Oui
Vraiment jamais on ne me considérera
Jamais
Mon bien n’est pas pour ici bas
mais là où est mon espérance
Je n’aurai pas de salut si je devais être privé de mon seigneur
Et pour l’avoir tout entier il me dépouille de tout.
Tout ce que j'espère de mon Seigneur c’est tout ce dont je suis privé dans cette vie.
Pas de considération ni de tendresse, pas d’estime !
Que de l’égoïsme partout autour de moi, je suis solliciter ou désirer qu’a hauteur de ce que je peux fournir, je recois jamais rien gratuitement ou pour mon bien seul.
Sécheresse et pauvreté dans une vie qui a tout de l’abondance
et pourtant je n’ai rien et ne suis rien.
Je ne sais même pas de quoi j’ai besoin
je sais seulement qu j’en manque terriblement,
l’abime de mon coeur est un gouffre que rien ne peut remplir
Si mon seigneur m’abandonne, ma vie ne sert de rien
et je me precipite dans cette abime,
blessure manifeste de ma nature d’homme contre laquelle je n’ai pas de domination, elle est la source de toute ma détresse et je m'épuise a espérer mon salut, moi si misérable, mon souffle ne me sert qu’a me maudire moi même de cette vie infâme qui n’a aucun sens pour moi, sous le regard de Dieu je m’agite, perd patience et ruine ma vie, quel bien je tire de ma vie ?
Quel est cet infirmité qui m’empêche d'être vivant, flamboyant ou héroïque ? Au service de Dieu et de sa Parole ?
Vraiment je n’y comprends rien ?
Je ne suis que pauvreté, je ne connais pas de personne plus lamentable que celle que je suis, ma prière mon cri mes suppliques sont tout ce que j’ai, ce que j’ai est pleurs et amertume et ce que je suis au fond ce n’est qu’hébetitude lâcheté desamparement. Comment le Seigneur peut s'intéresser à un coeur si malheureux et plaintif, mon âme est si ennuyeuse ?
L’aurore est pour moi désarroi et répétition odieuse d’une insulte incompréhensible contre moi même.
Solitude et oubli me regardent me fixent s'accroche à moi, rien d’autre ne s’accroche à moi que le fardeau de ma nature ingrate.
