mardi 10 décembre 2024

Que la vie est mortelle

 


Que la vie est mortelle

à la mort ce sera la vie

Je n’aurai plus ce fardeau honteux

Cette existence misérable 

Où je me traîne comme un fantôme

Comme un cadavre de poussière 

Vivre est insupportable

Juste le temps de supplier mourrir

En restant prisonnier de mon charnier

Dans la puanteur de mon ego

Mon pèlerinage se poursuit dans les décharges les poubelles de la vie

Où je trouve que dégoût de tout et surtout de moi même.

Il n’y a ni repos ni répit 

Acide comme le vinaigre 

le néant de cette vie

Paradoxe d’un croyant blessé 

Il faut goûter à l’immonde 

Pour fuire ce monde 

et découvrir le sens réel 

de l’ espérance.

Le combat est rude 

et on mords vite la poussière 

Mais je n’ai que la victoire 

comme issue 

parceque je n’abandonnerai pas

promesse contre promesse

Tu veux me

Plonger dans mon abîme ?

Si c’est ta volonté 

J’y cours volontiers 

Mais quel malheur que la vérité 

L’homme ne peut la supporter 

Il en est si loin car elle est redoutable

Comme ce néant que l’on voit au dedans de soi quand on a l’audace de se visiter soi même et se révéler  tel que Dieu nous voit

Alors ma tristesse embrasse 

la sienne.

Où est la grâce ?

La seule qui peut nous sortir de cette purée de pois brûlante.

Est ce un aperçu infernal pour nous exhorter à ne regarder que le ciel 

et à ne vouloir plaire qu’à lui seul ?

Je n’en sais rien, la seule expérience de vivre est déjà si pénible, y a t il un gain à être supplicié sans motifs sans consolation sans soutien sans compassion, simplement comme un fruit mûre qui pourri s’il n’est cueilli ?

J’ai épuisé tout mon être 

à comprendre et il n’en reste 

que ruines et désolations, 

tout semble accompli il n’y a plus d’espace ni de temps 

tout est là, à la pointe de l’épée, 

pour enfin transpercer mon cœur épuisé et que je me répande partout et me glisser dans tous les interstices, les rayures, les creux comme sur les pavés de Jérusalem.

Lisses et brillants les pierres de la vieille ville de Sion si usé, par les siècles les combattants les pèlerins et les marchands, piétiné sans relâche, mon sang s’écoulera doucement dans ce sanctuaire ocre, entouré d’oliviers millénaire, 

enfin Le sacrifice, 

celui qui justifiera tous les autres.

dimanche 3 novembre 2024

La patience pour quoi ?





Qu’est ce que j’attends vraiment ?

La patience ? Mais pour attendre quoi ?

Rien n’est connu et tout est vécu dans l’ignorance.

Des liens m’emprisonnent et résister ne fait qu’augmenter la douleur.

Quand le temps est si lourd la douleur envahit tout en silence. Les cris sont des soupirs les hurlements des sourires.

Être seul dans une forêt humide et froide est commun à une âme qui n’espère plus rien pour elle même.

J’attends le matin ou quand viens le soir je ne sais plus ce qui commence et ce qui fini, je suis immobile et absent à moi même. 

Qui suis je face au temps, par lui tout est réglé mesuré calculé et en moi même c’est tout le contraire il n’y a que désordre dispersion et vapeurs.

Même souffrir semble irréel malgré ses traces sur moi, les écorchures de l’indifférence et sa confortable absence, étouffe ce qui me reste de souffle. J’ai tant de peine à respirer, à voir et à entendre que tout se perd dans le néant il n’y a plus de source plus de conséquences on ne sait plus ce qui a de l’ importance. 

Juste assez pour me convaincre que je suis une étincelle, une poussière dans le vent, un battement de cils qui s’en va sans retour, si brève cette vie n’en laissera aucun souvenir, un insecte voué à l’oubli pourtant j’avais le cœur audacieux, je m’exaltais brûlant comme le feu, ardent d’un esprit de louange qui adore.

Mais cette nuit est ma condamnation inexpliquée qui me rappelle avec amertume combien est puissante la grâce qui vient à votre rencontre, celle que l’on ne peut pas mériter ni contrôler la grâce qui préfère se donner que d’être glorifier.

