mardi 16 avril 2024

soldat sans bataille



Soldat sans bataille, 

général sans armé

Tombé dans une faille

Je ne suis pas né


Mes entrailles éventrés

L’esprit dévoré

J’ai perdu mes sens

Oublié ma naissance 


Je rêvais que sur des chevaux

Mon âme galoperait vers le ciel

Cherchant à grandir comme il faut

un silence fait d’étincelles 


Je cherchais la sagesse 

Mais par où la trouver

Ruiner par ma faiblesse

Dis moi où la chercher ?


Cherche le trésor fiable

Même si il est bien caché

je cherche cette introuvable

Sagesse où te chercher ?


Par où commencer, sagesse ?

Il y a tant d’obstacles 

Ma vigueur est paresse

Si vite la débâcle


Et une lumière dans les ténèbres

Avant que la nuit s’achève 

Dévoile une fin moins funèbre

Cette victoire est si brève 


Les oiseaux m’appelaient 

Vient avec nous là haut

Mais mes ailes lourdes comme pierres disaient 

Pas aujourd’hui le vent sur la peau


J’entendis alors leurs cris claquer l’horizon

Tandis que je restait seul sous pavillon

Seul mon ombre s’accrochait à moi

Et la sagesse je ne la trouvait pas




Pourquoi vivre ?


 

On ne fait que regarder passer le temps, jour après jour, bon ou mauvais, on y peut rien et le temps ne peut rien pour nous. C’est inexorable chaque jour des hommes et des femmes se réveil à l’aurore et renouvellent leur routine quotidienne alors que c’est leur dernier jour, car à attendre il finit par venir sans s’annoncer, le soir de ce matin là ils seront mort.

A quoi bon s’inquiéter puisque le pire est sûr. Mais le pire, est ce la mort ou de vivre sans s’en rendre compte ?

On reçoit le souffle de la vie à la sortie du ventre de nos mères, le premier souffle nous déchire une membrane dans les poumons alors le bébé cri de douleur et c’est un cri de vie pour les médecins. Et la maman est rassuré, pas pour longtemps.

Elle n’aura que de l’inquiétude si elle n’est pas indifférente à l’enfant et lui chaque jour il grandira et prendra des forces et de l’assurance au point de renier sa chair pour mûrir avec son âme sœur guidé par l’amour, mais pas pour longtemps, rapidement la passion s’étiole, les reproches arrivent et on se quitte en peu de temps et pour ceux qui reste unis ils le sont par peur, lâcheté, cupidité, mais ce n’est pas l’amour qui est concerné car le temps aura suffit à désordonné ce qui était fait pour l’ordre comme un ordre naturel, l’ordre de l’amour, un ordre qui permet d’être à sa place et de ne jamais être frustré.

C’est une perversion que de se priver soi même de ce qui peut nous être bénéfique pour des motifs ignorants l’amour.

Mais on ne peut freiner le temps ou l’accélérer, alors pourquoi a t il une influence si grande sur nous alors que nous n’en avons aucune sur lui.

Par quel principe ?

Plus on souffre et plus le temps est long, et plus on se réjouit et plus il s’envole comme une poussière dans le vent.

Pourtant c’est la vie qui est en jeu, puisqu’à la mort le temps s’arrête pour le défunt et commence ce que personne n’a jamais pu raconter, dans une dimension de temps inconnue et certainement bouleversante.

Alors je pense à la prière.

Cet un moment où on peut interagir avec le temps et s’en détacher.

Que celui qui n’a jamais prié s’y mette ! Et alors la relation au temps change, ou bien est ce le temps qui change pour récompenser la prière comme un ami du temps et qu’il lui laisse ouvrir une dimension à part, une voie mystérieuse entre temps qui avance et temps qui se perd, 

y a t il un temps pour la prière ?

Pas un temps que l’on utilise que l’on occupe, mais un temps qui lors de la prière ouvre de nouvelles frontières de nouveaux espaces ?

Dans notre monde scientifique et athée ils ne peuvent pas entreprendre de recherche sur ce qu’ils réfutent, qu’il ne perçoivent pas par leur sens. Comme un cuisinier qui voudrait préparer un plat sans ingrédients sans ustensiles et sans feu. Parce qu’il ne les voit pas pourtant il sait mais en est incapable.

