Lamentations
Je pleur ma vie, je mange mes doigts et je me déchire les entrailles.
Je suffoque, le souffle de la vie m’étrangle de son absence, mon visage n’a pas de figure, c’est une grimace qui se tord sous ma peau humide, mouillée.
Combien de larmes faut il pour guérir du chagrin.
Le chagrin de ma vie perdue, cette vie gâchée,
elle n’a rien appris et elle n’a rien donnée,
si ce n’est une si grande honte pour si peu de fruits,
De ces fruits qui ne pourrissent pas.
Qui pourra m’arracher à cette immobilité, vie paralytique aux membres mouvants et à la langue brûlante. Les jambes de mon âme sont dans le béton et tous m’ont laissé tombé, je vois disparaître le temps et réduire mon sursis,
aurais je une vie d’espérance pour allonger mon espérance de vie ?
Une espérance que ne gagnera pas la maladie et m’accorde le répit de vivre ce que la vie en Dieu nous dit, que mon cœur écoute et rattrape tout ce bien qui s’enfuit, j’ai si souvent la souffrance gluante que je n’arrive pas à m’en débarrasser, seul ou accompagné, loin ou proche, seul ou dans le monde quand la souffrance gouverne tes sens, énvhaissante et omnipotente, ta nuque se brise et le désir d’abandonner apparaît plus tôt que tu ne l’aurais imaginé et l’effet de surprise te rend fragile, si je ne t’avais pas je crierai dans le néant qui ne réponds que par le froid et la mort, mais toi qui a triomphé sur La Croix, vécu la passion, subit tous les outrages, quand je te vois sur La Croix comment puis je encore me plaindre, je te rends grâce de faire cette terrible expérience de la souffrance morale sociale amoureuse amicale familiale paroissiale professionnelle sexuelle addictive et tragique radical et au bord du suicide, car la finalité est que c’est toujours vers Toi, c’est toujours Toi que je retrouve au bout de ce chemin sur lequel mes pieds s’écorchent, se déchirent et saignent comme une plainte de ne pouvoir gravir plus vite ta montagne, car c’est ta montagne que je gravi, je ne l’oubli pas et je fais face à la vie du chretien que je veux être et qui t’aime, la vie du chretien ne peut être que larmes et pénitence, car l’homme est menteur et il n’y a rien de bon dans le monde pourtant nous avons du prix a tes yeux nous avons de la valeur et tu nous aimes et tu veux tous nous sauvés ! Permets que je puisse faire partie de ceux qui participeront à ton ouvrage de rédemption, qu’enfin le serviteur serve, que le prophète parle, que la lumière soit, oui sauvez les âmes et convertir les pêcheurs, je te le propose avec audace car les souffrances ne sont pas vaines quand le cœur est broyé et l’esprit abattu voilà le sacrifice qui plait à Dieu, c’est ce que je peux offrir et qu’il me soit fait selon ta volonté.
Car toi seul est saint Toi seul est le très haut.
Si Dieu le permet pourquoi me plaindre Sté Bernadette
Si je n’y suis pas qu’il m’y mette et si j’y suis qu’il m’y garde Sté Jeanne d’arc

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