Quand elle vous quitte plus rien n’existe la détresse est grande mais comment pourrait elle faire autrement pour éprouver notre désir sans être privé d’elle.

Quand elle est là tout est si merveilleux et quand elle s’en va on la regrette au point de désirer mourir, mais mourir serait trahir alors que souffrir c’est guérir, mais comment comprendre ce si stupéfiant principe ?

Il n’y a rien de logique, j’ai beau me torturer le cerveau à fouiner gratter partout où je pense qu’il y aurait une compréhension un refuge intellectuel pour me rassurer ou m’encourager mais je ne trouve rien que du sable.

Les pensées les raisonnements prétentieux la fausse modestie je tourne je tourne et je m’étourdit tandis que rien ne change. 

Tout est si neutre.

Je n’ai ni angoisse ni anxiété ni peur mais plutôt une grande préoccupation surtout celle de finir par ne pas être à la hauteur et de rater la cible, de ne pas respecter mon pacte d’obéir quelques soit les douleurs car je crois qu’il n’y a rien de bon pour moi dans cette vie.

Le jour où j’en serai arraché sera un jour de joie contre le jour maudit de

ma naissance, je n’aurai jamais dû voir le jour et pourtant j’ai vécu les brûlures du soleil et les morsures du froid, la solitude dans le monde et le repos dans aucun bras. A quoi bon tout ce mystère, toute cette misère cela n’a pas de sens ?

Manger dormir travailler recommencer, les maladies, les accidents, la violence, l’indifférence, l’abandon, les faux bons sentiments, l’hypocrisie, le mal gravé en nous qui domine et soumet notre nature à être saint et pur sans jamais réussir à résister et à inverser le rapport de force. Esclave de nous même contre nous même pour avancer chaque jour dans le même paradoxe.

Je ne comprends pas ?

Je ne comprends pas ?

Je n’y arrive pas, c’est au dessus de mes forces, ces réalités m’ont vaincus comme le dernier survivant sur un champs de bataille, entouré du désastre de ce que l’homme peut faire de mauvais et qui est vivant !

Au milieu de la boucherie, pourquoi moi ? 

Pourquoi survivre pour souffrir autant ?

A quoi bon vivre si la vie est déjà perdue ?

La vrai Patience commence quand on attends plus rien

vendredi 20 septembre 2024

Au fil du temps


 

AU FIL DU TEMPS

Dès ma naissance

J’étais mourant

Au dernier jour 

Je serai vivant

C’était un jour de crépuscule

Sous le soleil levant

Je n’avais aucune patience

Immobile par négligence

Tout ce qui m’arrivait 

ignorait la chance

Je vivais dans un long couloir

Effleurant les murs d’une main fébrile

Je ne comprenais rien

Plus j’avançais plus je m’enfonçais

Dans cette disparition

J’apparu enfin à moi même

Non pas moi mais toi

J’étais mort à moi même 

Ta volonté devint ma volonté

Je ne pouvais plus souffrir

être loin de toi c’est souffrir

Mon ego détruit

j’entrerai enfin dans la vie

Quitter ce monde d’exile

Pour retrouver ma patrie 

celle qui se mérite

Et se gagne par le combat

Et la vrai victoire 

En triomphant de soi même 


J’ai beau cherché 

Je sais pas ou je suis


Cela m’a juste attirer

des ennuis


Comme une doublure

Qui risque ça vie.


Toujours Absent 

du générique de sortie


C’est juste un film

Un court instant pour

se croire sublime


C’est juste la vie

Que l’on gâche 

en disant merci


Si on s’attache à si peu de chose

Au point d’en perdre de plus grande

On ne devrait jamais avoir sa dose

ne pas fermer sa main pour donner 

ni la laisser ouverte pour prendre

samedi 25 mai 2024

Les gens heureux

 



Les gens heureux 

me piquent les yeux quand je les croise sur le trottoir

Les gens sérieux font de leur mieux quand je me balade sur les boulevards 

je baisse la tête pour ne pas les voir 

Ils sont des reflets imaginaires 

de mes peurs ordinaires

Je me repli dans mon refuge

je suis si mal au fond de moi

que je disparais quand je me vois

Je suis incapable de faire mieux 

je serai toujours seul au milieu d’eux

Et si Toute la foule se jetait sur moi

C’est qu’ils ont peur de ce que je vois

Il n’y a pas de salut 

pour un étranger dans la rue

Loin de chez moi 

ma patrie n’est pas d’ici

Loin d’ici c’est nul part que je vis

Le soir les ombres s’agitent 

et dansent

elles glissent sur les murs fripés 

de cette vieille ville, 

la dernière lumière 

est celle de l’église.

