Comment faire pour disparaitre ?
Ma vie est un misérable reste du vide intérieur qui me ronge.
Une sorte de carcasse fantôme.
Je ne supporte plus de me voir, de me savoir, de m’entendre ou de me vendre.
Je ne peux pas ignorer ce qui me fait si mal parce que je n’ai que ça,
et c’est la dernière preuve que j’existe.
Je ne suis que catastrophe, la tête sous la cloche qui me frappe quand elle sonne, et tout le jour elle sonne et toute la nuit je m’étonne, endormi, si ce n’est qu’un début qui n’en fini plus je ne vois pas le chemin, je ne vois pas quel intérêt d’ avoir si mal.
Le sommeil n’est qu’un faible répit quand le jour vient, c’est fini.
Au réveil je prends sur moi tout ce que je n’aime pas, tout ce poids, et je soupire : encore une journée, encore des claques, encore des expériences désagréables, des joies sans elles, des tristesses plus fortes encore, plus lourdes et il faut avancer, pas à pas, de poids en poids, de violence en violence et du vide en puissance.
C’est cela mon fardeau.
C’est quoi la maturité d’une vie, la plénitude, l’épanouissement ?
C’est un monde étrange, exotique, je n’y mettrais pas les pieds mais mon cœur en rêve, c’est quoi être heureux ? Oublier ce qui fait mal, et sentir la liberté grandir dans ses entrailles, je ne peux que l’imaginer, le bonheur est une image pour moi, une chose que certains exposent que d’autres vivent mais je ne suis ni l’un ni l’autre, le bonheur me regarde de loin et il garde ses distances comme si m’approcher le détruirait avec mon esprit détruit et mes forces perdues.
Certains ont le vertige et quand ils montent en hauteur une grande angoisse les envahi, ou quand on va sauter d’une hauteur on préfère ne pas regarder en bas, un vacillement traverse comme un éclair votre ventre, pour crier attention Danger!
Cette sensation est permanente chez moi, je subi un vertige quotidien,
que j’aille du salon à la cuisine ou du bureau à la chambre, c’est épuisant.
Tout cela est incompréhensible, et invivable.
Comme j’aimerais en être délivré,
que tout s’efface et que je disparaisse.
Dans un souffle, un vent léger sans conséquence, qu’il m’emporte loin de tant de souffrances intérieures permanente et qui ne se repose jamais. Etre oublié et m’oublié, mourir de n’avoir pas trouver la sagesse, elle m’a éprouvé mais je n’ai pas obtenu sa confiance, si même la sagesse ne s’intéresse pas moi, qui le pourra ?
Je crois même que j’ai peur que mon cas s’arrange, je suis effayé car le bonheur me semble si inconnu maintenant que j’en ai peur.
Je suis un petit rongeur dans un trou et j’y reste,
en sortir et je serai poussière.
Qu’est ce qui compte vraiment ?
On mesure la douleur si bien qu’elle compte, pourtant tout ce temps qu’elle dévore est perdu.
On compte ce qu’il y a en plus et on compte ce qu’il y a en moins, et pourtant rien ne change, le compte n’est pas bon. Compter me fais voir la valeur que je perd, sans comprendre
l’ enjeu de ce qui se passe.
Ma vie est dans son passif, sans contrôle et sans récompense, un couloir à la fierté honteuse, sans fenêtre, pas de vu sur mer, au loin pas d’horizon, le brouillard, j’avance à tâton, petit pas par petit pas, c’est si lent et encore plus quand on ne sait pas où on va.
Les moments de la vie où l’on a une énergie exceptionnel sont si vite passés, quand on est dans ces moments on ne réalise pas la valeur de ce qui paraît naturel et quand on décline on a même pas la force de s’en souvenir et dans la mémoire ils ont disparu, effacé ou caché, plus d’aucune utilité. Ce qui était bon hier l’était pour hier et maintenant, affaibli, les souvenirs ne seront d’aucun secours et plutôt des amplificateurs de douleur, provoqué par les regrets, l’amertume, la perte de repère pour finalement comprendre qu’hier est parti, que maintenant est vide et demain une angoisse.

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