Encore un soir
Encore une fois
Me voici face à moi même
Autant dire à pas grand chose.
Je n’ai ni reflet ni consistance,
aucun appui inattendu qui me permettrait de comprendre
ce que je fais là.
C’est l’inexistence totale.
Je suis si abandonné que ma relation à Dieu est tout ce que j’ai,
tout ce que je vois, tout ce que je ressent, il n’y a que lui qui m’aime sans déception ni blessure, sans agression ni morsures.
C’est lui qui m’attend, pendant que je livre mon dernier combat.
Celui qui me détruit chaque jour qui va.
Cette lutte m’épuise et je suis las, de tout ce bruit, ces silences, cet ennui qui envahi tout et me persuade que seul la mort me délivrerait, me soulagerait, on achève bien les chevaux.
Ma course est déjà perdue, je vois bien que pour moi c’est cuit. Le comble c’est que j’ai tout pour m’interdire de me plaindre, et de n’avoir aucune occasion de jouir de ce tout ce que j’ai qui ne me permet pas d’être qui je suis.
Et ce qui je suis, qui est il ? Vraiment je n’en sais rien, je vis une opposition si forte si profonde et si injuste, que je me déchire dans mes paradoxes, j’ai un appétit immense alors que je me sens déjà plein.
J’ai hâte et je retiens le temps, je cours mais je reste immobile les pieds dans le béton.
C’est tout ça qui me rend fou, heureusement je le suis déjà, et tout ce qui paraît normal me fait peur, et la peur devient normale, la peur n’est pas une amie, mais une ombre qui veut prendre mon apparence pour refroidir mon cœur et qui je suis au fond de moi, si il y a un fond je voudrais voir derrière, arrêter de creuser et faire enfin le découverte de mes entrailles, de les libérer enfin et qu’elles grandissent et parlent de moi, de tout le bien que je voulais faire et que j’étais incapable d’accomplir, faire de ma vie un roman plein d’aventures et de miracles où le héros s’en tire toujours, mais malheureusement, mon histoire est bien plus creuse, aussi solide qu’une biscotte où il n’y a pas de certitudes et les doutes ont éteint toutes activités pour jouir de ma liberté, rien de nouveau sous le soleil, j’ai mis tout le monde a l’heure et rien ne peut les effrayer sauf l’inattendu, l’imprévu, car au delà de mes prières un jour viendra ou je trouverai ma place et je le servirai de tout mon être de tout mon cœur car j’appartiens à celui qui m’a créé et je ne suis rien sans lui, je ne peux rien, la preuve aujourd’hui, car c’est le temps d’apprendre et d’être formé, d’aimer avant de comprendre, et de savoir ce qu’est aimer, vrai homme vrai dieu, je cours après lui et pourtant c‘est lui qui m’attends, il m’a aimé le premier, je lui dois tout mon amour et ma fidélité, et la confiance de ne rien y comprendre aujourd’hui et de m’accrocher afin que cette épreuve n’adore que lui.

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