Ca n'en finira jamais !
Je crois que j’y suis.
Je n’ai plus envie de vivre.
Avec la maladie les médicaments les effets secondaires, mon incapacité à tisser des relations sociales amicales familiales professionnelles, ecclésiales.
Je suis bien un étranger sur la terre, je ne suis pas à ma place ici bas, comme j’aimerais que le ciel soit déjà là.
Ma vie, je n’en ai pas, je suis mon propre cachot et partout, où que je sois je le transporte avec sa sombre amertume de n’avoir pas trouver ma place parmi les hommes.
Je crie et supplie, mais sur cette montagne que je gravit je reste seul et meurtri, je ne me plaints pas mais les faits sont là et ma misérable condition me scie en 2. Je navigue en aveugle bousculé par des vents contraires des pensées tristes à mourir puis viens mon espoir : le Christ
C'est Lui qui me retient du pire.
Cela n’a aucun sens.
Qohèleth a raison, rien de nouveau sous le soleil, autour de moi sous mes yeux ou dans mes oreilles, je ne vois et n’entends que mensonge illusions et apparences trompeuses, j’ai beau m’énerver, me calmer, m’interroger, contempler, je ne ressent rien, tout est terne, il n’y a que dans les sacrements, les actions heureuses et généreuses de l’Église, quand elles le sont, que je trouve une nourriture qui a du goût, le goût de la vie éternelle, c’est un goût si doux, qui ne s’efface pas, mais assez vite tout redevient comme c’était déjà, et je suis à nouveau ensevelie sous les ruines de ma défaite quotidienne, invisible et insondable pour ceux qui me regardent, ils sont si peu.
M’ôter la vie, je ne le veux pas, arrêter de souffrir continuellement et enfin vivre cet vie d’homme tel que je suis c’est ma dernière espérance, et elle est au dessus de mes forces humaines, seul une main surnaturel pourrais me hisser au niveau du monde, moi je n’en peux plus et je n’en veux plus.
Toute ma vie est contre nature, et chemin faisant dans mon siècle, je suis arrivé au point où surgiront les grandes épreuves, tout ce temps perdu que mon empathie mon amour à donner à des psychopathes narcissiques, je suis résolument détruit au dedans de moi.
Rien n’est connu, rien ne se voit, tout le monde mange boit et danse autour de moi et personne ne voit. Ma fin est leur fin.
Qu’y a t il de bon en ce temps ci ? Qui est vraiment prêt à quitter ce monde pour une éternité de consolation ? Ou bien pour une épreuve de justice ?
Comment vivre sur la terre quand mon cœur ne veut que le ciel ?
Si elle n'est pas sur la Terre où est ma patrie ?
Comment vivre dans ce contretemps, ce décalage, qui me fait voir les aspirations des uns et des autres et je constate : je ne veux pas de ce monde d’illusions et de mensonges.
Le bonheur des gens normaux me tue.
Toutes leurs bonnes intentions sont perverties, ce qui devait être bon ne donne que du mauvais. Et ce qui est mauvais on le fait, convaincu que c’est bon. Bon pour notre petite satisfaction égoïste et égotique.
L’orgueil a rejeté Dieu, et la recherche éperdue de sa propre satisfaction en toutes choses conduit l’humanité au vide de l’abîme de l’autodéification.
En ignorant Dieu, l’humanité renie le seul qui peut la sauver d’elle même, c’est le cynisme du mal.
J’ai en moi cette promesse, chacun de nous à cette promesse, car Dieu lui ne se renie pas, et ce que la Parole nous a dit est gravée dans nos cœurs, il y a toujours un espoir tant que nous choisissons la vie plutôt que la mort du mensonge, des illusions, de tous nos pêchés.
Depuis la Pâques de Jésus, le nombre des pêchés est devenu si grand, on serait effrayé de voir La Croix et la terrifiante passion que Jésus subirait s'il venant pour la première fois en notre époque, pour prendre nos péchés, imaginez l’ignoble spectacle de son corps déchiré et humilié, tant notre monde est laid.
C’est pourquoi je crois que l’église devrait être bien plus pénitente que festive. Qu’auront nous à offrir au jour du jugement ? Des sacrifices ? Ou bien de l’auto satisfaction pour nos œuvres et notre bonté auto célébrée ou une bienveillance qui a dévié ?
Nous n’offrons pas assez de pénitences, pas assez de sacrifices, le sacrifice qui plait à Dieu est le sacrifice d’un cœur brisé et broyé et d’un esprit abattu !
C’est peut être la clé pour moi, pour ce que je souffre sans comprendre et sans aucun aspect extérieur compréhensible. Pour réconforter un malade qui ne comprenais pas l’injustice de sa condition, qui répètait « pourquoi j’ai tout ça, j’ai jamais rien fais de mal, j’ai l’impression d’une punition, pourquoi ???» et une réponse que j’ai entendu, c’est parce que par tes souffrances tu aides le Christ à porter sa croix.
Effectivement nos souffrances sont une édification, elles témoigneront pour notre âme de notre fidélité au Christ dans la joie mais aussi et surtout dans l’épreuve.
Alors chemin faisant, je suis avec toi seigneur et Toi tu es avec moi parce que ta Parole est parfaite et ton amour immense.
C’est étonnant de voir que par l’écriture de mes états d'âmes je ne fini pas là ou j’ai commencé.
Au debut tout est sombre et douleur et plus je vois mes misères à la lumière de mon amour pour Jesus je reçois comme une auto-consolation qui ne peut être nié et qui m’éclaire par son évidence, ce que j'écris n’est plus inspiré par ma plainte ou mes gémissements mais au contraire, les mots deviennent doux et mon coeur s’adoucit pour ne faire qu’une chose Le glorifier et Lui dire merci car jamais il ne m’abandonne c’est davantage moi qui m'éloigne et Lui qui se rapproche avec une délicatesse qui va jusqu’a me faire penser que je me sors des ténèbres par moi même mais mon sentiment est tout autre, ce qui me sort de mes ténèbres ce n’est pas par ma force mais par sa grâce.
Et c’est parceque je fais en mon coeur l’expérience du froid et de la nuit que mon désir de chaleur et de lumière se manifeste en vérité. C’est le bâton qui me guide
Quelle pauvreté que ceux qui ne vivent pas d'épreuves comment leurs regards pourront se redresser vers Lui pour le regarder ; s’ils n'éprouvent pas leur foi au feu de la Pâque comment le reconnaitront ils ?
amen

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