samedi 25 mai 2024

Les gens heureux

 



Les gens heureux 

me piquent les yeux quand je les croise sur le trottoir

Les gens sérieux font de leur mieux quand je me balade sur les boulevards 

je baisse la tête pour ne pas les voir 

Ils sont des reflets imaginaires 

de mes peurs ordinaires

Je me repli dans mon refuge

je suis si mal au fond de moi

que je disparais quand je me vois

Je suis incapable de faire mieux 

je serai toujours seul au milieu d’eux

Et si Toute la foule se jetait sur moi

C’est qu’ils ont peur de ce que je vois

Il n’y a pas de salut 

pour un étranger dans la rue

Loin de chez moi 

ma patrie n’est pas d’ici

Loin d’ici c’est nul part que je vis

Le soir les ombres s’agitent 

et dansent

elles glissent sur les murs fripés 

de cette vieille ville, 

la dernière lumière 

est celle de l’église.

C’est elle que je cherchai 

mais je n’ai plus de force 

et sa porte est si lourde.

Je peux la voir du dehors

entrer à l’intérieur parait impossible 

mais je sens de loin sa chaleur 

et sa couleur rouge me guide 

Comme elle le fait 

pour les marins perdus en mer.


Une vie de chien

Une vie de rien

A quoi ça nous mène 

Toutes ces montagnes de peine 

Pour Une vie de chagrin

Une vie sans rien de bien ?


Je crie et je gémi pour rien

Le monde est sourd et moi je meurs

Je pars en vrille envahi de peur

Le monde est pour et moi je pleure


vendredi 17 mai 2024

Le sourire


 

Perdre le sourire 

On peut perdre l’appétit, 

mais perdre le sourire 

vous laisse sur votre faim.

Il n’y a pas de plus bel aspect pour un visage que de sourire.

Il apparaît toujours par le sentiment intérieur d’être en paix.

Et quand l’amour y est associé c’est alors aussi la joie et la compassion pour ceux qui regardent ce visage.

Se priver d’un sourire ou être priver de sourire c’est faire de son visage, de son identité une mer sans eau, un ciel sans soleil, c’est à dire effacer ce qui est vivant et n’avoir qu’un visage d’argile comme une statue.

Et ce qu’il y a de merveilleux c’est que le visage qui sourit apporte plus encore à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Quand un sourire s’en va comme le nuage assombri une plage qui était ensoleillé l’âme devient terne, l’ombre apporte aussi un air refroidi et l’âme devient triste.

A ce point que c’est le sourire de l’autre qui peut vous le redonner, après tout, les nuages passent 

et le soleil revient aussitôt.

Deux personnes se croisent, elles ne se connaissent pas et pourtant si l’un sourit l’autre lui rend la pareille, le sourire appelle le sourire parce qu’il reflète la vie, ce reflet donne autant qu’il reçoit.

Quand on est contrarié on ne veut surtout pas sourire, incompatible avec le reniement que l’on souhaite quand on se repli sur soi même, vexé ou fâché.

L’ennemi de cet état est le sourire, un sourire peut ébranler bien des contrariété puisqu’il parle sans parler, il donne sans retour, avec un sourire les armes peuvent tomber et bouleverser celui qui était fermé dans sa rancœur.

Sourire représente un effort physique minuscule cependant le plus gros effort pour sourire c’est d’éliminer les obstacles, de s’oublier, d’oublier sa fierté ou son orgueil car pour eux le sourire est une faiblesse inacceptable.

On parle beaucoup des larmes elles se répandent et attirent l’attention mais elles finissent par sécher alors que le sourire même passé peut marquer un cœur pour l’éternité.

jeudi 16 mai 2024

Corps à coeur

Corps à cœur

Parfois écrire fait du bien 

parce que ça procure, 

à celui qui s’exprime, 

le soulagement d’un poids qui s’en va qui sort d’un cœur trop lourd.

Mais parfois la douleur est si grande qu’aucune main ne peut tenir cette plume de plomb, la main tremble et reste vide de tout mouvement.

Alors ce qui n’a pu être coucher sur le papier continue de tourner en boucle dans le coeur déjà détruit comme les lames d’un hachoir qui détruit tout ce qui dépasse, vous laissant lisse et sans relief triste à mourir, un sol désert.

