mercredi 17 avril 2024

Ton amour pour moi


 

Ton amour pour moi 

me rends timide


J’ai le cœur au bord du vide

Cette angoisse me submerge 

et je perds tout contrôle sur qui je suis et ce que je fais.


Tu es bien plus grand qu’une montagne 

et moi bien plus petit qu’une souris.


Comment ne pas être impressionné, 

rien que de t’imaginer déjà je meurs.


Je perds mon souffle et ma poitrine se durcit, tu m’écrases.

Mais c’est mon fardeau qui est le plus lourd, 

tu m’enivres par ta présence mais tu me fais peur.


J’ai peur de moi mais bien plus de Toi.


Tout ce qui pèse sur moi n’est rien face à toi. 

Tu fais reposer sur moi un mystère qui rend gloire à ton nom, 

pourrais je un jour te rendre grâce pour cela?


Je suis timide, j’ai honte avant de te parler, 

je veux fuir alors que je te cherche, 

vivre est si pénible que je rêve de mourrir 

pour en faire un jour de fête avec de Toi.


Enfin ne plus souffrir. 


Ne plus te harceler de mes plaintes quotidiennes, 

Es tu lassé de m’entendre frapper à ta porte 

dans des gémissements perpétuels.


Oui je te crains, mon cœur redoute tes sentences 

par ce qu’elles sont justes et puissantes 

et pour moi tu es qui tu es 

et je serai qui tu veux 

mais pourquoi tarder, 

je souffre ton délai comme un condamné à mort ?


La patience me jette dans un coffre pour me dire :

"reste là et ne bouges pas". 


Je peux me débattre dans ce coffre il reste solidement fermé. 


L’heure n’est pas venu de lever le verrou : 


Par Dieu sa main levée 

mon âme émerveillé, 

sortir coffre fermé 

tout mon être 

enfin libéré.


Je n’ai pas de courage tu le vois bien, 

je ne suis pas le héros rêvé, 

le serviteur encouragé soutenu et consolé, 

en qui tu peux avoir confiance 


puisque si souvent je tombe 

et je m’écorche sous ton regard 

et c’est si long de cicatriser.


Je mords la poussière 

et cela me parait être une éternité.


Je suis timide et je vais l’être davantage, 

car plus je descends 

plus je vois à quel point tu es haut, si haut.


Si tu devais m’appeler j’hésiterai.

Qu’est ce que tu aimes en moi ?

Ta confiance en moi, je n'en ai pas autant pour moi même
ma vie n’a servi qu’à me dés-aimer.

Je suis trop effacé et trop faible 

je vais disparaître dans la banalité la plus ordinaire, 

et je me présenterai devant toi les mains vides.

Si rien ne m’est confié ma vie n’aura servi à rien. 

Et si tu me confies quelque chose où sera mon courage ? 

Aurais je l' audace de marcher avec Toi, d’un pas ferme et le coeur légé, le couple d' une montagne et d'une souris.


A te chercher on en sort pas indemne, 

mais osé ce qui s’impose 

pour se débarrasser des tristes causes, 

je suis timide de Toi 

parce que je suis sensible de Toi 

et le peu que j’ai, mon petit reste 

je te le donne volontié.




mardi 16 avril 2024

Si au désert tu m’avais cherché


 




Si au désert tu m’avais cherché 

C’est bien là que tu m’aurais trouvé

Là où le vent brûlant est si chaud

J’ai toutes ces brûlures sur ma peau

Je n’ai plus d’âge 

Je ne suis plus rien

Mais un heureux présage

Te prendre par la main

Mais Je suis en cage

Bien pire qu’un chien

Aujourd’hui et demain 

Vois ton visage et voit le mien

Pendant l’orage on suit le même chemin.

Mais Je serais sage 

il le faut bien

Tous les tords sont dans mes bagages

Tires au sort le désespoir

Des malheureux qui sortent le soir

Ils sont perdu et c’est dommage

Il y’a un tel vertige en moi

Un funambule n’y résisterait pas

C’est pire que la peur




La tour s’effondre


 



Comment se fait il que l’un meurt et l’autre pas ?

Quand un malheur arrive il s’abat sur vous et certains succombent et d’autres pas.

Fatalité, faute à pas de chance ?

Certains sont heureux d’autres pas, 

je fuis le bonheur comme une malédiction et le malheur s’occupe de moi.

Est ce que j’ai choisi ? 

Sous les décombres, les morts étaient ils si mauvais pour que les survivants culpabilisent ?

Il n’y a pas de connaissance sans mystère car c’est l’inconnu qui nous stimule avec tous ces risques et ces dangers mais son cri est : « liberté ».

