mardi 16 avril 2024

Attendre





Attendre que ça passe et c’est toute ma vie qui y passe.

Que faire ?

Me lamenter ? Je n’arrête pas

Comprendre pourquoi ? Ça n’a aucun sens

Me battre ? Mais contre quoi

Me rebeller ? Je l’ai fait à mes tords

La colère ? Je n’en ai pas la force ni la nature

Cherchez bien et, comme moi, vous ne trouverez pas.

Alors j’attends.

La seule chose que j’affronte et que je connais c’est le temps, et à cette heure il est cruel.

Sens, intelligence, volonté, force, des qualités formidables, elles m’ont toutes quittées et sont introuvables?

parceque le seul moyen de m’en servir serait d’en posséder au moins une mais toutes m’ont fuit.

Alors j’attends sans rien comprendre.

Et surtout sans chercher à comprendre car cette lutte est démesurée et épuisante.

Ma foi dans tout ça ?

Je fais l’expérience qu’elle n’est pas sensible. Elle n’est pas affecté par tout ma chute sensorielle, elle est présente et regarde en face mon boulversement sans jugement sans humeur, c’est étrange.

Mon âme ne combat rien, elle ne combat pas, son existence est sa présence et elle ne peut rien sur mes sens, juste s’assoir à côté de moi me rappeler qu’elle est là mais c’est tout.

Pas de magie ou de guérison spectaculaire, mon âme est une main chaude et douce qui me tiens la mienne pendant que je souffre et me débats.

Elle aussi elle attends 

Mon âme habillé d’espérance

Mon corps immergé de souffrance.

Quand arrivera ce que j’attends alors que je ne sais même pas ce que j’attends. 

Si ce que j’attends devait venir le reconnaîtrais je ? 

Peut être passera t il à côté de moi 

et comme c’est un mystère je ne le verrai même pas passé à cause de ma faiblesse ?

Je ne guérirai jamais, ma prison chimique sera ma tombe, où j’irai dans l’indifférence, la même que celle de mon attente.

Il est difficile de saisir ce qui se passe dans un esprit comme le mien, non pas qu’il soit brillant mais au contraire rabaisser plus bas que terre, chaque jour mordre la poussière, être giflé par l’inconnu et frémir de voir le monde.

Un esprit sans envergure, sans rêve, sans espace et liberté.

La meilleure aide n’est pas d’être bousculer, la seule chose que j’ai vu fonctionner c’est d’attendre.

Mais cela ne permets que d’avancer jour par jour sans se projeter plus loin.

Comme dans toutes les souffrances, on attends que cela se passe, parce que le vivant même en danger espère.

J’attends aussi l’espoir, 

je ne le vois pas 

mais j’ai l’espérance par mon âme et je crois qu’elle me tiens en vie à bout de bras, mon visage entre ses mains chaudes et douces, alors j’ai confiance mais mes sens me disent tout est perdu, il est temps d’en finir.

J’ai dit et je le tiendrais je ne ferai rien, je ne me rebellerai pas mais la route est terrible et je suis sur ce chemin qui me rend fou l’âme fier et le cœur abattu. Comme une brindille dans le vent, un bateau en papier dans le ruisseau qui descend au fil de l’eau sans savoir où il va et incapable de rebrousser chemin, alors je file, comme mon temps file.

Quand j’étais bien en fait j’étais malade et maintenant que je me soigne je me sens mal.

Comme disait Napoléon

« La mort n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours. »

En fait je panse que je fais tout de travers. 

La cause et la conséquence 

sont en moi, je cherche des réponses là où il n’y a que des questions et je m’interroge sans cesse sans trouver le repos.

Rien ne se répare dans mon cœur brisé rien ne s’élève dans mon esprit abattu. Je suis plus rien.

Comment en vouloir à ceux qui voudraient m’aider, ils en sont incapables comment pourraient ils résoudre ce dont je suis incapable.




Mon commencement


 

Je ne suis pas de ceux qui d’une vie ordinaire reçoive la révélation à un âge où l’intelligence est déjà là. Ils perçoivent clairement l’appel et la présence de Dieu et peuvent ainsi se souvenir avec conscience de ce moment.

