Lassitude
Comme je me plaint !
Je n’arrête pas de me plaindre sans arrêt tout me pèse, tout est trop lent, trop vide.
Je suis lassé de moi, je m’épuise, et toi Seigneur t’ai je lasser par mes plaintes au point que tu m’oublis ?
C’est normal je comprends, je ne suis que plainte et ca je ne le comprends pas. C’est le gout de la folie qui apparait là où il n’y a rien de raisonnable, tout est folie et dénuement, une sorte d’agonie sans fin. Je ne guérirais pas de ce qui me fait souffrir je n’ai pas d’issue pas de répit, je suis épuisé.
Je suis même fatigué d’être bloqué comme ça et ça me fatigue plus encore.
Je suis affamé devant un magnifique buffet qui m’est interdit pour le moment et c’est si long que malgré la faim j’en oubli le buffet mais pas la faim.
Rien n’est logique et tout est pathétique. Si j’ai des forces c’est pour la rage et elle s’éteint si je veux la faire parler, j’en éprouve le manque et je suis dépassé par son absence.
L’inverse du contraire me précipite dans un miroir à 2 reflets, les aimants s’éloignent et les pierres se frottent et rien ne se passe. Une eau qui brule ou un feu humide s’attachent a moi alors je reste immobile pour éviter de me noyer dans les brulures ou pire flamber sous le torrent.
La difficulté devient facile quand il n’y a plus quelle, comme la douleur, quand elle est là on perds le souvenir d’avant elle, il n’y a pas de canicule en decembre et de blizzard au mois d’aout, nos sens seraient perdus, c’est ce que je vis au quotidien.
Le tourment hurlant de la fine cruauté d’être privé de tous ses sens, les émotions se bannissent d’elles memes elles me fuient car rien ne me supporte et je dois supporter mon insupportable celui qui m’a été préparé et gardé pour moi et pour mon édification autant choisir de manger une montagne, je m’y suis cassé les dents.
C’est vrai, le voyage est plus précieux que la destination, cependant quand vous êtes au désert la seule réalité, la seule évidence c’est le désert, vous êtes seul dans un lieu hostile et torturé par les langueurs du désert, soif, chaleur, gémissements dans la nuits, souffle brulant d’un vent mordant, impossibilité de trouver le sommeil, toujours harceler par le mystère menaçant de celui que l’on appelle « désert ».
Alors on se cache, on se trouve un refuge, dans les pierres, la roche, on marche sans savoir vers où aller, seul, titubant, sans eau, sans amis, sans famille, et je cris « Dieu où es tu », « pourquoi te caches tu de celui qui te cherches tandis que tu demandes à chaque homme cherchez ma face, mais quand ils le font tu t’échappes !
Veux tu me rendre fou ? »
Je le suis je déjà ?
Alors il est crédible de penser que lorsque tout sera fini, quand ce qui devait avoir lieu se sera déroulé je n’aurais plus de plainte mais que des louanges,
fini le vide
à moi la plénitude
que je ne pourrai garder pour moi,
que mon visage s’illumine
et qu’il témoigne
car j’étais celui qui était perdu et désormais il m’a retrouvé.

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