Et donc j’ai reçu cette hostie, la dernière pour le dernier, et être le dernier est pour moi un honneur bien plus que d’etre le premier, et le Seigneur le sait bien, si je demande un avantage c’est d’’etre plus petit encore et encore, parceque le chemin du salut est etroit et si on ne se fait pas de plus en plus petit comment pourrons nous traverser cette porte qui est le Christ !
Etre le dernier, servir, pleurer, c’est le destin des grands car il n’y a pas de plus grands que celui qui s’abaisse.
Les enfants veulent etre comme les grands, et les grands aimeraient retrouver leurs saveurs d’enfants mais devenons nous les grands de quand nous etions petits? Ou bien les grands des compromis et des arrangements qui font de nous des prostituées, vils serviteurs des pensées mauvaises.
Nous devons consommer le bien qui nous est donné, nous devons jouir de ce que notre travail à produit car si nous ne le faisons pas qui s’en souviendra, tout cela ne sera que poursuite du vent. Vanité des vanités précarités des précarités.
Nul autre que soi ne doit profiter du fruit de son travail, rien de nouveau sous le soleil. Les enfants ne doivent pas profiter du bien de leur parent ou bien il n’auront aucun désir de faire le bien mais seulement l’envie pervers d’attendre qu’ils décèdent pour obtenir leur bien et vivre comme des parasites, devenir leur propre poison, on ne peut jouir que de ce que l’on a construit de soi meme, le bien d’autrui n’est pas le mien et donc je ne peux prétendre d’en jouir. Chacun a le choix d’etre lui meme qu’il sache ou non qui il est lui même, reussir a se detacher des desirs des autres pour connaitre les siens est le debut d’un chemin bien rude et dont l’issu est lumière.
On ne s’interroge que trop peu sur comment on agi, je le sens je l’entend les gens préfèrent les discussions stériles et consensuelles plutôt que de creuser dans la profondeur de l’être humain car ils ont trop peur de révéler leurs petits secrets et leurs petits compromis qui leurs garantissent une belle image aux yeux du monde, un monde qui se fout d’eux et ne se souciera pas d’eux qu’ils vivent ou qu’ ils meurent.

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