Pour moi, il n’y avait pas d’évocation de Dieu, ni même un quelconque intérêt pour les choses religieuses. Ma famille était comme bien d’autres, préoccupé par les réalités matérielles, ce qui n’est pas mal en soi, et d’ailleurs c’est pour des contingences matérielles qu’ils m’envoyèrent dans les bras de Dieu sans le savoir.

J’avais 5 ans, et on me plaça chez les sœurs dans une école catholique sur les hauteurs de Conflans STE HONORINE, devant l’église St Maclou et au milieu d’elle la Tour Montjoie où nous récupérions les os des chauves souris mélangés au sol et à cette terre battue au parfum moisi et humide des vieilles pierres.

C’était donc parce qu’il donnait un goûter et qu’il me gardait jusque 18h en étude que ces avantages pratiques me précipitèrent chez les bonnes soeurs. On y trouve ici aucunes motivations religieuses, vraiment aucunes. Pourtant l’école était Place de l’église, nommé école Saint joseph avec une communauté de soeurs qui faisait tout sauf enseigner.

Quels bonheurs que ces bonnes soeurs, je ne sais plus de quelle congrégation ou communauté elle dépendaient, elles étaient habillées de plusieurs variantes de bleu. Malheureusement aujourd’hui sur le site web de l’école il n’y a plus aucunes allusions aux soeurs qui partageaient nos journées ainsi les symboles catholiques ou chrétiens, lentement, s’estompent comme si ils avait revêtu une réputation coupable ou nuisible, n’ayant jamais existé.

Mes journées étaient merveilleuses ma mere ou mon pere me déposaient à 7:30 environ, premier arrivé devant cette porte aux barreaux robustes et je restais là tout seul sur les 3 marches humides avec mon cartable plus grand que moi et j’étais heureux.

La connaissance, les copains, l’ébullition d’une ecole vivante, et la douce présence des Soeurs qui nous encadraient et nous recadraient ayant Jesus comme référence dans toutes leurs paroles et tous leurs gestes : délicieux. Et puis peu à peu les copains arrivaient et pour moi c’était une fête sans mesure. Tout était possible, tout était vivant, euphorie et enthousiasme remplissait la journée.

Elle se terminait par l’étude jusque 18h, après toutes ces heures divers et variées, après les récréations, les jeux, les mises en garde des soeurs pour mieux se comporter car on faisait n’importe quoi, les copains partaient à 16h30, et on se retrouvaient une poignée pour rester dans une salle de classe pour l’étude, silencieuse où chacun faisait ses devoirs des cours reçu le jour même, ainsi le travail était fait et notre liberté d’enfant pleinement disponible, j’allais enfin, tout fier, retrouver ma mère car c’est elle qui venait me chercher dans sa petit voiture qui sentait l’huile et l’essence, cette voiture était pour moi une limousine, j’ouvrais la capote et me dressais dehors les cheveux dans le vent comme un roi descendant le rubicon, direction la boulangerie du bas de la rue, achète le pain pour le soir, mais j’y voyais une occasion inespérée de garder la monnaie pour mon butin, des bonbons qui me tentais, brillaient de couleurs explosives : irrésistibles.

10 francs, elle m’a donné la grosse pièce, je ne tiens plus, folie, je suis riche et bientôt ma bouche pleine, je ramène le pain, et la monnaie ?disparue. Envolée enfin transformé en sucre craquant, doux et exaltant, cependant je me sens de plus en plus coupable, ce rapt n’étais pas permis et ma mère m’engueule, j’ignore comment je défendais mon forfait mais ça arrivait à chaque fois et ma mère se lassait et comme elle était au volant, compliqué de m’en coller une ou de me tirer les cheveux juste à côté de l’oreille (sa spécialité). 

Alors je m’en souviens et je souris, c’est bon l’enfance, les bêtises ne viennent pas du mal mais de la fraîcheur.

Et donc un jour, de ces journées uniques qui passait comme les autres, après le matin, le repas du midi dans la bruyante cantine, et après s’être défoulé dans la cour, on nous faisait faire une petite sieste dans la chapelle de l’école.