C’est la liberté qui fait de la vie des montagnes russes, parfois on y est pour quelque chose et parfois on est parfaitement innocent.

Et c’est au cœur de la liberté que le péché veut s’attaquer, parce que la liberté est au cœur du mouvement de la vie quitte à en mourir.

Tout est plus léger que le fardeau que l’on s’impose parfois, tout simplement parce que le mouvement de la vie ne s’arrête pas mais il varie et cette variation souvent nous contrarie car on est pas synchronisé avec elle et on veut la forcer à aller selon notre désir, la contrôler, la diriger alors qu’elle est aussi sauvage que libre, cette liberté profonde.

Je suis libre donc et pourtant je ne fais rien, alors que ceux qui court partout sont esclave de leurs courses vides. Avec la liberté il faut parfois avancer en regardant en arrière car la liberté est justifié par ce que l’on en fait et impact ce que l’on fera. Des décisions ou des choix.

Alors pourquoi lors d’un accident certains meurt et d’autres pas ?

Chacun a pris des décisions et fait des choix librement et alors ils se dirigent vers une catastrophe dont ils ignorent tout.

C’est pour nous rappeler que la vie et la liberté sont extrêmement fragiles et que le malheur qui tombe sur certains est un témoignage pour les autres et leur rappeler ce qui est important et comment en prendre soin, et malgré ça tout est possible.

Le malheur est une occasion de réaffirmer ce qui est bon, de consoler ce qui est triste, de guérir ce qui est malade, de rebâtir ce qui a été détruit

Si nous n’avions pas ce sentiment dans le malheur nous ne ferions pas l’expérience de la compassion et nous ne pourrions pas nous élever quand la compassion donne son bien à nos cœurs imparfaits et incomplets si on veut bien en user.

Les pages sont des larmes, 

parfois peu parfois plus, 

mais les mots s’enchaînent 

et se versent goutte par goutte 

ou bien dans des torrents 

et ce qui en reste c’est l’amertume 

du soulagement sans guérison.

Quand vient le soir, la fin du jour capture mes dernières forces.

Encore une journée de perdue, 

pas de héros en vue, ma catastrophe, 

encore du temps perdu.

soldat sans bataille



Soldat sans bataille, 

général sans armé

Tombé dans une faille

Je ne suis pas né


Mes entrailles éventrés

L’esprit dévoré

J’ai perdu mes sens

Oublié ma naissance 


Je rêvais que sur des chevaux

Mon âme galoperait vers le ciel

Cherchant à grandir comme il faut

un silence fait d’étincelles 


Je cherchais la sagesse 

Mais par où la trouver

Ruiner par ma faiblesse

Dis moi où la chercher ?


Cherche le trésor fiable

Même si il est bien caché

je cherche cette introuvable

Sagesse où te chercher ?


Par où commencer, sagesse ?

Il y a tant d’obstacles 

Ma vigueur est paresse

Si vite la débâcle


Et une lumière dans les ténèbres

Avant que la nuit s’achève 

Dévoile une fin moins funèbre

Cette victoire est si brève 


Les oiseaux m’appelaient 

Vient avec nous là haut

Mais mes ailes lourdes comme pierres disaient 

Pas aujourd’hui le vent sur la peau


J’entendis alors leurs cris claquer l’horizon

Tandis que je restait seul sous pavillon

Seul mon ombre s’accrochait à moi

Et la sagesse je ne la trouvait pas




Pourquoi vivre ?


 

On ne fait que regarder passer le temps, jour après jour, bon ou mauvais, on y peut rien et le temps ne peut rien pour nous. C’est inexorable chaque jour des hommes et des femmes se réveil à l’aurore et renouvellent leur routine quotidienne alors que c’est leur dernier jour, car à attendre il finit par venir sans s’annoncer, le soir de ce matin là ils seront mort.

A quoi bon s’inquiéter puisque le pire est sûr. Mais le pire, est ce la mort ou de vivre sans s’en rendre compte ?

On reçoit le souffle de la vie à la sortie du ventre de nos mères, le premier souffle nous déchire une membrane dans les poumons alors le bébé cri de douleur et c’est un cri de vie pour les médecins. Et la maman est rassuré, pas pour longtemps.