Quand le corps souffre c’est difficile, on a mal, mais quand c’est le cœur qui souffre rien ne peut le consoler, il est brisé comme si il avait été dur.

Les cœurs de pierre n’ont pas de cœur et pourtant les cœurs brisés sont les plus tendres, paradoxe de fragilité qui ne résout rien à ce qui peut ronger un cœur.

Si l’âme du cœur était un corps il serait dans cette situation comme prit au piège dans un buisson d’épines, bouger c’est souffrir et s’arracher un peu plus aux ronces de la douleur, vouloir en sortir parait impossible sans y laisser des lambeaux de peau et de chair, cette métaphore est la même pour le cœur esprit mais il est bien plus intolérable que lorsque c’est un corps qui souffre car le corps peut toujours avoir le recours du cœur, on peut avoir une jambe cassé mais au fond de soi se sentir bien, mais si c’est le cœur qui est touché où trouvera t il sa consolation, le soutien et l’apaisement de ce qui le déchire?

Et bien il n’y en a pas.

Le cœur doit aller au bout de cette expérience terrible de se sentir comme jamais seul au monde avec son chagrin pendu à son cou, jamais il ne se détache, jamais il ne s’allège et plus le temps passe et plus la souffrance grandit, personne ne sait où elle veut l’emmener, c’est un drame à la pensée tragique, j’ignore si un jour je pourrai écrire autre chose que cette misère qui empoisonne ma vie mais au moins à la fin des fins, même si je n’ai plus d’espoir, ayant été tissé dans l’espérance, elle ne me quitte pas mais m’éprouve si ardemment que je m’étonne que mon cœur n’ai pas encore éclaté comme une bulle de savon.

Mon espérance veut tuer l’espoir en moi pour être sûr de moi et me faire confiance mais je n’ai pas connu supplice aussi éprouvant.

J’ai gravit des montagnes, traversé des plaines, goûter à l’eau du ruisseau, entendu le vent dans les forêt où chantent les oiseaux, mais aujourd’hui je suis proche de devenir sourd muet et aveugle tant la destruction est mon plat quotidien.

Avec mon cœur malade je ne pourrai plus apprécier ce que la vie propose de bon, de saint, d’épanouissant

Mais heureusement à la fin il y a le triomphe, si il venait je ne le reconnaîtrait même pas car le succès, la facilité, la vie douce je ne les connais pas.

mercredi 8 mai 2024

Les Voitures


Les voitures 

Ha on les aimes nos voitures.

On compte sur elles à chaque instant pour allez ici ou par là, en solo ou avec du monde.

Mais elles sont fragiles nos voitures, on les laisse dans le froid, sous la pluie, brûler sous le soleil de nos envies. Si vulnérables quand vient la nuit, dans l’ombre le voleur surgit.

Apres tout ce n’est qu’un tas de ferrailles et de plastiques qui ne se plaint pas et ne la ramène pas.

On s’en passe ou pas, 

on la nettoie et on l’encrasse.

Ma voiture à moi elle est à la casse sous des montagnes de cadavres de fer plus besoin de la clé pour la faire démarrer, un tapis de rouilles et de poussières oxydés souffle son acier pour me remplir le nez et salir mes poumons pollués.

Si notre vie n’était qu’une voiture ou qu’une voiture était une vie, au parking ou sur l’autoroute, tournant en rond sur le périphérique sans respecter aucunes limites.

Sous les flashs, les amendes, j’accélère et je pars en trombe.

Une voiture n’a rien d’ésotérique elle nous transporte où l’on veut aller et elle nous oublie dès qu’on est garé sans payé les amendes tombent pour la ferraille : il faut payer.

Un papier lui donne son âme, une carte grise en bon et dû forme, elles sont inséparables, pas de réforme.

Sur cette terre mon corps se perd,

si comme une voiture sans carte grise, mon âme se détachait de son véhicule pour errer sans frais sur des routes deglinguées.

Au ciel, la préfecture m’a donné ma carte et le droit de conduire ma vie dans une vieille occasion, un véhicule bizarre qui a perdu toutes ses options.