Imaginez une cinquantaine d’enfant haut comme 3 pommes aligné comme des sardines sur de petit lit de camp, en quelques minutes tous s’enfonçait dans la pionçe, il’n’y avait que les sons désordonnés des respirations des enfants, comme si un buffle dormait, calme et profond était ce souffle. Moi même, je n’arrivait pas à fermer les yeux, sous mes paupières ils s’agitaient et ne tenais pas en place, alors dans cette ambiance neutre, mon petit corps se redressa tout net comme si j’avais entendu un bruit sourd, les deux mains cramponnées au lit de camp, la tête bien redressée je la tournai sur ma droite, pensant sans raison qu’il y avait quelque chose, mais il y avait quelques choses, se dégageant de la myriades de vitraux qui constituait le mur de la chapelle une forte douce et chaude lumière se posa sur moi comme un vêtement lourd un grand manteau épais, tous ces éclats de lumières ne faisait aucun bruit mais mon cœur compris « je suis là ». La lumière était partout mais je la sentais exclusive, comme si elle n’étais là que pour moi, sans raison, sans but, sans message, seulement un instant et désormais, un évidence s’est gravé en moi profondément : je ne serai plus jamais seul. Tandis que je recevais ces rayons qui en était qu’un seul, une voix retentit : « non non non il faut dormir, allez couches toi ».

Être un enfant à beaucoup d’avantage, cet expérience ne m’a ni troublé, ni inquiété ni tourmenté de mille pourquoi ici pourquoi ça, toute ma vie était resté totalement ordinaire, j’ai continué de piqué la monnaie de ma mère pour me prendre des bonbons en cachette, fier, premier de la classe, à vouloir toujours être le premier, quitte à coller une droite à un copain.

Un jour, nous étions en fil indienne pour entrée dans la classe, et il y en avait un avec qui on se battant tout le temps, il voulait être le premier, et moi aussi, alors on se poussait l’un l’autre pour être le premier de la file et sans cesse on arrêtais pas de ce voler la première place, et là j’en ai eu marre, la colère est monté, et je lui colle une droite. Il saigne du nez et tout le monde me tombe dessus.

Évidemment parent convoqué, sermont, punition, mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que dès que mon poings s’est levé, déjà je le regrettais, ou du moins quelques chose en moi a eu de la peine de ce poings levé au moment où.

Et j’avais beaucoup plus de regret d’avoir contrarié ce qui étais au fond de moi ce quelque chose de bon et d’inconnu, plutôt que les sermons, punition, et mauvaise réputation. 

Voyez plusieurs décennies plus tard j’en parle encore c’est bien la preuve que ce que j’ai fais ce jour là je le regrette encore, ce n’étais pas digne du cadeau que j’avais reçu.

C’est cela le message du pardon des péchés, sans pardon, chaque péché est accrocher à nous et ils sont un obstacle pour s’élever et grandir.




Disparaitre

 







Comment faire pour disparaitre ?

Ma vie est un misérable reste du vide intérieur qui me ronge.

Une sorte de carcasse fantôme.

Je ne supporte plus de me voir, de me savoir, de m’entendre ou de me vendre.

Je ne peux pas ignorer ce qui me fait si mal parce que je n’ai que ça, 

et c’est la dernière preuve que j’existe.

Je ne suis que catastrophe, la tête sous la cloche qui me frappe quand elle sonne, et tout le jour elle sonne et toute la nuit je m’étonne, endormi, si ce n’est qu’un début qui n’en fini plus je ne vois pas le chemin, je ne vois pas quel intérêt d’ avoir si mal.

Le sommeil n’est qu’un faible répit quand le jour vient, c’est fini.

Au réveil je prends sur moi tout ce que je n’aime pas, tout ce poids, et je soupire : encore une journée, encore des claques, encore des expériences désagréables, des joies sans elles, des tristesses plus fortes encore, plus lourdes et il faut avancer, pas à pas, de poids en poids, de violence en violence et du vide en puissance.

C’est cela mon fardeau.

C’est quoi la maturité d’une vie, la plénitude, l’épanouissement ? 

C’est un monde étrange, exotique, je n’y mettrais pas les pieds mais mon cœur en rêve, c’est quoi être heureux ? Oublier ce qui fait mal, et sentir la liberté grandir dans ses entrailles, je ne peux que l’imaginer, le bonheur est une image pour moi, une chose que certains exposent que d’autres vivent mais je ne suis ni l’un ni l’autre, le bonheur me regarde de loin et il garde ses distances comme si m’approcher le détruirait avec mon esprit détruit et mes forces perdues.

