C’est une détresse sans pitié que de ressentir la peur au milieu du calme d’une journée comme les autres.
Elle prend au ventre, me donne des fourmis dans les lèvres, prémices d’épilepsie, un goût métallique dans la bouche, mes pieds le sont aussi, un allez retour électrique lancinant les rendent fébriles et instables.
Je n’ai plus confiance de ce que j’ai de sensibilité, ce sentiment de déséquilibre permanent est usant à la longue, une sorte de tempête cachée se débat en moi et se moque de moi.
Je suis sur mes gardes, toujours sur la défensive, en alerte.
Il n’y a pas de paix pour moi, je peux à peine saisir une tasse et la tenir tellement mes forces sont faibles.
Je dois supporter toutes ces misères sans aucun sens comme principale preuve d’existence, c’est ma détresse.
Si j’étais un bonbon je n’en suis que le papier qui s’envole quand on l’a dégusté.
Je ne ressent aucune satisfaction, ma peur vient peut être de ce que j’attends et qui ne viendra jamais ?
Face à une agression on a le réflexe soit de l’attaque soit de la fuite mais moi je n’ai que celle de la peur.
Une peur qui est joyeuse de pouvoir dominer sur moi parce que je ne me défendrait pas, je n’attaquerait pas et je ne fuirais pas.
Mon âme est dans le mortier du mur, écraser entre deux pierres brillamment taillées, poser l’une sur l’autre avec du mortier entre elles et c’est là que je suis, entre ces deux pierres qui finiront par me broyer, je n’y peux rien, je n’y suis rien.
Ce corps qui m’incombe est le moyen de m’atteindre, de me blesser encore il ne sert qu’à me desservir, à faire bouillir la dure froideur de mes sens contre ma raison, mon espoir, mes chances.
Un voyageur avançait sur son chemin, au début le ciel était claire, le soleil se levait bien haut avec sa chaleur, mais plus il avançait et plus les ténèbres recouvrir son ciel et il faisait de plus en plus froid, et il était de plus en plus seul, le vent sifflait en des sons étranges et effrayants, il ne voyait pas où il mettait les pieds, il continuait d’avancer mais de moins en moins vite, ce qui était épreuve augmentait et ce qui était guérison diminuait, alors il eu peur, il s’arrêta regarda autour de lui une dernière fois et il ne comprenais toujours pas mais tous ces sens lui disait : « au secours », que la détresse est folle, elle ronge, elle isole, comment sortir de là ?

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