Mais les routes sont mal entretenu, de nids de poule en crevasse, je tente de conduire, de me conduire comme il faut mais du verglas a eu raison de moi et ma voiture a fini dans le décor d’un spectacle sans public sans technique sans intérêt.

J’ai retrouvé ma voiture à la casse pas de soins palliatifs une grue immense et cruelle est en train de la dévoré pour en laissé que des miettes mais heureusement pour moi j’avais gardé ma carte grise dans ma veste.


mardi 7 mai 2024

Il est loin


Il est loin

Il est loin le bonheur, caché dans les hauteurs, là où je suis je ne l’aperçois

même plus, je ne sais pas à quoi il ressemble, quel est le son de sa voix 

que je meurs sans lui, 

dans l’obscurité du fond du puit 

où je me suis enfermé.

Je n’y peux rien je ne peux pas l’atteindre, il est si fin, si subtil, si vivant, il me manque l’ambition et l’audace de ceux, qui ont tout perdu et qui sont capables de bouleverser cette fatalité d’avoir chuté.

Réussir à nouveau à marcher.

La vraie pauvreté est très crue, 

comme une lumière blanche qui aveugle plus qu’elle ne guide mais il arrive de s’accommoder d’une telle lumière, sa force nous donne l’espérance puis nous donne la force nécessaire de trouver la patience, doucement ce qui nous aveugle devient plus supportable et il faut du temps pour le réaliser.

Je cherchait le bonheur dans les hauteurs mais il est dans le temps, il est présent et inaccessible jusqu’au moment où on peut le saisir et ce moment ne dépends pas de ma volonté mais de l’équilibre qui est fait d’une expérience juste et véridique.

Il choisit son heure, il choisit la bonne heure le bonheur.

Je parle du bonheur pas de la joie ou de la bon humeur ou du bon temps, des plaisirs et des satisfactions, je parle de ce sentiment profond d’accomplissement où l’avant l’après et maintenant ne font plus qu’un comme ce sentiment de se sentir parfaitement à sa place.

Un lieu et un temps qui se conjuguent à l’unisson dessinant les contours de la perfection, un état pour lequel nous sommes fait, nous vivons des malheurs mais nous sommes fait pour le bonheur même si vous pensez en être privé c’est à lui que l’on compare sa vie, comme l’ultime référence du pourquoi je vis ?

Est ce que je nage dans le bonheur ?

Finalement l’atteindre ou pas sur la courte période de notre vie nous rappel que quoiqu’il arrive c’est vers lui que nous aspirons, il est la finalité et le parfum de la divinité pour laquelle nous offrons tous nos sacrifices, si il ne lui sont pas dédiés ils ne servent à rien.

De petites erreurs peuvent gâcher beaucoup de bonnes œuvres et de comportements appropriés.

Rester fidèle dans l’épreuve n’arrange pas l’épreuve mais donne le triomphe lorsque l’on en sort. Car c’est par l’épreuve que l’on sanctifie la vie ordinaire. 

lundi 6 mai 2024

la pensée brute


la pensée brute

Quand on ne peut plus s’écouter penser, quand parler d’une voix nouvelle s’exprime seulement dans l’écriture il vient une force qui veut  tenter d’ouvrir le cœur à coup de burin mais il n’en sort que des bouquets d’épines recouvertes du sang de souffrance sans fin , déchirant toutes les mains qui les touchent. Mieux vaut se tenir à l’écart, savoir c’est souffrir, souffrir c’est ignorer le bonheur qui ne vient pas et y penser sans cesse.

Quand les avalanches et les tempêtes font silences alors il est temps d’entrer dans le grande assemblée, celle dont on redoute la sanction, celle qui est si difficile à aimer, un lieu si supérieur que l’on ose l’imaginer.

L’âme souillée, n’ayant pas d’avenir, c’est sur un mur que je me suis jeté.

Effondré à ses pieds je ne pouvais pas voir avec mes yeux mi clos, j’étais sonné par la force qui m’a violenté contre la pierre. Ce sont toutes les duretés de mon coeur qu’il voulait brisé et il s’y est pris avec puissance comme si ce qui devait être brisé devait aussi être exalté.