Certains ont le vertige et quand ils montent en hauteur une grande angoisse les envahi, ou quand on va sauter d’une hauteur on préfère ne pas regarder en bas, un vacillement traverse comme un éclair votre ventre, pour crier attention Danger!

Cette sensation est permanente chez moi, je subi un vertige quotidien, 

que j’aille du salon à la cuisine ou du bureau à la chambre, c’est épuisant.

Tout cela est incompréhensible, et invivable.

Comme j’aimerais en être délivré, 

que tout s’efface et que je disparaisse.

Dans un souffle, un vent léger sans conséquence, qu’il m’emporte loin de tant de souffrances intérieures permanente et qui ne se repose jamais. Etre oublié et m’oublié, mourir de n’avoir pas trouver la sagesse, elle m’a éprouvé mais je n’ai pas obtenu sa confiance, si même la sagesse ne s’intéresse pas moi, qui le pourra ?

Je crois même que j’ai peur que mon cas s’arrange, je suis effayé car le bonheur me semble si inconnu maintenant que j’en ai peur.

Je suis un petit rongeur dans un trou et j’y reste, 

en sortir et je serai poussière.

Qu’est ce qui compte vraiment ?

On mesure la douleur si bien qu’elle compte, pourtant tout ce temps qu’elle dévore est perdu.

On compte ce qu’il y a en plus et on compte ce qu’il y a en moins, et pourtant rien ne change, le compte n’est pas bon. Compter me fais voir la valeur que je perd, sans comprendre 

l’ enjeu de ce qui se passe.

Ma vie est dans son passif, sans contrôle et sans récompense, un couloir à la fierté honteuse, sans fenêtre, pas de vu sur mer, au loin pas d’horizon, le brouillard, j’avance à tâton, petit pas par petit pas, c’est si lent et encore plus quand on ne sait pas où on va.

Les moments de la vie où l’on a une énergie exceptionnel sont si vite passés, quand on est dans ces moments on ne réalise pas la valeur de ce qui paraît naturel et quand on décline on a même pas la force de s’en souvenir et dans la mémoire ils ont disparu, effacé ou caché, plus d’aucune utilité. Ce qui était bon hier l’était pour hier et maintenant, affaibli, les souvenirs ne seront d’aucun secours et plutôt des amplificateurs de douleur, provoqué par les regrets, l’amertume, la perte de repère pour finalement comprendre qu’hier est parti, que maintenant est vide et demain une angoisse.



dimanche 31 mars 2024

Comme tu es grand


 

Comme tu es grand

Oh oui je suis petit, faible, dénué d’intelligence, couvert d’impureté et d’impatience, criant des supplications réclamant la pitié de Dieu sans jamais en recevoir le soutien, restant abattu et décourager.

Mais de là où je crie je m’aperçois que ce qui fait mal, la douleur, la peine, la fatigue, l’usure, la lassitude m'a permis de comprendre enfin.


Un seul est grand, un seul est fort, un seul est juste et bon et quelques soient les douleurs et ce que l’on pourrait appeler le mal de la souffrance me fait réaliser dans un vertige incroyable que seul Dieu est puissant, il est la puissance, le règne et la gloire sont pour lui car il est le seul a en être digne et sa grâce est de la partager avec nous.


Alors je comprends que le mal, ce qui est mauvais, l’antique serpent, et toute sa progéniture, sont moins que rien et ce dont j’ai peur n’est pas de la souffrance ou du mal mais véritablement de contrarié Dieu.

Le mauvais se moque de nous, méprisant l’amour alors qu’il est ridicule. Se prenant pour Dieu, il fut précipité aux enfers.


Mais toi, Ô Dieu, quelle puissance tu as sur nous quand on apprend a voir avec tes yeux.


La crainte de Dieu est bien plus vitale que la peur du mauvais qui est cruel et superflu, quoique j’eusse à souffrir ce qui compte c’est de craindre Dieu. L'adoration de celui qui est parfait, se mratique dans la fermeté et la loyauté car dans le mystere des épreuves on peut alors prouver sa fidélité au vrai Dieu, en tenant bon, en preservant avec courage le précieux lien qu’il a créé entre nous, il est celui qui souffre avec moi tandis qui je ne suis rien, et si c'est ainsi je voudrais l'être pour toujours.


