Mon dieu
Mon dieu, la charge que tu me donnes est trop lourde.
Chaque jour tu m’en rajoutes,
chaque jour je m’enfonce
et je désespère.
Je suis faible et tu le sais alors pourquoi cet excès sur moi ?
Pourquoi toujours plus
alors que je ne peux que moins ?
Mes forces sont parties,
elles ne reviendront pas.
Comment savoir quoi faire ?
quoi dire ?
tu me laisses seul dans ma détresse.
Où cela me mènera t il si ce n’est à la folie et elle s’est déjà emparé de moi ?
Mon esprit est figé comme l’huile dans le froid, opaque et dur. Il n’y a plus la suavité de tes paroles qui venaient à moi au temps de la joie et de la liberté, je ne suis ni mort ni vivant, je suis perdu, mon regards cherche où aller mais il n’y a aucune lueur qui pourrait me guider pour sortir de ce trou où je suis écrasé
par tout ce que tu déposes sur moi.
Tu ne me laisses aucun répit, chaque événement qui arrive est une nouvelle gifle qui m’accable et m’humilie devant toi, je suis certainement responsable de tout cela mais la vérité c’est que tout ça m’échappe, le sens des choses, de la vie de ma vie dont j’ai honte, pendant que je me plaint et gémit d’autres luttent pour rester en vie quand moi je déteste la mienne. Oui j’ai honte de mes lamentations quand mon coeur s’ouvre il ne veut que crier gémir et se lamenter : quel enfer !
Comment ne plus souffrir, comment vivre sans souffrir continuellement ?
Je n’ai pas le début d’une réponse je reste immobile comme un lapin prit dans les phares. Mais qu’est ce qu’il m’arrive, je n’y comprends rien et j’en ai si honte.
Alors que je ne suis rien, rien qu’un être humain comme des milliards qui ont vécu sous tes yeux, ma façon d’être honoré est d’être humilié constamment, sans cesse, je n’arrive pas a nager dans ce monde et ta main me maintien sous l’eau, quel est ton but ? Si je le connaissait je t’aiderais, je souffrirait moins car je comprendrais, mais cela n’a aucun sens et je suis hagard, hébété par une ivresse maudite d’une souffrance sans conscience, un tourbillon insaisissable, toujours seul au dedans de moi portant avec moi et partout ce malheur profond.
De tout ce que tu as mis sur mes épaules je ne le ferait porté à personne d’autre, j’ai dit et je le tiendrai quoi qu’il arrive ma parole je ne me rebellerais plus contre toi comme je l’ai déjà fait, si bien et si mal, mais je ne savais pas que tu me prendrais au mot et que tu permettrais de faire peser sur moi une charge si grande dont l’intensité ne baisse jamais, quelle folie de te défier, mais cette folie est peut être un début de sagesse mais pour cela faut il d’abord consommer toute la défaite pour espérer une victoire, cette victoire qui ne peut être que la tienne car nous disons bien « à toi le règne, la puissance et la gloire. »
Ces mots prononcés avec tellement d’habitude ou de nonchalance sont en réalité terribles !
Pour mieux nous rappeler que pour nous, sans toi ou contre toi, il n’y a que esclavage, impuissance et humiliation pour l’autre monde.
Alors moi je suis où ? Je vais où ? Pourquoi tardes tu ? Le fruit n’est il pas encore mûr que tu ne le cueilles, n’attends plus au risque qu’il pourrisse sur sa branche et ne meurt : saisi le !
Saisi moi
et réjouissons nous ensemble ?

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