mardi 16 avril 2024

La tour s’effondre


 



Comment se fait il que l’un meurt et l’autre pas ?

Quand un malheur arrive il s’abat sur vous et certains succombent et d’autres pas.

Fatalité, faute à pas de chance ?

Certains sont heureux d’autres pas, 

je fuis le bonheur comme une malédiction et le malheur s’occupe de moi.

Est ce que j’ai choisi ? 

Sous les décombres, les morts étaient ils si mauvais pour que les survivants culpabilisent ?

Il n’y a pas de connaissance sans mystère car c’est l’inconnu qui nous stimule avec tous ces risques et ces dangers mais son cri est : « liberté ».

C’est la liberté qui fait de la vie des montagnes russes, parfois on y est pour quelque chose et parfois on est parfaitement innocent.

Et c’est au cœur de la liberté que le péché veut s’attaquer, parce que la liberté est au cœur du mouvement de la vie quitte à en mourir.

Tout est plus léger que le fardeau que l’on s’impose parfois, tout simplement parce que le mouvement de la vie ne s’arrête pas mais il varie et cette variation souvent nous contrarie car on est pas synchronisé avec elle et on veut la forcer à nous obéir selon ce que l’on veut, la contrôler, la diriger alors qu’elle est aussi sauvage que libre cette liberté profonde.

Je suis libre donc et pourtant je ne fais rien, alors que ceux qui court partout sont esclave de leur course dans le vide. Avec la liberté il faut parfois avancer en regardant en arrière car la liberté est justifié par ce que l’on en fait et impact ce que l’on fera. Des décisions ou des choix.

Alors pourquoi lors d’un accident certains meurt et d’autres pas ?

Chacun a pris des décisions et fait des choix librement et alors ils se dirigent vers une catastrophe dont ils ignorent tout.

C’est pour nous rappeler que la vie et la liberté sont extrêmement fragiles et que le malheur qui tombe sur certains est un témoignage pour les autres et leur rappeler ce qui est important et comment en prendre soin, et malgré ça tout est possible.

Le malheur est une occasion de réaffirmer ce qui est bon, de consoler ce qui est triste, de guérir ce qui est malade, de rebâtir ce qui a été détruit

Si nous n’avions pas ce sentiment dans le malheur nous ne ferions pas l’expérience de la compassion et nous ne pourrions pas nous élever quand la compassion donne son bien à nos cœurs imparfaits et incomplets si on veut bien en user.

Les pages sont des larmes, 

parfois peu parfois plus, 

mais les mots s’enchaînent 

et se versent goutte par goutte 

ou bien dans des torrents 

et ce qui en reste c’est l’amertume 

du soulagement sans guérison.

Quand vient le soir, la fin du jour me retire mes dernières forces.

Encore une journée perdue, 

pas de héros en vue, ma catastrophe c’est nuit encore du temps perdu aussi.

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