Si Dieu était comme nous, orgueilleux ou égoïste, ne cherchant que sa propre satisfaction au détriment de tous, les cieux resteraient fermés. Nous, avec peu de pouvoir nous faisons beaucoup de mal et Dieu avec une si inimaginable puissance nous donne son fils quitte à être bléssé en retour, Jésus est alors comme ami, comme un égal pour que nous soyons élever a lui comme des semblables.


Mais qui peut prétendre cela ?

Nul n’égale Dieu et pourtant il nous veux comme des égaux pour être totalement en lui et lui en nous et pour cela on doit sortir de nous même en oubliant les peines le visage rempli de lumière et adoucit par sa candeur.


Alors tout devient simple, quelques soit la cage où l’on est enfermé, 

oui on tourne encore et encore, tel cet animal, capturé pour sa valeur, on peine et c’est incompréhensible, mais Lui voit tout, alors quelle importance à cette cage ? 

Elle n’est que la manifestation de nos frustrations et il est peut être plus terrible de vivre dans la joie, le confort et l’abondance car ceux qui aiment leur vie y sont attachés comme à une pierre tombale elle ne leur offrira pas la liberté d’une âme qui s’envole formé par la crainte de Dieu et par la fidélité surtout dans les difficultés.


Malheur aux orgueilleux il ne verront pas Dieu, quand leurs cris viendront il sera trop tard, il leur dira "qui es tu ? Je ne te connais pas"

Pleures donc, toi qui cherches la vérité, comme un rempart, un refuge, dessèche tes yeux par des torrents de larmes de n’avoir pas su aimer, ton ego s’effondre et ton coeur brisé, ton esprit abattu attisent l’ardeur de l’amour du Père sur toi, et ut recevras sa faveur.


Ta précieuse âme s’envolera sans pesanteur tandis que les autres seront piégés par eux même par leurs trésors d’orgueil, ayant gaspillé le don pour en faire une dette insolvable.


Et c’est le cas pour les choses matérielles mais combien plus pour celles qui sont spirituelles.

L’obésité est la même : morbide

La sobriété est un chemin plus raide plus soumis et contrait et pourtant ce chemin est chemin d’affranchissement et de libération, souviens toi de la croix.


Ceux qui disent il faut profiter de la vie ignorent qu’il se condamne en choisissant la facilité et la désinvolture, les plaisir qu'ils cherchent et trouvent dans la création, sont disponibles non pas pour en abuser mais pour montrer qui on est selon nos choix faces aux dilemmes.


Car tout les manques de la vie, en restant fidèle, c’est Dieu lui même qui viendra les combler avec puissance et quand sa puissance vient notre faiblesse augmente mais qui peut la supporter ? 


Celui qui gémit et souffre de voir à quel point il est loin de Dieu ?

Seul Dieu peut nous amener à lui car par nous mêmes nous en sommes incapable et dans une tendresse infini il le fait avec notre « OUI » libre.


La cage ne fait pas de nous des prisonniers elle fait grandir notre désir d'être vivants et très bientôt libres, 

parce que nous avons de la valeur et du prix à ses yeux

L'invasion des distractions faire grandir. la distance et la capacité à rencontrer la transcendance, et c'est notre malheur aujourd'hui.


Combien de temps jusqu’où ?

 





Combien de temps jusqu’où ?


Mes forces commencent a me manquer, celui qui est plus fort que moi ne m’aide pas.

J’en suis au point de ne pas comprendre de ne pas comprendre, je n’entends rien, ne voit rien, ne fais rien, je n’ai envie de rien tout semble inutile, et mes repères ont tous disparu. De temps en temps des pensées de ma mémoire ou de mon imagination viennent me piquer,  

me tenter, détourner mon attention pour me détacher de moi au moyen du dégoût.

Sans soutien et sans aide, sans guide  ni appui, tout se volatilise, j’ai autant de consistance qu’un gaz, isolé et mis a l’écart. Les médicaments ont endormi l’espoir, ils l’ont même fait disparaitre parfois et je marche sur un fil dans une insécurité totale qui ne m’effraie pas mais me ronge et use le peu de moi qui reste de moi.