C’est elle que je cherchai 

mais je n’ai plus de force 

et sa porte est si lourde.

Je peux la voir du dehors

entrer à l’intérieur parait impossible 

mais je sens de loin sa chaleur 

et sa couleur rouge me guide 

Comme elle le fait 

pour les marins perdus en mer.


Une vie de chien

Une vie de rien

A quoi ça nous mène 

Toutes ces montagnes de peine 

Pour Une vie de chagrin

Une vie sans rien de bien ?


Je crie et je gémi pour rien

Le monde est sourd et moi je meurs

Je pars en vrille envahi de peur

Le monde est pour et moi je pleure


vendredi 17 mai 2024

Le sourire




 

Perdre le sourire 

On peut perdre l’appétit, 

mais perdre le sourire 

vous laisse sur votre faim.

Il n’y a pas de plus bel aspect pour un visage que son sourire.

Il se montre toujours par le sentiment de la paix intérieure.

Et quand l’amour y est associé c’est aussi la joie et la compassion pour ceux qui voient ce visage.

Se priver du sourire ou être priver de sourire c’est faire de son visage, de son identité une mer sans eau, un ciel sans soleil, c’est à dire effacer ce qui est vivant et n’avoir qu’un visage en pierre de statue.

Et ce qu’il y a de merveilleux c’est que le visage qui sourit apporte plus encore à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Quand un sourire s’éteind, c'est comme un nuage qui assombri une plage ensoleillé : l’âme devient terne, l’ombre retiens la lumière et refroidi ceux qui étaient sous sa lumière, c'est la tristesse.

Au point que c’est l’autre qui peut vous redonner ce sourire perdu, après tout, les nuages passent et le soleil revient toujours.

Deux personnes se croisent, elles ne se connaissent pas et pourtant si l’un sourit l’autre lui rend la pareille, le sourire appelle le sourire parce qu’il reflète la vie et l'esprit qui s'y cache, ce reflet donne autant qu’il reçoit.

Quand on est contrarié on ne veut surtout pas sourire, incompatible avec le reniement que l’on souhaite quand on se repli sur soi même, vexé ou fâché.

L’ennemi de cet état est le sourire, un sourire peut ébranler bien des contrariété puisqu’il parle sans parler, il donne sans retour, avec un sourire les armes peuvent tomber et les larmes bouleversent celui qui était fermé dans sa cœur, bien décidé à ne plus jamais sourire à personne, même pas a lui même.

Sourire représente un effort physique minuscule cependant le plus gros effort pour sourire c’est d’éliminer les mauvais poids du coeur, de s’oublier, d’oublier sa fierté ou son orgueil car pour eux le sourire est une faiblesse inacceptable.

On parle beaucoup des larmes elles se répandent et attirent l’attention mais elles finissent par sécher alors que le sourire même passé peut marquer un cœur pour l’éternité, même les morts sourient, parfois, mais sans paix, les visages se crispent, tandis que le sourire soulage.

jeudi 16 mai 2024

Corps à coeur

Corps à cœur

Parfois écrire fait du bien 

parce que ça procure, 

à celui qui s’exprime, 

le soulagement d’un poids qui s’en va qui sort d’un cœur trop lourd.

Mais parfois la douleur est si grande qu’aucune main ne peut tenir cette plume de plomb, la main tremble et reste vide de tout mouvement.

Alors ce qui n’a pu être coucher sur le papier continue de tourner en boucle dans le coeur déjà détruit comme les lames d’un hachoir qui détruit tout ce qui dépasse, vous laissant lisse et sans relief triste à mourir, un sol désert.

Quand le corps souffre c’est difficile, on a mal, mais quand c’est le cœur qui souffre rien ne peut le consoler, il est brisé comme si il avait été dur.

Les cœurs de pierre n’ont pas de cœur et pourtant les cœurs brisés sont les plus tendres, paradoxe de fragilité qui ne résout rien à ce qui peut ronger un cœur.

