Comme un enfant
Je suis comme un enfant qui a fait des bêtises et qui attends que ses parents rentre du travail.
L’enfant sait exactement qu’il va avoir à subir leur colère et leurs reproches.
A cet instant il ne se passe rien mais une peur immense l’envahit au point d’avoir hâte du châtiment pour enfin être libérer de la faute.
L’attente est plus terrible que la sanction. Elle au moins elle est dans l’action, la réalisation, de la punition ont peut espéré quelque chose mais de l’attente on se retrouve dans l’horrible condition de saucisses sur le barbecue.
Attendre de solder le compte,
de liquider les fonds,
est bien pire que lorsque tout est finalement viré.
Cet enfant apprends et ses parents l’aiment mais ce qui doit être fait doit être fait, c’est ainsi que les pavés sur la route de l’existence sont solidement agencés et permettent d’avancer, toujours avancer, ne jamais renoncer, cela parait si simple et évident, mais quand vous vous retrouvez dans l’attente, suspendu au temps pour que le temps vienne, celui où le silence se transforme en expérience et qu’enfin toute une armée se mette en route, unie, forte et bien dirigée, alors tout le temps perdu disparaît.
Heureux ceux qui vivront sans subir l’attente.
Mais qui peut dépasser le temps ?Parce que sous le temps les heures vous transpercent. Et on se contente de ce qui reste.
Parlez moi de patience mais c’est une inconnu, je me presse, je m’essouffle dans un théâtre immobile où ce sont les autres qui voyage dans les grandes villes et les beaux paysages, à moi il ne reste que le désert, tout le monde se réjouit et je ne vois plus personne. C’est tout un peuple qui vit et profite parce qu’il n’a qu’une vie cependant ma vie est dépeuplé et je suis un étranger dans cette vie, j’attends le monde à venir.
Rien de bon pour moi ici, ma fin justifie mon destin et je reste sur ma faim.
Ton école seigneur est chemin de torture, je ne ressent plus parceque je ressent trop, je suis harcelé d’agacements tout ce qui me gène et qui m’irrite passent la journée à mes côtés dans l’espoir de m’abattre et de me faire plier .
Je suis envahi de peur jusqu’à en être étourdi, c’est épuisant.
L’enfant lui s’amusait à faire des bêtises oubliant qu’il serait puni, moi je suis puni par la peur qui s’amuse avec moi.
C’est peut être une punition préventive qui a le mérite de me préparer à un mystère qui me tuerai d’effroi si je n’étais pas familier de celle ci ?
Préparer un sol pour qu’il soit fertile avant d’être semer doit aussi être labourer en profondeur, la terre retournée et mise à l’air et au jour pour stimuler la nourriture qu’il y a en elle et faire croître la graine semée et donner son fruit.
Alors le coeur et l’âme doivent être ainsi creuser, travailler et retourner, mais le semeur se fait attendre tandis que mes entrailles sont au grand air.
Je ne connais que cette violence de la terre de mon cœur retourné, de mon âme assoiffé attendant qu’enfin quelque chose grandisse en moi.
Ma détresse c’est le regards du paysan qui contemple son champs bien préparé sans savoir s’il fleurira, si les graines resteront muettes et que l’hiver ne vienne avant le froid.
Pourquoi faire tout ce travail si ce n’est pour rien semer ?
A quelle saison viendront les bourgeons signes du printemps pour mon âme, envelopper du chants des oiseaux, de cette fraîcheur du matin qui vous hérisse les poils, et bondir joyeux, c’est aujourd’hui le jour qu’attendais ma vie.
Et on pourra voir la récolte et fêter la moisson, ce qui a été planté à été multiplié, ce qui était minuscule est devenu majesté par la divinité qui distribue les mystères, et tout en voyant passer le temps on ne pouvait plus compter les fruits, dans leur abondance tous les cieux furent réjouit.
L’enfant deviendra grand en son temps.

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