Il m’a frappé, il m’a façonné, il m’a nourrit puis il m’a oublié dans le silence d’une triste nuit. 

Voici maintenant l’ultime enseignement celui qui changera tout. Celui qui peut tout donner ou tout reprendre, c’est l’authentique rencontre. C’est tout l’univers qui se 

déchaîne en moi, un cœur peut tout contenir, et il est l’outil essentiel pour planter et bâtir, et c’est lui qui accomplira l’impossible par la grâce du tout autre, non pas par lui même mais par abandon, quand toute volonté aura disparu au prix de difficultés et d’écorchures amers, 

les portes de la liberté sont immenses et lourdes, glissantes et brûlantes, c’est le vrai sentiment qui vous fait pousser ce portail infranchissable, c’est la dernière peine.

On souffre tant à atteindre un sommet. Lorsqu’on l’atteint il y a une certaine simplicité de faire l’expérience du « voilà, j’y suis » et toutes les douleurs ont disparu, la destination a fait oublier le difficile voyage.

Je ne vois pas ce que je peux ne pas faire




Je ne vois pas ce que  je peux ne pas faire

J’ai compris que ma volonté ne contrôlait rien et j’ai réalisé que c’est dans ce que je ne fais pas que je m’identifie puisque mes actions n’ont aucun effets.

Mon mode d’action, mon mode de vie

C’est ne rien faire. 

Un réflexe de survie sans doute.

Mais pas seulement, aussi ne plus espérer ne plus rêver ne plus envisager autre chose qu’un ennui perpétuel soumis au gré du vent.

Ne rien faire ressemble à un sacrifice, un renoncement à vivre une vie de vivant pour vivre comme un étranger. Je suis vivant mais pas dans le pays de ma vie, je suis un déporté qui attend son retour à la maison. Mais comme ma volonté ne fonctionne pas je dois attendre que le sacrifice soit agréé pour qu’il porte son fruit, et je ne sais pas si il se mange ici ou là-bas mais je meure de faim.

L’ennui n’est pas si facile ou si mineure, quand il rentre dans votre vie tout devient fade, et vous perdez contact avec la réalité. Ce monde qui plait tant aux autres, ceux qui se plaisent dans les facilités.

Comment pourraient ils supporter ce que l’on m’impose?

Avec l’ennui la nouveauté disparaît tout se passe comme cela s’est déjà passé pour continuer à être de la même manière. 

Ce qui change de l’ennui ce sont les emmerdes. Au moins elles ont l’avantages de me distraire de tout cette mollesse flasque, mais si tôt résolu tout reprends sa place et moi le silence.

L’ennui le plus total survient quand on se rend compte que notre seule compagnie c’est le souffle qui entre et sort de la poitrine. Elle se gonfle puis elle se vide, elle se gonfle puis elle se vide, seul chose animée et mon ennui se règle sur ce mouvement, lentement, tout ma pauvreté s’exprime comme ça.

Rien arrive rien ne se passe 

tout m’ennui et la vie s’efface.

Ce souffle me parait usurpé à quelqu’un de meilleur que moi, je respire et vie pour rien comme un imposteur qui prend la vie de quelqu’un.

Quel mystère peut justifier une telle escroquerie, donnez un sens à une telle faillite, être privé d’apprécier ce que j’ai, ce que je suis sans aucunes raisons, pas de motifs ou de fautes.

un mystère si secret est insupportable mais il est la seule façon de pouvoir garder la face pour ne pas sombrer dans la folie. 

De croire un instant de comprendre ce qui arrive parce qu’on a besoin de sens pour tout ce qui se fait et ne se fait pas.

Normalement le mystère est après la vie, mais moi je vis le mystère avant ma mort, si bien qu’elle n’est rien qu’un événement dont j’ai si hâte.

Trouver enfin la paix et le repos sans mystère mais avoir une vie toute entière pour rattraper tout ce qui est mort dans l’ennui et du mystère en fait d’un ami.


Les écrans

  Les écrans Les écrans ne pleurent pas   Quand les messages sont terribles Les écrans ne tremblent pas Ils n’ont pas de peau pour te réchau...