pour les sauver du manque de leur cœur, du poids d’un pêcher qui s’est répandu partout et à aveuglé les hommes. Si au temps de Jésus, à la plénitude des temps, l’humanité était déjà bien avancé dans son péché, combien plus aujourd’hui il pourrait trouver la justification de son retour. Les âmes crient, les uns croient d’autre prient, d’autres encore s’enivrent de tout ce que produit le génie pervers de l’homme sans Dieu, sans foi, sans amour. C’est une certaine plénitude du vide que notre époque. Il n’y a jamais eu autant de bruit sur terre, autant de lumière jours comme nuits, de l’espace on les voient embraser la terre, ce sol où vit l’humanité est en feu, comme une colère qui après avoir ramper désormais galope et nous court après pour nous précipiter dans sa chute.

Et pourtant, la promesse de Dieu est dans chaque homme, même s’il couve, un brasier endormi attend le souffle de l’esprit du signal du ciel et de la vie pour rougir encore et encore et s’enflammer pour purifier une création abîmée et blessé, car le créateur ne peut abandonner la créature et librement elle le suit délivrée des scories et de la gangue du péché. Purifier au feu de la paque, la fidélité éprouvée, la justice mère de la paix tout sera grand et libre, beau et infini, qu’il me tarde que ce feu soit allumé.

Les écrans

  Les écrans Les écrans ne pleurent pas   Quand les messages sont terribles Les écrans ne tremblent pas Ils n’ont pas de peau pour te réchau...