dimanche 31 mars 2024

Combien de temps jusqu’où ?

 





Combien de temps jusqu’où ?


Mes forces commencent a me manquer, celui qui est plus fort que moi ne m’aide pas.

J’en suis au point de ne pas comprendre de ne pas comprendre, je n’entends rien, ne voit rien, ne fais rien, je n’ai envie de rien tout semble inutile, et mes repères ont tous disparu. De temps en temps des pensées de ma mémoire ou de mon imagination viennent me piquer,  

me tenter, détourner mon attention pour me détacher de moi au moyen du dégoût.

Sans soutien et sans aide, sans guide  ni appui, tout se volatilise, j’ai autant de consistance qu’un gaz, isolé et mis a l’écart. Les médicaments ont endormi l’espoir, ils l’ont même fait disparaitre parfois et je marche sur un fil dans une insécurité totale qui ne m’effraie pas mais me ronge et use le peu de moi qui reste de moi.

Je pourrais faire 2m et 150 kg qu’a mes yeux je serais de la taille d’un petit pois. Si négligeable. Aussi petit que le monde est grand, si misérable devant la gloire de Dieu, mon temps est passé, je n’ai plus rien à apporter, ce que j’ai à donner est vide.

Je n’ai aucune intuition ou inspiration, du fond de mon âme, rien ne vient, rien ne brille rien ne m’éclaire pour sortir du brouillard ou faire de bonnes choses je suis définitivement perdu comme handicapé incapable de changer quelque chose.

Je me vois seul dans un bateau en pleine tempête sans réaction sans peur sans émotion, que le bateau se renverse ou pas : c’est pareil. 

Qu’est ce qui a de l’importance ? 

Je l’ignore.

C’est difficile d’être une peluche.

Comment comprendre que tout m’est autorisé mais que rien ne m’est  permis ?

Ce qui pourtant me fait tenir c’est l’abandon total à celui qui est plus fort que moi, je ne controle plus rien et le temps me pèse, je ressent sa pesanteur à chaque instant.

De mes yeux et de mon coeur je ne perçois plus rien, je me dis que le temps est très proche pour enfin m’arracher à cette vie dans laquelle je ne suis plus vivant mais déjà mort.

C’est si long d’attendre sans comprendre je préfèrerai comprendre sans attendre.

Je ne m’effraie pas, je ne me rebelle plus, je, je, je, emprisonné au dedans et invisible au dehors.

Je suis fatigué et mes forces sont bientôt nulles, je ne résiste plus, 

que faire ? Comment sortir de l’ennui ? Ma vie était dans un verre mais il s’est renversé et ce qui était vivant au dedans s’est répandu et dispersé entre les lattes du parquet dans le sable poreux des fondations qui absorbent tout.

La vie est si courte.

Sans capacité d’initiative elle devient encore plus maigre jusqu’a disparaitre.

Les souvenirs ne m’apportent aucun soutien de tout ce que je peux me souvenir cela ne me procure ni sentiment ni sensations car je sais trop qu’ils ne sont plus et qu’ils sont enfermé dans mon passé.

Et le tourment des temps a venir me narguent.

Je pense que je ne pourrais pas tenir longtemps sans qu’intervienne la providence. Je suis trop las, pas par une grève de la faim mais une grève de la vie. Tout est fichu. Tout ce que je suis sort de moi en me laissant en ruines. C’est trop dur. 

Mon heure est venue, je ne sers plus à rien, je serai nu devant toi mon Dieu.

Comme j’aimerai me reposer, me réveiller dans la joie pour vivre dans la liberté et la paix, être vivant tout simplement et rempli en abondance, devenir cet arbre planté près d’un ruisseau, dont le feuillage ne meurt  jamais et qui de ses racines, grandit et donne du bon fruit en son temps.

J’aurai voulu ça, oh oui comme j’aurai aimé vivre cette vie comme ça.

Mais ce n’est pas ce qui m’est arrivé et plus j’avance plus je diminue, plus je suis faible et maintenant je suis soumis aux gifles de toutes sortes. Sans rien dire je prends les coups et le temps est le même, lent, pénible, douloureux voir corrosif.

Pourquoi naitre rempli de rêves et finalement être dissous et détruit sans gains sans oeuvres, 

cela n’a aucun sens ?

J’ai l’impression d’être dans un fauteuil d’attente devant le bureau d’un haut responsable, en attendant mon tour sans être capable de savoir quand la porte s’ouvrira pour m’appeler, ni pour quelle raison je suis là. Je suis inquiet et je m’angoisse car mon sort n’est plus entre mes mains et je ne sais pas ce que l’on veut de moi.

C’est pour ma levé d’écrou.

Ma vie a comme été hypothéqué, préempté, elle ne m’appartiens plus et celui a qui elle appartient n’en fait rien pour le moment. 



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