Il y a peu je parlais à un prêtre, bon produit du sérail, en lui disant que je voyais des gens à la messe communier et en sortant donnant l'impression qu'ils avaient vécu une banalité.
Quand on sait que c'est la mort et la résurrection du Christ à laquelle on touche dans ce sacrement.
Allez à l'autel avec la fadeur de l'habitude, où est le christ ? Quel amour subsiste en eux ?
Il fut très énervé et me dit que j'allais dans le jugement et que je ne savais pas ce qu'il y avait dans le secret de leurs coeurs. Ce qui est vrai, qui suis je pour juger ? Moi aussi je serai jugé !
Mais alors que faire de ce que j'observe. Mon regards vagabonde et mon coeur entends et voit.
Alors des sentiments me viennent et oui il faut le reconnaitre il est rapidement facilement de croire que ce que l'on pense est la juste réalité. La réalité n'est pas aussi simplement accessible, cependant que faire de mes sentiments alors que je les crois juste. Il faut de l'humilité pour reconnaitre que nous ne savons rien de l'entière et total réalité de nos existences et donc a fortiori de celles de nos prochains, il est simple de regarder avec ostracisme et ardu de regarder avec tendresse même ce qui nous pique le coeur.
Cependant que faire de notre coeur quand il nous envoi ces émotions qui nous parlent et parfois veulent nous mener là où nous n'irions pas sans ces suggestions.
Encore une fois sans diagnostic comment traiter la maladie, sans exploration du comportement humain comment discerner sur quel chemin il va.
Je pense que l'on a besoin de ce regards de coeur en vérité et sans mensonges, non pas pour condamner mais pour aimer plus encore.
Aimer est la récompense de ce qui nous est offert, aimer nous permet de dépasser le simple jugement avec une étonnante clarté, sans ombre ni ambiguïté, voir la vérité en face dans toute son unité et son équilibre pour discerner, transcender, et grandir en s'abaissant et non en hurlant sur le péché de mon prochain, mais bien au travers de son comportement inapproprié faire jaillir une lumière de fraternité et non l'obscure désir de punir mon prochain.
Peux t on dire à notre prochain "Convertissez vous donc et revenez à Dieu" sans jugement et seulement par amour ?
Ou bien il ne nous est pas permis de faire le bien de notre prochain en nous cachant derrière le concept du
jugement pourtant ce n'est que l'accusation de leurs comportements qui attire l'attention d'un chrétien, car pour chacun de nous ce sont nos fautes qui nous accuse ?
Dieu est bon et rien ne nous empêche de faire comme Lui, sauf notre péché, mais comment faire, si je veux reprendre mon frère sans le juger puisque ses agissements vont contre lui même et donc contre Dieu et sa pureté infini, je ne suis pas choqué par ces agissements mais je suis triste, un païen lui dira "regardez ce qu'il fait ce chrétien hypocrite ! C'est ça leur Eglise !" Les dégâts causés par de mauvais comportements vont au delà du salut d'un seul parce qu'il est en contradiction ou ambiguïté avec la charité, mais surtout va se répandre et affermir les égarés dans leurs égarements, à l'inverse les saints de leur vivant on les imite et à leur mort on les regrette.
On peut observer son prochain avec charité et réel amour, tant que nous ne condamnons pas, tant que nous n'enfermons pas l'autre dans le tribunal et la prison de notre orgueil, je crois que ce regards est bon parce qu'il veut le bien de celui qui est dans l'erreur, mais une erreur en référence au Christ et non à mes principes misérables et c'est la dimension du Christ qui éclaire notre regards qui nous permets de le poser sur toutes évènements avec une grande lucidité nourrit de Liberté en Christ, lui qui nous mène au Salut du Monde, pour tout et pour tous.
Si on voit son frères se rouler dans la boue, alors que le Père ne peut nous accueillir que dans la pureté sans tache, transformé au feu des épreuves, comment l'aider à ne pas se séparer de Dieu ?