Qui es tu, Pauvre ?
il fut un temps où la misère était si indiscutable, sale, oppressante, visible, que l'on identifiait facilement qui était le pauvre qui souffrait du manque de tout et surtout de l'essentiel vital.
Et c'est parce qu'il manquait de tout que Dieu lui donnait tout en abondance pour la paix du cœur et le salut de l'âme. Restait à charge pour l'homme, d'aider son prochain, de pourvoir aux besoin matériels de ses frères "pauvres". Au travers de cette pauvreté chacun pouvait faire l'expérience de Dieu dans l'amour du prochain car c'est dans le cœur du Pauvre, au creux de ses mains sales et vides que Dieu blotti sa tendresse et sa compassion qui vient éclore et rayonner pour tous. Pour le pauvre comme pour le prochain.
Mais aujourd'hui, qui es le pauvre ? Peut on l'identifier, le connaitre ou le reconnaitre, son indigence est stigmatisante, et quel humain accepte de perdre sa dignité sans se défendre d'être une bonne personne aux yeux du monde. Et donc malgré ses besoins essentiels non servis, le pauvre se cache derrière des apparences de satiétés, faisant croire au monde que ses besoins sont assouvis et qu'il n'a pas besoin du prochain ni de son aumône.
C'est de sa dignité dont il est question ou bien de son amour propre, de son orgueil ?
Déclarer, oui je n'y arrive pas seul, j'ai besoin d'aide, j'ai besoin de l'autre pour me nourrir, grandir ou m'épanouir.
C' est un exploit intérieur d'humilité que de reconnaitre ses faiblesses et ses limites, avec honnêteté et sans jugements.
On peut être honnête sans être dur.
Si celui qui est dans le besoin se cache ou se tait pour ne pas laisser paraitre qu'il dépends de la charité des autres, alors comment la charité pourra s'exprimer. Comment pourra s'établir le contact.
C'est une double victoire du mal.
Le bien qui veut se donner ne trouve pas d'âme pour l'accueillir, n'est ce pas là une entreprise faite pour disqualifier l'action de Dieu, le désir de Dieu, pour que le cœur du pauvre dise "circuler y a rien a voir" lorsque l'esprit de Dieu veut visiter l'un ou l'autre.
Je ressens comme un vertige à l'idée que le pauvre renonce au bien d'autrui quand son cœur s'est endurci et se condamne lui même alors qu'il peut tout lâcher en confiance avec le Christ et laisser pénétrer en son cœur la lumière qui nous fait sortir de nos ténèbres.
Aujourd'hui, le pauvre ne peux plus être appelé pauvre, mais celui qui a besoin.
J'ai besoin de Toi, je suis un mendiant de ton amour mon Dieu, j'ai des richesses, j'ai de la famille, j'ai des amis, j'ai du travail, j'ai tout ce que le monde veut pour moi, mais je suis vide, je suis pauvre, j'ai besoin d'être rempli de ce qui ne s'acquiert pas, ne s'achète pas, ne se convoite pas, ne mens pas, ne se prostitue pas, ne se corromps pas, j' ai besoin de ce trésor infini et gratuit de l'amour inconditionnel, de la miséricorde qui pleut sur tous, bons et méchants.
J'ai besoin de pardonner pour être libre en vérité et mon cœur veut battre bruyamment et se fracasser comme les torrents du Canada ou les tempêtes du Pacific et hurler ton nom jusqu'aux montagnes d'Afghanistan !
Il n'y a pas de limite à l'audace de la compassion et de la miséricorde, moi aussi je veux l'audace dans mes prières
et folie dans mon cœur pour bruler du feu de l'amour qui m'attise.
Il y a tant de riche, qui sont les vraies pauvres d'aujourd'hui, s'il savait la richesse abondante qu'ils recevraient si il distribuait tout c qu'ils possèdent.
J'ai le souvenir d'un gars de 30ans environ, son père, un industriel très riche qui lui donnait son affection sous forme de chèque ou de virement. Un jour avec ses amis ils ne savaient pas quoi faire, alors l'un deux lança on a qu'a aller a LAS VEGAS. Ni une ni deux, un coup de file à PAPA et le jet était prêt. Apres 2 jours de débauches ils revinrent un peu plus abimés qu'ils ne l'étaient déjà,
mais en avaient ils conscience?
Et bien je le recroisait plus tard, et il me raconta toutes les horreurs qu'ils avaient commis avec beaucoup de joie et d'entrain et il en était très fier, car le monde aime ces faits héroïques de débauches et de mépris, des autres et de soi même.
C'est une forme de domination, de virilité de force car seul les dominants font ces choses là ; pendant que les beauf essaient de les imiter mais a hauteurs de leurs moyens, autant dire ridicule.
Puis se retournant il eut le dégout de ceux qui l'avaient accompagné, il savait qu'ils le fréquentait uniquement pour l'argent et tout ces "bienfaits" sur leurs quête inexorable des plaisirs toxiques.
Et là mon frère je vis dans ses yeux un désarroi, une fatalité un dégout des autres et de lui même, si noir que je failli pleurer devant lui. Et lui un peu comme le riche des évangiles, qui finalement ne suit pas le Christ car il avait tellement de biens que de s'en séparé était trop dur, je vis ce regards de l'homme coincé, pris au piège par son esclavage, son addiction à cette popularité factice.
Il avait perdu toute sa volonté.
Tu vois mon frère, pour moi aujourd'hui c'est lui le pauvre,
qui veut sauver ce pauvre là ?
Personne.
Souvent des gens donnent l'aumône en regardant de haut celui qui reçoit, et si celui qui reçoit leur était supérieur , lui donneraient ils ?
Ou bien se dirait il "Oh ben non il plein de fric",
mais ce pauvre de cœur qui peut l'aider à trouver le chemin si personne ne le guide car même rempli d'argent en vérité son cœur cherche la même chose : CHRIST
Et comment le saura t il si nous nous taisons ou que nous jugions de qui à le droit ou pas de recevoir le christ ?
Alors nous deviendrions comme nos sociétés
rempli de maladie auto immune, fruit d'une forme de consanguinité pour se diviser du reste de l'humanité alors que nous devons nous unir massivement et former une seule humanité, celle du Christ.
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