Vertu du bon à rien
Il y a des avantages à être un bon à rien.
C’est déjà ce qu’il pense de lui même qui le détermine et donc tout ce qu’il fait est toujours au-dessus de zéro, mieux que rien.
Tant qu’il ne fait rien il n’est rien.
Si bien qu’il ne s’attache à rien provenant de lui même il est comme une table lisse et plate, le repas qui y sera servi ne sera pas le sien et n’en aura aucun mérite, il sait qu’il sera le dernier à y participer profitant des restes de ceux qui ont plus de valeur que lui, et il le supporte avec simplicité.
Et conscient qu’il est un bon à rien il n’en a ni regret ni amertume du fond de sa misère il sait être juste car tout passe devant lui sans pouvoir goûter à quelque fruit, ils passent sous son nez et se réjouit pour ceux qui y goûteront.
Être un bon à rien est simple au contraire de ceux qui se trouvent de grandes qualités, car leurs qualités les obligent à devoir les conserver, et le pauvre bon à rien s’il ne désire pas les qualités des autres est vraiment libre dans sa pauvreté.
Un riche qui se sent pauvres et un pauvre qui ne désir pas la richesse des autres sont finalement des chemins de pureté, il est important d’être détaché car l’âme s’en trouve plus rassuré, car le cœur de l’homme ne peut, pour son bien, ne s’attacher qu’à Dieu seul, tous les autres penchants vous éloignent de la divinité qui est la seule eau qui désaltère l’âme.
Alors le bon à rien y trouve son avantage, dans le mépris et l’indifférence qu’il reçoit il est repousser par les tendances extérieurs des autres vers le Père, si bien que du néant de sa vie il trouve le divin presque par hasard.
Dieu s’en réjouit car le bon à rien est nu, déshabillé de tout orgueil, convoitise, médisance, amertume, il était bon à rien parce que personne ne voulait de lui ou de son aide , et le seul qui s’est intéressé à lui est la perfection ultime que tous les gens perdus recherchent pour combler le vide de leur cœur.
A chercher ailleurs que dans le divin, à se constituer des trésors d’or et d’argent, de biens, de popularité, d’influence, cette quête inversée dictée par le monde et ses fausses pensées éloignent jusqu’au désert funeste les âmes de ceux qui s’y adonnent.
Quand on préfère un verre d’eau prélever de sa propre main, et que l’on renonce à l’océan que Dieu nous promet, qu’avons nous compris de notre nature et de notre condition, marchons nous sur la tête.
On sait bien que nous ne pouvons pas voler avec les ailes des oiseaux, personne ne s’y essaye et pourtant l’humanité croit s’élever en battant des bras, ou avec des fusées qui deviendront de bombes pour se détruire.
Ridicule, ce monde est ridicule, c’est le bon à rien qui peut les aider ceux qui ne reconnaissent plus la gauche de leur droite et vice versa, car son regard voit et ses oreilles entendent, il n’y a pas dans son cerveau le bruit permanent du monde qui parlent sans cesse d’un ton alarmiste et effrayant, et l’aveuglement de ceux qui fixe chaque jour leur image sur des écrans pour vendre leur âme qui était si précieuse mais aujourd’hui si souillée.
Et si tous étaient des bons à rien comment serait le monde ?
On inverserait toutes les contradictions, on préférerait l’océan au verre d’eau, se remplir d’eau vive qu’est la parole de Dieu, aimé son prochain sans vouloir le changer, tel qu’il est, et découvrir les trésors de la miséricorde que l’on peut avoir les uns pour les autres, et faire que de tous bons à rien alors il n’y en ai plus aucun parceque l’humanité ne ferait alors plus qu’un.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire