la pensée brute
Quand on ne peut plus s’écouter penser, quand parler d’une voix nouvelle s’exprime seulement dans l’écriture il vient une force qui veut tenter d’ouvrir le cœur à coup de burin mais il n’en sort que des bouquets d’épines recouvertes du sang de souffrance sans fin , déchirant toutes les mains qui les touchent. Mieux vaut se tenir à l’écart, savoir c’est souffrir, souffrir c’est ignorer le bonheur qui ne vient pas et y penser sans cesse.
Quand les avalanches et les tempêtes font silences alors il est temps d’entrer dans le grande assemblée, celle dont on redoute la sanction, celle qui est si difficile à aimer, un lieu si supérieur que l’on ose l’imaginer.
L’âme souillée, n’ayant pas d’avenir, c’est sur un mur que je me suis jeté.
Effondré à ses pieds je ne pouvais pas voir avec mes yeux mi clos, j’étais sonné par la force qui m’a violenté contre la pierre. Ce sont toutes les duretés de mon coeur qu’il voulait brisé et il s’y est pris avec puissance comme si ce qui devait être brisé devait aussi être exalté.
Il m’a frappé, il m’a façonné, il m’a nourrit puis il m’a oublié dans le silence d’une triste nuit.
Voici maintenant l’ultime enseignement celui qui changera tout. Celui qui peut tout donner ou tout reprendre, c’est l’authentique rencontre. C’est tout l’univers qui se
déchaîne en moi, un cœur peut tout contenir, et il est l’outil essentiel pour planter et bâtir, et c’est lui qui accomplira l’impossible par la grâce du tout autre, non pas par lui même mais par abandon, quand toute volonté aura disparu au prix de difficultés et d’écorchures amers,
les portes de la liberté sont immenses et lourdes, glissantes et brûlantes, c’est le vrai sentiment qui vous fait pousser ce portail infranchissable, c’est la dernière peine.
On souffre tant à atteindre un sommet. Lorsqu’on l’atteint il y a une certaine simplicité de faire l’expérience du « voilà, j’y suis » et toutes les douleurs ont disparu, la destination a fait oublier le difficile voyage.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire