jeudi 22 février 2024

Le désert


 



Le désert

Je vivais dans des plaines luxuriantes , le soleil et ses rayons faisaient ma joie.

Il n’y avait que peu de nuages et si le temps se gâtai j’en étais tout aussi joyeux de voir la creation se nourrir elle même avec abondance et mesure.

Ma route étais simple et les journées faciles.

Mon esprit vagabondait et rêvait puis l’espoir se réalisait dans un chant où tout était équilibré, il n’y avait que sereinité, la douceur du temps était libre et faisait mon bonheur.

Je ne m’inquiétait de rien, tout venait à point sans retard ni avance.

Je n’étais qu’un être vivant qui vivait, du dehors et du dedans il n’y avait pas de tensions, l’un et l’autre collaborait dans une harmonie que je croyais immuable, une forme de réalité comme celle des électrons, des étoiles, du monde vivant. 

Il fallait pourtant grandir, il fallait sortir de moi même pour aller ailleurs, un endroit où la maturité se paye très cher, j’y étais poussé de façon incompréhensible.

Alors que tout semblait a sa place, pourquoi chercher plus ?

Pourquoi quitter le ventre de sa mère pour affronter des tempêtes ?

Quel instinct me disait « va »

« Va au dehors et dépouilles toi de toi même »

Pourquoi ? Et pourquoi le faire ?

Un autre dirait « tu veux perdre ce que tu connais pour un voyage inconnu ? FOLIE !»

Alors commence le combat, celui que personne ne voit, dont personne ne se doute, tu es avec eux mais ils ne voient pas, ils n’entendent pas, c’est le début de la solitude au milieu de tous. Ils ne veulent pas de mal mais ne comprennent pas d’autant plus qu’ils n’y peuvent rien. Le combat se fait âme par âme, est ce qu’un pere peu manger à la place de son fils ou dormir à sa place ? 

Il y a dans l’essentiel une vérité qui nous place seul dans le tourment, c’est la vérité.

Alors quelques soit le lieu, l’environnement, le silence ou le bruit, la violence de la nuit, il est commencé, le combat de soumission se met en place et ce n’est pas un combat de box, au plus fort la victoire mais celui de l’esclave qui obtiens sa libération par son abnégation, son humilité et sa profonde fidélité.

Ce n’est pas Dieu qui fait souffrir mais ce dont on doit se soustraire pour l’atteindre, parce que Dieu est Dieu et l’humain sa créature préféré.

Alors je m’interroge quand je vois les efforts qui sont faits pour que les apparences montrent les uns et les autres comme des personnes bienveillantes, gentilles, serviables, etc.

Si notre monde est envahi de mensonges est ce que de lui opposer ces mièvreries peut le faire disparaitre ? Mais dans ce cas le combat qui s’est abattu sur moi aurais été beaucoup plus sucré.

Beaucoup plus gentils, empathique, mielleux.

Or ce n’est pas le cas.

Ce combat est une activité d’arrachement à toutes nos faiblesses, comme on se retirerait les entrailles, les boyaux tortueux de nos compromis ou petits arrangements avec la sainteté.

Non vraiment je crois que les morsures du soleil, d’être frapper par le vent sont d’une brutalité tel, 

que les faux semblants sont ridicules, et j’ai grand peur pour ceux car qui vivent ainsi car c’est d’effroi qu’ils mourront quand ils auront compris leur erreur quand viendra l’heure.

Quel impatience, verrais je ce jour ?

Maintenant j’ai été vidé de moi, j’ai traversé ce désert sans jamais rien comprendre sans jamais recevoir d’aide ni du sol ni du ciel, seul à en devenir fou, et je le suis.

Si je parle de moi c’est le silence qui reviens et si je ne dis rien c’est le vide qui frappe à ma porte.

Je voulais rencontrer la sagesse, elle qui est à ma porte mais je trébuche dans mes cris et mes lamentations parce que je pense comme un homme, il me faut faire des pas dont j’ignore tout, et je n’en ai plus forces, j’ai eu si mal que je n’ai plus peur mais je ne sais rien et je crains de m’égarer dans l’abrutissement du monde. Souvent ma mémoire vient m’effrayer me rappeler ce que je veux oublier, ces pensées ne viennent pas de moi, je les appelle « poison » afin qu’elles s’éloignent de moi mais c’est la preuve que l’heure n’est pas venu, qu’il y a une dernière purification qui ne s’obtiens que par ce désert.

Je me croyais perdu mais c’est peut être la clé, redevenir comme un enfant, dépendant de tout, capable de rien si ce n’est émerveiller ses parents. Et donc ce qui me fait tant souffrir me permet peut être d’avoir l’attention du Père, non pas qu’il souhaite ma souffrance mais qu’elle indique que je suis proche, peut être Lui aussi ?

A moi il n’est pas permis de le savoir et le mot patience prends toute sa valeur.

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