Les gens heureux
me piquent les yeux quand je les croise sur le trottoir
Les gens sérieux font de leur mieux quand je me balade sur les boulevards
je baisse la tête pour ne pas les voir
Ils sont des reflets imaginaires
de mes peurs ordinaires
Je me repli dans mon refuge
je suis si mal au fond de moi
que je disparais quand je me vois
Je suis incapable de faire mieux
je serai toujours seul au milieu d’eux
Et si Toute la foule se jetait sur moi
C’est qu’ils ont peur de ce que je vois
Il n’y a pas de salut
pour un étranger dans la rue
Loin de chez moi
ma patrie n’est pas d’ici
Loin d’ici c’est nul part que je vis
Le soir les ombres s’agitent
et dansent
elles glissent sur les murs fripés
de cette vieille ville,
la dernière lumière
est celle de l’église.
C’est elle que je cherchai
mais je n’ai plus de force
et sa porte est si lourde.
Je peux la voir du dehors
entrer à l’intérieur parait impossible
mais je sens de loin sa chaleur
et sa couleur rouge me guide
Comme elle le fait
pour les marins perdus en mer.
Une vie de chien
Une vie de rien
A quoi ça nous mène
Toutes ces montagnes de peine
Pour Une vie de chagrin
Une vie sans rien de bien ?
Je crie et je gémi pour rien
Le monde est sourd et moi je meurs
Je pars en vrille envahi de peur
Le monde est pour et moi je pleure

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