Toute la science travail sur les conséquences alors qu’elle devrait percevoir ce qu’elle ne voit pas par l’intelligence pour ensuite mettre ses découvertes au service de l’humanité, je suis sûr que ce qu’il y’a de plus grand et de plus bénéfique pour l’homme a été ignoré alors que l’on passe devant tous les jours.

Puisque tout est au dedans, l’écologie fait les même erreurs, si le coeur de l’homme est pourri, la terre se pourrira, se flétrira pour enfin mourir.

Alors que si le coeur de l’homme se purifie il est évident que la terre redeviendra saine et donnera des fruits merveilleux. L’écologie dit les comportements, la consommation, le mode de vie détruisent l’écosystème alors elle nous culpabilise individuellement pour des fautes collective mais jamais elle ne remonte à la source des comportements, qui sont les aspects du coeur de l’homme, qui ne peut se passer de prendre le temps de prier.

Mais que disent de la prière les écologistes, scientifiques, politiques, et autres arrogants.

Rien.

Parceque ce monde là leur est inconnu et c’est bien cela la clé du bouleversement.

Le verrons nous un jour?

Tu me frappes seigneur, tu me laisses dans cette espace d’attente, seul, tu me frappes et je m’étonne.

Mais quand je pêchais c’est toi qui m’attendais, c’est moi qui te frappais, et tu restais tout proche à m’attendre, car l’espérance va au delà du temps, elle n’y est pas soumise puisque l’espérance englobe tout et digère nos humeurs, patience ou impatience le temps est le même, il doit aboutir à un moment ou à un autre à l’insu de notre conscience car notre fin est toujours inattendue, mais toi qui n’a ni début ni fin tu nous a ordonné dans le temps et l’espace sans lequel nous ne pouvons prendre conscience de la réalité. Car la réalité est une illusion mais pas la vérité.

Est il possible que tout ce temps perdu me fasse aller quelques part 

ou bien je n’ai de place nul part et pas  assez de temps pour y arriver.

Ne pas avoir de mission est ma mission, comment faire quand il n’y a rien à faire et quand il faudra se redresser d’aussi bas que je suis tombé, seras tu là ?

Ma force c’est ma faiblesse 

et je n’y peux rien, supporter la frustration d’être un incapable est bien au-dessus de mes forces, 

tandis que mourir serait un vrai gain, retourner là où il n’y a plus ni temps ni espace, ni force ni faiblesse, là où il n’y a rien que tout, alors ce sera tout ou rien dans la chambre de mon mystère.

Attendre





Attendre que ça passe et c’est toute ma vie qui y passe.

Que faire ?

Me lamenter ? Je n’arrête pas

Comprendre pourquoi ? Ça n’a aucun sens

Me battre ? Mais contre quoi

Me rebeller ? Je l’ai fait à mes tords

La colère ? Je n’en ai pas la force ni la nature

Cherchez bien et, comme moi, vous ne trouverez pas.

Alors j’attends.

La seule chose que j’affronte et que je connais c’est le temps, et à cette heure il est cruel.

Sens, intelligence, volonté, force, des qualités formidables, elles m’ont toutes quittées et sont introuvables?

parceque le seul moyen de m’en servir serait d’en posséder au moins une mais toutes m’ont fuit.

Alors j’attends sans rien comprendre.

Et surtout sans chercher à comprendre car cette lutte est démesurée et épuisante.

Ma foi dans tout ça ?

Je fais l’expérience qu’elle n’est pas sensible. Elle n’est pas affecté par tout ma chute sensorielle, elle est présente et regarde en face mon boulversement sans jugement sans humeur, c’est étrange.

Mon âme ne combat rien, elle ne combat pas, son existence est sa présence et elle ne peut rien sur mes sens, juste s’assoir à côté de moi me rappeler qu’elle est là mais c’est tout.

Pas de magie ou de guérison spectaculaire, mon âme est une main chaude et douce qui me tiens la mienne pendant que je souffre et me débats.

Elle aussi elle attends 

Mon âme habillé d’espérance

Mon corps immergé de souffrance.

Quand arrivera ce que j’attends alors que je ne sais même pas ce que j’attends. 

Si ce que j’attends devait venir le reconnaîtrais je ? 

Peut être passera t il à côté de moi 

et comme c’est un mystère je ne le verrai même pas passé à cause de ma faiblesse ?

Je ne guérirai jamais, ma prison chimique sera ma tombe, où j’irai dans l’indifférence, la même que celle de mon attente.