Je pourrais faire 2m et 150 kg qu’a mes yeux je serais de la taille d’un petit pois. Si négligeable. Aussi petit que le monde est grand, si misérable devant la gloire de Dieu, mon temps est passé, je n’ai plus rien à apporter, ce que j’ai à donner est vide.

Je n’ai aucune intuition ou inspiration, du fond de mon âme, rien ne vient, rien ne brille rien ne m’éclaire pour sortir du brouillard ou faire de bonnes choses je suis définitivement perdu comme handicapé incapable de changer quelque chose.

Je me vois seul dans un bateau en pleine tempête sans réaction sans peur sans émotion, que le bateau se renverse ou pas : c’est pareil. 

Qu’est ce qui a de l’importance ? 

Je l’ignore.

C’est difficile d’être une peluche.

Comment comprendre que tout m’est autorisé mais que rien ne m’est  permis ?

Ce qui pourtant me fait tenir c’est l’abandon total à celui qui est plus fort que moi, je ne controle plus rien et le temps me pèse, je ressent sa pesanteur à chaque instant.

De mes yeux et de mon coeur je ne perçois plus rien, je me dis que le temps est très proche pour enfin m’arracher à cette vie dans laquelle je ne suis plus vivant mais déjà mort.

C’est si long d’attendre sans comprendre je préfèrerai comprendre sans attendre.

Je ne m’effraie pas, je ne me rebelle plus, je, je, je, emprisonné au dedans et invisible au dehors.

Je suis fatigué et mes forces sont bientôt nulles, je ne résiste plus, 

que faire ? Comment sortir de l’ennui ? Ma vie était dans un verre mais il s’est renversé et ce qui était vivant au dedans s’est répandu et dispersé entre les lattes du parquet dans le sable poreux des fondations qui absorbent tout.

La vie est si courte.

Sans capacité d’initiative elle devient encore plus maigre jusqu’a disparaitre.

Les souvenirs ne m’apportent aucun soutien de tout ce que je peux me souvenir cela ne me procure ni sentiment ni sensations car je sais trop qu’ils ne sont plus et qu’ils sont enfermé dans mon passé.

Et le tourment des temps a venir me narguent.

Je pense que je ne pourrais pas tenir longtemps sans qu’intervienne la providence. Je suis trop las, pas par une grève de la faim mais une grève de la vie. Tout est fichu. Tout ce que je suis sort de moi en me laissant en ruines. C’est trop dur. 

Mon heure est venue, je ne sers plus à rien, je serai nu devant toi mon Dieu.

Comme j’aimerai me reposer, me réveiller dans la joie pour vivre dans la liberté et la paix, être vivant tout simplement et rempli en abondance, devenir cet arbre planté près d’un ruisseau, dont le feuillage ne meurt  jamais et qui de ses racines, grandit et donne du bon fruit en son temps.

J’aurai voulu ça, oh oui comme j’aurai aimé vivre cette vie comme ça.

Mais ce n’est pas ce qui m’est arrivé et plus j’avance plus je diminue, plus je suis faible et maintenant je suis soumis aux gifles de toutes sortes. Sans rien dire je prends les coups et le temps est le même, lent, pénible, douloureux voir corrosif.

Pourquoi naitre rempli de rêves et finalement être dissous et détruit sans gains sans oeuvres, 

cela n’a aucun sens ?

J’ai l’impression d’être dans un fauteuil d’attente devant le bureau d’un haut responsable, en attendant mon tour sans être capable de savoir quand la porte s’ouvrira pour m’appeler, ni pour quelle raison je suis là. Je suis inquiet et je m’angoisse car mon sort n’est plus entre mes mains et je ne sais pas ce que l’on veut de moi.

C’est pour ma levé d’écrou.

Ma vie a comme été hypothéqué, préempté, elle ne m’appartiens plus et celui a qui elle appartient n’en fait rien pour le moment. 



La Trinité

La Trinité C’est un carrefour bouillonnant, dans un sens, les voitures, dans un autre, les passants. Les gens se croisent et se mélangent, ...