Elle n’aura que de l’inquiétude si elle n’est pas indifférente à l’enfant et lui chaque jour il grandira et prendra des forces et de l’assurance au point de renier sa chair pour mûrir avec son âme sœur guidé par l’amour, mais pas pour longtemps, rapidement la passion s’étiole, les reproches arrivent et on se quitte en peu de temps et pour ceux qui reste unis ils le sont par peur, lâcheté, cupidité, mais ce n’est pas l’amour qui est concerné car le temps aura suffit à désordonné ce qui était fait pour l’ordre comme un ordre naturel, l’ordre de l’amour, un ordre qui permet d’être à sa place et de ne jamais être frustré.

C’est une perversion que de se priver soi même de ce qui peut nous être bénéfique pour des motifs ignorants l’amour.

Mais on ne peut freiner le temps ou l’accélérer, alors pourquoi a t il une influence si grande sur nous alors que nous n’en avons aucune sur lui.

Par quel principe ?

Plus on souffre et plus le temps est long, et plus on se réjouit et plus il s’envole comme une poussière dans le vent.

Pourtant c’est la vie qui est en jeu, puisqu’à la mort le temps s’arrête pour le défunt et commence ce que personne n’a jamais pu raconter, dans une dimension de temps inconnue et certainement bouleversante.

Alors je pense à la prière.

Cet un moment où on peut interagir avec le temps et s’en détacher.

Que celui qui n’a jamais prié s’y mette ! Et alors la relation au temps change, ou bien est ce le temps qui change pour récompenser la prière comme un ami du temps et qu’il lui laisse ouvrir une dimension à part, une voie mystérieuse entre temps qui avance et temps qui se perd, 

y a t il un temps pour la prière ?

Pas un temps que l’on utilise que l’on occupe, mais un temps qui lors de la prière ouvre de nouvelles frontières de nouveaux espaces ?

Dans notre monde scientifique et athée ils ne peuvent pas entreprendre de recherche sur ce qu’ils réfutent, qu’il ne perçoivent pas par leur sens. Comme un cuisinier qui voudrait préparer un plat sans ingrédients sans ustensiles et sans feu. Parce qu’il ne les voit pas pourtant il sait mais en est incapable.

Toute la science travail sur les conséquences alors qu’elle devrait percevoir ce qu’elle ne voit pas par l’intelligence pour ensuite mettre ses découvertes au service de l’humanité, je suis sûr que ce qu’il y’a de plus grand et de plus bénéfique pour l’homme a été ignoré alors que l’on passe devant tous les jours.

Puisque tout est au dedans, l’écologie fait les même erreurs, si le coeur de l’homme est pourri, la terre se pourrira, se flétrira pour enfin mourir.

Alors que si le coeur de l’homme se purifie il est évident que la terre redeviendra saine et donnera des fruits merveilleux. L’écologie dit les comportements, la consommation, le mode de vie détruisent l’écosystème alors elle nous culpabilise individuellement pour des fautes collective mais jamais elle ne remonte à la source des comportements, qui sont les aspects du coeur de l’homme, qui ne peut se passer de prendre le temps de prier.

Mais que disent de la prière les écologistes, scientifiques, politiques, et autres arrogants.

Rien.

Parceque ce monde là leur est inconnu et c’est bien cela la clé du bouleversement.

Le verrons nous un jour?

Tu me frappes seigneur, tu me laisses dans cette espace d’attente, seul, tu me frappes et je m’étonne.

Mais quand je pêchais c’est toi qui m’attendais, c’est moi qui te frappais, et tu restais tout proche à m’attendre, car l’espérance va au delà du temps, elle n’y est pas soumise puisque l’espérance englobe tout et digère nos humeurs, patience ou impatience le temps est le même, il doit aboutir à un moment ou à un autre à l’insu de notre conscience car notre fin est toujours inattendue, mais toi qui n’a ni début ni fin tu nous a ordonné dans le temps et l’espace sans lequel nous ne pouvons prendre conscience de la réalité. Car la réalité est une illusion mais pas la vérité.

Est il possible que tout ce temps perdu me fasse aller quelques part 

ou bien je n’ai de place nul part et pas  assez de temps pour y arriver.

Ne pas avoir de mission est ma mission, comment faire quand il n’y a rien à faire et quand il faudra se redresser d’aussi bas que je suis tombé, seras tu là ?

Ma force c’est ma faiblesse 

et je n’y peux rien, supporter la frustration d’être un incapable est bien au-dessus de mes forces, 

tandis que mourir serait un vrai gain, retourner là où il n’y a plus ni temps ni espace, ni force ni faiblesse, là où il n’y a rien que tout, alors ce sera tout ou rien dans la chambre de mon mystère.

La Trinité

La Trinité C’est un carrefour bouillonnant, dans un sens, les voitures, dans un autre, les passants. Les gens se croisent et se mélangent, ...