Il est difficile de saisir ce qui se passe dans un esprit comme le mien, non pas qu’il soit brillant mais au contraire rabaisser plus bas que terre, chaque jour mordre la poussière, être giflé par l’inconnu et frémir de voir le monde.

Un esprit sans envergure, sans rêve, sans espace et liberté.

La meilleure aide n’est pas d’être bousculer, la seule chose que j’ai vu fonctionner c’est d’attendre.

Mais cela ne permets que d’avancer jour par jour sans se projeter plus loin.

Comme dans toutes les souffrances, on attends que cela se passe, parce que le vivant même en danger espère.

J’attends aussi l’espoir, 

je ne le vois pas 

mais j’ai l’espérance par mon âme et je crois qu’elle me tiens en vie à bout de bras, mon visage entre ses mains chaudes et douces, alors j’ai confiance mais mes sens me disent tout est perdu, il est temps d’en finir.

J’ai dit et je le tiendrais je ne ferai rien, je ne me rebellerai pas mais la route est terrible et je suis sur ce chemin qui me rend fou l’âme fier et le cœur abattu. Comme une brindille dans le vent, un bateau en papier dans le ruisseau qui descend au fil de l’eau sans savoir où il va et incapable de rebrousser chemin, alors je file, comme mon temps file.

Quand j’étais bien en fait j’étais malade et maintenant que je me soigne je me sens mal.

Comme disait Napoléon

« La mort n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours. »

En fait je panse que je fais tout de travers. 

La cause et la conséquence 

sont en moi, je cherche des réponses là où il n’y a que des questions et je m’interroge sans cesse sans trouver le repos.

Rien ne se répare dans mon cœur brisé rien ne s’élève dans mon esprit abattu. Je suis plus rien.

Comment en vouloir à ceux qui voudraient m’aider, ils en sont incapables comment pourraient ils résoudre ce dont je suis incapable.




Mon commencement


 

Je ne suis pas de ceux qui d’une vie ordinaire reçoive la révélation à un âge où l’intelligence est déjà là. Ils perçoivent clairement l’appel et la présence de Dieu et peuvent ainsi se souvenir avec conscience de ce moment.

Pour moi, il n’y avait pas d’évocation de Dieu, ni même un quelconque intérêt pour les choses religieuses. Ma famille était comme bien d’autres, préoccupé par les réalités matérielles, ce qui n’est pas mal en soi, et d’ailleurs c’est pour des contingences matérielles qu’ils m’envoyèrent dans les bras de Dieu sans le savoir.

J’avais 5 ans, et on me plaça chez les sœurs dans une école catholique sur les hauteurs de Conflans STE HONORINE, devant l’église St Maclou et au milieu d’elle la Tour Montjoie où nous récupérions les os des chauves souris mélangés au sol et à cette terre battue au parfum moisi et humide des vieilles pierres.

C’était donc parce qu’il donnait un goûter et qu’il me gardait jusque 18h en étude que ces avantages pratiques me précipitèrent chez les bonnes soeurs. On y trouve ici aucunes motivations religieuses, vraiment aucunes. Pourtant l’école était Place de l’église, nommé école Saint joseph avec une communauté de soeurs qui faisait tout sauf enseigner.

Quels bonheurs que ces bonnes soeurs, je ne sais plus de quelle congrégation ou communauté elle dépendaient, elles étaient habillées de plusieurs variantes de bleu. Malheureusement aujourd’hui sur le site web de l’école il n’y a plus aucunes allusions aux soeurs qui partageaient nos journées ainsi les symboles catholiques ou chrétiens, lentement, s’estompent comme si ils avait revêtu une réputation coupable ou nuisible, n’ayant jamais existé.

Mes journées étaient merveilleuses ma mere ou mon pere me déposaient à 7:30 environ, premier arrivé devant cette porte aux barreaux robustes et je restais là tout seul sur les 3 marches humides avec mon cartable plus grand que moi et j’étais heureux.

La connaissance, les copains, l’ébullition d’une ecole vivante, et la douce présence des Soeurs qui nous encadraient et nous recadraient ayant Jesus comme référence dans toutes leurs paroles et tous leurs gestes : délicieux. Et puis peu à peu les copains arrivaient et pour moi c’était une fête sans mesure. Tout était possible, tout était vivant, euphorie et enthousiasme remplissait la journée.

