mardi 2 août 2022

Le principe de l’agneau

 




Le principe de L’agneau


Il y a un chemin difficile, quand tu te retrouves assaillît injustement de toute parts.

Ton cœur peut se briser et y faire entrer la haine, le ressentiment, l’amertume. Comment comprendre alors ce sacrifice d’obéir facilement à la présence d’une douleur si grande qu’aucune de tes forces ne peuvent surmonter.

C’est là que le principe de l’agneau te libère et te rend si fort en ayant une apparence si faible, quand les réponses aux mensonges veulent se faire véridique, que le tourbillon des humeurs est si étourdissant, le principe de l’agneau, qui va docile vers son bourreau, si bien qu’il lui sourit avant d’être immolé, son sacrifice c’est sa vie, sa mort son triomphe.

Moi désormais je dois appliqué ce principe au lieu de souffrir sans fin de ce que je ne reçois pas et que personne ne me donnera, jamais.

Quête inutile que d’attendre ce qui ne viendra pas, alors il est bien plus grand de devenir humainement ce sacrifice affectif, se laisser estropier, frappé, humilié, maltraité, isolé, détruit, quelques soient les mensonges rien ne doit trahir mon cœur et le détourner de sa nature, une vie offerte à ceux qui la gâche sans scrupules, qu’importe ma vie ne m’appartient pas et elle retournera à celui qui me l’a confié, quel beau destin que d’être docile au sacrifice, car dans ce monde hideux qu’est le nôtre qu’il est grand et beau d’être un agneau.

Être un agneau c’est d’accepter librement la privation de ce que ton cœur désir, de supporter tous ces manques et indifférences car il est offert non pour se remplir mais pour se donner.

Maintenant le temps est mon étau, chaque jour gâché, chaque jour qui passe m’écrase un peu plus et me rapproche de ma fin certaine, que mon cœur ne se trouble pas, j’ai perdu tellement de vie, d’expérience de vie que ma misère est pleine, mon cœur est désolation, je suis désolé de tout et triste à en mourrir. Rien ni personne ne me procure de repos, je suis épuisé du vide de ma vie où tous me culpabilisent de son misérable constat. Alors comme un digne agneau je n’attends plus rien, je ne sais rien, je me tais, je regarde et je vois et je dis amen, qu’il en soit ainsi, ma volonté ne signifie plus rien, mes forces me quittent, mon âme à soif et tous m’accusent de croire en toi et en ton eglise, je deviens symbole, alors c’est celui de l’agneau que je choisi.

Pourquoi répondre ? Pourquoi espérer vivre ? Quand des liens invisibles vous étouffent, que votre liberté ne signifie plus rien, que vous n’êtes jamais à la hauteur de ce que les autres attendent de vous, que vous n’êtes que source de déception.

Tous ces combats sont stériles et ne mènent à rien, seul l’agneau et son dévouement et abnégation donne fécondité à son malheur car dans ces épreuves alors douleurs deviennent offrandes en sacrifices sans jamais s’opposer par pur amour et confiance en Dieu.

Pourquoi chercher du sens dans ce qui n’en a aucun ?

Juste une question de point de vue, regarde avec ton ego et tout plein de mauvais sentiments, graines mauvaises, vont te submerger et t’encourager avec bonne conscience a faire ce qui est mal.

L’agneau lui ne voit que le bien, naïf, tendre, totalement disponible, il ne se dirige pas il est guidé car son innocence le rend docile aux commandements, qui sont habités par l’amour total et incompréhensible.

Que le temps se comprime, que mon chemin vers le bourreau soit rapide et court, car dans le sacrifice il y a le supplice et les douleurs sont terribles, elles touchent les parties les plus sensibles de notre être, pour nous détourner de notre nature même d’agneau.

Ce que j’ai perdu je ne le retrouverai jamais, ce que je ne reçois pas ne viendra jamais, ce que je donne personne ne le recevra, tout ce qui repose sur moi est perdu, je donne toute ma vie à mon seigneur et je ne sais rien de plus.

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