Seigneur
Je meurs de ne pas vivre
Je meurs de ne pas vivre
Je meurs de ne pas vivre
Le souffle en moi est un cri sourd
Personne ne l’entends ni le voit,
Ma vie est morte, vivant je le suis
Mais je n’ai pas trouvé ma place
Je erre, dans de belles apparences qui n’inquiètent personne,
On ne me demande rien ni on ne m’interroge,
Je suis un bon à rien, un étranger sur la terre,
Ma famille se rassure en me regardant de loin et en me culpabilisant
Que de distance et d’espace entre moi et la vie,
ma vie est une suite de mouvements mécaniques,
mes organes fonctionnent ne vivent que par reflex,
Toutes mes relations humaines sont animées par des reflex
comme les soubressauts d’un cadavre bientôt froid.
Vraiment seigneur, combien de temps encore avant
que tu ne me déposes à ma place
que tu m’envoi à ma place
que tu me mettes à ma place
Y a t’il vraiment une place
pour moi
avec toi
et en toi ?
pour la joie d’être avec mes frères et sœurs ?
Aujourd’hui, en tous les cas j’ai l’impression qu’il n’y aura rien de bon pour moi, le meunier prépare sa meule et bientôt il va m’ecraser comme il aime si bien le faire non pour mon malheur mais plutôt pour sa jouissance de puissance, qui ne se nourrit que de ma douleur.
Pour le meunier quand mon sang coule son visage sourit
et son orgueil blessé s’adoucit.
Malheur à moi, de quel justice provient cette violence qui aime tant me faire souffrir ?
Je l’ignore et c’est toujours Sté Bernadette qui me console quand elle disait :
« Si Dieu le permet pourquoi me plaindre ? »
Ainsi aujourd’hui va cette journée comme toutes les autres
Jusqu’au au jour de Ta volonté,
car la mienne est détruite.

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