Elle se terminait par l’étude jusque 18h, après toutes ces heures divers et variées, après les récréations, les jeux, les mises en garde des soeurs pour mieux se comporter car on faisait n’importe quoi, les copains partaient à 16h30, et on se retrouvaient une poignée pour rester dans une salle de classe pour l’étude, silencieuse où chacun faisait ses devoirs des cours reçu le jour même, ainsi le travail était fait et notre liberté d’enfant pleinement disponible, j’allais enfin, tout fier, retrouver ma mère car c’est elle qui venait me chercher dans sa petit voiture qui sentait l’huile et l’essence, cette voiture était pour moi une limousine, j’ouvrais la capote et me dressais dehors les cheveux dans le vent comme un roi descendant le rubicon, direction la boulangerie du bas de la rue, achète le pain pour le soir, mais j’y voyais une occasion inespérée de garder la monnaie pour mon butin, des bonbons qui me tentais, brillaient de couleurs explosives : irrésistibles.

10 francs, elle m’a donné la grosse pièce, je ne tiens plus, folie, je suis riche et bientôt ma bouche pleine, je ramène le pain, et la monnaie ?disparue. Envolée enfin transformé en sucre craquant, doux et exaltant, cependant je me sens de plus en plus coupable, ce rapt n’étais pas permis et ma mère m’engueule, j’ignore comment je défendais mon forfait mais ça arrivait à chaque fois et ma mère se lassait et comme elle était au volant, compliqué de m’en coller une ou de me tirer les cheveux juste à côté de l’oreille (sa spécialité). 

Alors je m’en souviens et je souris, c’est bon l’enfance, les bêtises ne viennent pas du mal mais de la fraîcheur.

Et donc un jour, de ces journées uniques qui passait comme les autres, après le matin, le repas du midi dans la bruyante cantine, et après s’être défoulé dans la cour, on nous faisait faire une petite sieste dans la chapelle de l’école.

Imaginez une cinquantaine d’enfant haut comme 3 pommes aligné comme des sardines sur de petit lit de camp, en quelques minutes tous s’enfonçait dans la pionçe, il’n’y avait que les sons désordonnés des respirations des enfants, comme si un buffle dormait, calme et profond était ce souffle. Moi même, je n’arrivait pas à fermer les yeux, sous mes paupières ils s’agitaient et ne tenais pas en place, alors dans cette ambiance neutre, mon petit corps se redressa tout net comme si j’avais entendu un bruit sourd, les deux mains cramponnées au lit de camp, la tête bien redressée je la tournai sur ma droite, pensant sans raison qu’il y avait quelque chose, mais il y avait quelques choses, se dégageant de la myriades de vitraux qui constituait le mur de la chapelle une forte douce et chaude lumière se posa sur moi comme un vêtement lourd un grand manteau épais, tous ces éclats de lumières ne faisait aucun bruit mais mon cœur compris « je suis là ». La lumière était partout mais je la sentais exclusive, comme si elle n’étais là que pour moi, sans raison, sans but, sans message, seulement un instant et désormais, un évidence s’est gravé en moi profondément : je ne serai plus jamais seul. Tandis que je recevais ces rayons qui en était qu’un seul, une voix retentit : « non non non il faut dormir, allez couches toi ».

Être un enfant à beaucoup d’avantage, cet expérience ne m’a ni troublé, ni inquiété ni tourmenté de mille pourquoi ici pourquoi ça, toute ma vie était resté totalement ordinaire, j’ai continué de piqué la monnaie de ma mère pour me prendre des bonbons en cachette, fier, premier de la classe, à vouloir toujours être le premier, quitte à coller une droite à un copain.

Un jour, nous étions en fil indienne pour entrée dans la classe, et il y en avait un avec qui on se battant tout le temps, il voulait être le premier, et moi aussi, alors on se poussait l’un l’autre pour être le premier de la file et sans cesse on arrêtais pas de ce voler la première place, et là j’en ai eu marre, la colère est monté, et je lui colle une droite. Il saigne du nez et tout le monde me tombe dessus.

Évidemment parent convoqué, sermont, punition, mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que dès que mon poings s’est levé, déjà je le regrettais, ou du moins quelques chose en moi a eu de la peine de ce poings levé au moment où.

Et j’avais beaucoup plus de regret d’avoir contrarié ce qui étais au fond de moi ce quelque chose de bon et d’inconnu, plutôt que les sermons, punition, et mauvaise réputation. 

Voyez plusieurs décennies plus tard j’en parle encore c’est bien la preuve que ce que j’ai fais ce jour là je le regrette encore, ce n’étais pas digne du cadeau que j’avais reçu.

