Je suis triste à en mourir,
pourtant j’aime mon âme à en crever,
mais je ne trouve nulle part où me poser pour me déployer.
Je suis écraser par le meunier, sa meule me tord de torture de douleur de coups durs, il m’écrase et m’écrase encore sans perdre sa figure il se rit de moi, qui suis finalement pour lui qu’un inconnu.
Au royaume du meunier lui qui sait broyer et se rire du présent comment du passé, je suis tombé dans son piège, impitoyablement, sur moi il s’est refermé.
Comme un enfant je suis muet du mal que l’on me fait parce qu’aux innocents nul pitié ne se fait et je ne comprends pas comment on peut faire un mal pareil à un innocent.
J’affronte tant de désinvolture envers mon seigneur, et tellement de coupables nonchalances, que font mes frères ? Où sont mes frères ?
Et encore indifférences, regards fuyants, les conversations avec le père il faut les arracher alors qu’il continue à marcher et il me tourne le dos comme seule réponse et seule repos, comment voulez vous avoir un contact avec ce prêtre, s’il faut le poursuivre ou prendre un rdv où il ne va faire que parler parler parler de lui, et faire de cette entrevue un moment ennuyeux et passifs où il m’explique tout ce que je ne peux pas faire et qu’il me défends d’aller sur tous les fronts.
Quelle stupeur et quel enseignement d’humilité tu m’imposes là, seigneur, je bous et je dois me taire, comme tu me l’as dit par le
psaume 14 (heb 15)
2 Celui qui se conduit parfaitement, †
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
3 Il met un frein à sa langue, †
ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
Je me suis tu alors, et je ne comprenais pas, je sentais que la préparation au baptême de tous ces enfants avait besoin de la vie, de la source et de la parole, mais je me tu, même si ça me tue.
Le Père a préféré couvrir ma voix pour que je ne sois pas entendu des parents,
je considère ce geste surprenant comme le geste du seigneur qui veut me dire « pas maintenant », « fais silence » consomme l’affreux délice de l’amertume de la parole qui ne peut être prononcée, ressent dans ta chair la frustration de ne pas réussir à partager la parole qui est l’économie du salut et l’avènement de Jesus Christ.
Cette soirée de baptême fut une épreuve, mais je l’ai vécu dans une vraie joie et que le meunier roule encore sa meule sur moi, et s’il ne le fait pas qu’il continue même s’il m’a oublié, tant mon existence est faible et précaire, quand viendra le moment, cette libération, ce combat,
exalte mon cœur,
je brûle d’amour pour toi
et fais que ce feu ne s’éteigne jamais,
car c’est le feu de l’esprit
qui embrase mon âme meurtrie
et consume mon cœur brisé
mon cœur que je te donne tout entier
aussi misérable qu’il soit
j’en fait le tien !
Moi qui ne suis qu’un étranger sur la terre, pas assez hypocrite pour avoir de nombreuses amis, je suis seul aux yeux du monde,
mais je t’ai toi seigneur,
alors si Dieu est avec moi de qui aurais je crainte ?

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