Ton amour pour moi me rends timide
J’ai le cœur au bord du vide
Cette angoisse me submerge et je perds tout contrôle sur qui je suis et ce que je fais.
Tu es bien plus grand qu’une montagne et moi bien plus petit qu’une souris.
Comment ne pas être impressionné, rien que de t’imaginer déjà je meurs.
Je perds mon souffle et ma poitrine se durcit, tu m’écrases.
Mais c’est mon fardeau qui est le plus lourd, tu m’enivres par ta présence mais tu me fais peur.
J’ai peur de moi mais bien plus de Toi.
Tout ce qui pèse sur moi n’est rien face à toi. Tout ce que tu fais reposer sur moi est un mystère qui te rend gloire, pourrais je un jour en rendre grâce ?
Je suis timide, j’ai honte avant de te parler, je veux fuir alors que je te cherche, vivre est si pénible que je rêve de mourrir pour en faire un jour de fête.
Enfin ne plus souffrir.
Ne plus te harceler de mes plaintes quotidiennes, te lasser de m’entendre frapper à ta porte dans un supplice perpétuel.
Oui je te crains, mon cœur redoute tes sentences par ce qu’elles sont juste et puissante et pour moi tu es qui tu es et je serai qui tu veux mais pourquoi tarder ?
La patience me jette dans un coffre pour me dire reste là et ne bouges pas. Je peux me débattre dans ce coffre il reste solidement fermé. L’heure n’est pas venu de lever le verrou de par Dieu sa main levée mon âme s’élèvera émerveillé, si du coffre fermé tout mon être sera libéré.
Je n’ai pas de courage tu le vois bien, je ne suis pas le héros rêvé, le serviteur encouragé soutenu et consolé, en qui tu peux avoir confiance puisque si souvent je tombe et je m’écorche sous ton regard et c’est si long de cicatriser.
Je mords la poussière et cela dure une éternité.
Je suis timide et je vais l’être davantage, car plus je descends plus je vois à quel point tu es haut, si haut.
Si tu devais m’appeler j’hésiterai.
Qu’est ce que tu aimes en moi ?
Je n’ai pas ta confiance en moi, ma vie n’a servi qu’à ce que je me désaime.
Je suis trop effacé et trop faible je vais disparaître dans la banalité la plus ordinaire, et je me présenterai devant toi les mains vides.
Si rien ne m’est confié ma vie n’aura servi à rien. Et si tu me confies quelque chose où sera mon courage ?
viendra t elle mon audace pour marcher ensemble avec Toi d’un pas ferme, une montagne et une souris.
A te chercher on en sort pas indemne, mais osé ce qui s’impose pour se débarrasser des tristes causes, je suis timide de Toi parceque je suis sensible de Toi et le peu que j’ai, mon petit reste je te le donne tout entier.

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