Si l’âme du cœur était un corps il serait dans cette situation comme prit au piège dans un buisson d’épines, bouger c’est souffrir et s’arracher un peu plus aux ronces de la douleur, vouloir en sortir parait impossible sans y laisser des lambeaux de peau et de chair, cette métaphore est la même pour le cœur esprit mais il est bien plus intolérable que lorsque c’est un corps qui souffre car le corps peut toujours avoir le recours du cœur, on peut avoir une jambe cassé mais au fond de soi se sentir bien, mais si c’est le cœur qui est touché où trouvera t il sa consolation, le soutien et l’apaisement de ce qui le déchire?

Et bien il n’y en a pas.

Le cœur doit aller au bout de cette expérience terrible de se sentir comme jamais seul au monde avec son chagrin pendu à son cou, jamais il ne se détache, jamais il ne s’allège et plus le temps passe et plus la souffrance grandit, personne ne sait où elle veut l’emmener, c’est un drame à la pensée tragique, j’ignore si un jour je pourrai écrire autre chose que cette misère qui empoisonne ma vie mais au moins à la fin des fins, même si je n’ai plus d’espoir, ayant été tissé dans l’espérance, elle ne me quitte pas mais m’éprouve si ardemment que je m’étonne que mon cœur n’ai pas encore éclaté comme une bulle de savon.

Mon espérance veut tuer l’espoir en moi pour être sûr de moi et me faire confiance mais je n’ai pas connu supplice aussi éprouvant.

J’ai gravit des montagnes, traversé des plaines, goûter à l’eau du ruisseau, entendu le vent dans les forêt où chantent les oiseaux, mais aujourd’hui je suis proche de devenir sourd muet et aveugle tant la destruction est mon plat quotidien.

Avec mon cœur malade je ne pourrai plus apprécier ce que la vie propose de bon, de saint, d’épanouissant

Mais heureusement à la fin il y a le triomphe, si il venait je ne le reconnaîtrait même pas car le succès, la facilité, la vie douce je ne les connais pas.

mercredi 8 mai 2024

Les Voitures


Les voitures 

Ha on les aimes nos voitures.

On compte sur elles à chaque instant pour allez ici ou par là, en solo ou avec du monde.

Mais elles sont fragiles nos voitures, on les laisse dans le froid, sous la pluie, brûler sous le soleil de nos envies. Si vulnérables quand vient la nuit, dans l’ombre le voleur surgit.

Apres tout ce n’est qu’un tas de ferrailles et de plastiques qui ne se plaint pas et ne la ramène pas.

On s’en passe ou pas, 

on la nettoie et on l’encrasse.

Ma voiture à moi elle est à la casse sous des montagnes de cadavres de fer plus besoin de la clé pour la faire démarrer, un tapis de rouilles et de poussières oxydés souffle son acier pour me remplir le nez et salir mes poumons pollués.

Si notre vie n’était qu’une voiture ou qu’une voiture était une vie, au parking ou sur l’autoroute, tournant en rond sur le périphérique sans respecter aucunes limites.

Sous les flashs, les amendes, j’accélère et je pars en trombe.

Une voiture n’a rien d’ésotérique elle nous transporte où l’on veut aller et elle nous oublie dès qu’on est garé sans payé les amendes tombent pour la ferraille : il faut payer.

Un papier lui donne son âme, une carte grise en bon et dû forme, elles sont inséparables, pas de réforme.

Sur cette terre mon corps se perd,

si comme une voiture sans carte grise, mon âme se détachait de son véhicule pour errer sans frais sur des routes deglinguées.

Au ciel, la préfecture m’a donné ma carte et le droit de conduire ma vie dans une vieille occasion, un véhicule bizarre qui a perdu toutes ses options.

Mais les routes sont mal entretenu, de nids de poule en crevasse, je tente de conduire, de me conduire comme il faut mais du verglas a eu raison de moi et ma voiture a fini dans le décor d’un spectacle sans public sans technique sans intérêt.

J’ai retrouvé ma voiture à la casse pas de soins palliatifs une grue immense et cruelle est en train de la dévoré pour en laissé que des miettes mais heureusement pour moi j’avais gardé ma carte grise dans ma veste.


La Trinité

La Trinité C’est un carrefour bouillonnant, dans un sens, les voitures, dans un autre, les passants. Les gens se croisent et se mélangent, ...