C’est cela le message du pardon des péchés, sans pardon, chaque péché est accrocher à nous et ils sont un obstacle pour s’élever et grandir.




Disparaitre

 







Comment faire pour disparaitre ?

Ma vie est un misérable reste du vide intérieur qui me ronge.

Une sorte de carcasse fantôme.

Je ne supporte plus de me voir, de me savoir, de m’entendre ou de me vendre.

Je ne peux pas ignorer ce qui me fait si mal parce que je n’ai que ça, 

et c’est la dernière preuve que j’existe.

Je ne suis que catastrophe, la tête sous la cloche qui me frappe quand elle sonne, et tout le jour elle sonne et toute la nuit je m’étonne, endormi, si ce n’est qu’un début qui n’en fini plus je ne vois pas le chemin, je ne vois pas quel intérêt d’ avoir si mal.

Le sommeil n’est qu’un faible répit quand le jour vient, c’est fini.

Au réveil je prends sur moi tout ce que je n’aime pas, tout ce poids, et je soupire : encore une journée, encore des claques, encore des expériences désagréables, des joies sans elles, des tristesses plus fortes encore, plus lourdes et il faut avancer, pas à pas, de poids en poids, de violence en violence et du vide en puissance.

C’est cela mon fardeau.

C’est quoi la maturité d’une vie, la plénitude, l’épanouissement ? 

C’est un monde étrange, exotique, je n’y mettrais pas les pieds mais mon cœur en rêve, c’est quoi être heureux ? Oublier ce qui fait mal, et sentir la liberté grandir dans ses entrailles, je ne peux que l’imaginer, le bonheur est une image pour moi, une chose que certains exposent que d’autres vivent mais je ne suis ni l’un ni l’autre, le bonheur me regarde de loin et il garde ses distances comme si m’approcher le détruirait avec mon esprit détruit et mes forces perdues.

Certains ont le vertige et quand ils montent en hauteur une grande angoisse les envahi, ou quand on va sauter d’une hauteur on préfère ne pas regarder en bas, un vacillement traverse comme un éclair votre ventre, pour crier attention Danger!

Cette sensation est permanente chez moi, je subi un vertige quotidien, 

que j’aille du salon à la cuisine ou du bureau à la chambre, c’est épuisant.

Tout cela est incompréhensible, et invivable.

Comme j’aimerais en être délivré, 

que tout s’efface et que je disparaisse.

Dans un souffle, un vent léger sans conséquence, qu’il m’emporte loin de tant de souffrances intérieures permanente et qui ne se repose jamais. Etre oublié et m’oublié, mourir de n’avoir pas trouver la sagesse, elle m’a éprouvé mais je n’ai pas obtenu sa confiance, si même la sagesse ne s’intéresse pas moi, qui le pourra ?

Je crois même que j’ai peur que mon cas s’arrange, je suis effayé car le bonheur me semble si inconnu maintenant que j’en ai peur.

Je suis un petit rongeur dans un trou et j’y reste, 

en sortir et je serai poussière.

Qu’est ce qui compte vraiment ?

On mesure la douleur si bien qu’elle compte, pourtant tout ce temps qu’elle dévore est perdu.

On compte ce qu’il y a en plus et on compte ce qu’il y a en moins, et pourtant rien ne change, le compte n’est pas bon. Compter me fais voir la valeur que je perd, sans comprendre 

l’ enjeu de ce qui se passe.

Ma vie est dans son passif, sans contrôle et sans récompense, un couloir à la fierté honteuse, sans fenêtre, pas de vu sur mer, au loin pas d’horizon, le brouillard, j’avance à tâton, petit pas par petit pas, c’est si lent et encore plus quand on ne sait pas où on va.

Les moments de la vie où l’on a une énergie exceptionnel sont si vite passés, quand on est dans ces moments on ne réalise pas la valeur de ce qui paraît naturel et quand on décline on a même pas la force de s’en souvenir et dans la mémoire ils ont disparu, effacé ou caché, plus d’aucune utilité. Ce qui était bon hier l’était pour hier et maintenant, affaibli, les souvenirs ne seront d’aucun secours et plutôt des amplificateurs de douleur, provoqué par les regrets, l’amertume, la perte de repère pour finalement comprendre qu’hier est parti, que maintenant est vide et demain une angoisse.



La Trinité

La Trinité C’est un carrefour bouillonnant, dans un sens, les voitures, dans un autre, les passants. Les gens se croisent et se mélangent, ...