mardi 16 avril 2024

Disparaitre

 







Comment faire pour disparaitre ?

Ma vie est un misérable reste du vide intérieur qui me ronge.

Une sorte de carcasse fantôme.

Je ne supporte plus de me voir, de me savoir, de m’entendre ou de me vendre.

Je ne peux pas ignorer ce qui me fait si mal parce que je n’ai que ça, 

et c’est la dernière preuve que j’existe.

Je ne suis que catastrophe, la tête sous la cloche qui me frappe quand elle sonne, et tout le jour elle sonne et toute la nuit je m’étonne, endormi, si ce n’est qu’un début qui n’en fini plus je ne vois pas le chemin, je ne vois pas quel intérêt d’ avoir si mal.

Le sommeil n’est qu’un faible répit quand le jour vient, c’est fini.

Au réveil je prends sur moi tout ce que je n’aime pas, tout ce poids, et je soupire : encore une journée, encore des claques, encore des expériences désagréables, des joies sans elles, des tristesses plus fortes encore, plus lourdes et il faut avancer, pas à pas, de poids en poids, de violence en violence et du vide en puissance.

C’est cela mon fardeau.

C’est quoi la maturité d’une vie, la plénitude, l’épanouissement ? 

C’est un monde étrange, exotique, je n’y mettrais pas les pieds mais mon cœur en rêve, c’est quoi être heureux ? Oublier ce qui fait mal, et sentir la liberté grandir dans ses entrailles, je ne peux que l’imaginer, le bonheur est une image pour moi, une chose que certains exposent que d’autres vivent mais je ne suis ni l’un ni l’autre, le bonheur me regarde de loin et il garde ses distances comme si m’approcher le détruirait avec mon esprit détruit et mes forces perdues.

Certains ont le vertige et quand ils montent en hauteur une grande angoisse les envahi, ou quand on va sauter d’une hauteur on préfère ne pas regarder en bas, un vacillement traverse comme un éclair votre ventre, pour crier attention Danger!

Cette sensation est permanente chez moi, je subi un vertige quotidien, 

que j’aille du salon à la cuisine ou du bureau à la chambre, c’est épuisant.

Tout cela est incompréhensible, et invivable.

Comme j’aimerais en être délivré, 

que tout s’efface et que je disparaisse.

Dans un souffle, un vent léger sans conséquence, qu’il m’emporte loin de tant de souffrances intérieures permanente et qui ne se repose jamais. Etre oublié et m’oublié, mourir de n’avoir pas trouver la sagesse, elle m’a éprouvé mais je n’ai pas obtenu sa confiance, si même la sagesse ne s’intéresse pas moi, qui le pourra ?

Je crois même que j’ai peur que mon cas s’arrange, je suis effayé car le bonheur me semble si inconnu maintenant que j’en ai peur.

Je suis un petit rongeur dans un trou et j’y reste, 

en sortir et je serai poussière.

Qu’est ce qui compte vraiment ?

On mesure la douleur si bien qu’elle compte, pourtant tout ce temps qu’elle dévore est perdu.

On compte ce qu’il y a en plus et on compte ce qu’il y a en moins, et pourtant rien ne change, le compte n’est pas bon. Compter me fais voir la valeur que je perd, sans comprendre 

l’ enjeu de ce qui se passe.

Ma vie est dans son passif, sans contrôle et sans récompense, un couloir à la fierté honteuse, sans fenêtre, pas de vu sur mer, au loin pas d’horizon, le brouillard, j’avance à tâton, petit pas par petit pas, c’est si lent et encore plus quand on ne sait pas où on va.

Les moments de la vie où l’on a une énergie exceptionnel sont si vite passés, quand on est dans ces moments on ne réalise pas la valeur de ce qui paraît naturel et quand on décline on a même pas la force de s’en souvenir et dans la mémoire ils ont disparu, effacé ou caché, plus d’aucune utilité. Ce qui était bon hier l’était pour hier et maintenant, affaibli, les souvenirs ne seront d’aucun secours et plutôt des amplificateurs de douleur, provoqué par les regrets, l’amertume, la perte de repère pour finalement comprendre qu’hier est parti, que maintenant est vide et demain une angoisse.



dimanche 31 mars 2024

Comme tu es grand


 

Comme tu es grand

Oh oui je suis petit, faible, dénué d’intelligence, couvert d’impureté et d’impatience, criant des supplications réclamant la pitié de Dieu sans jamais en recevoir le soutien, restant abattu et décourager.

Mais de là où je crie je m’aperçois que ce qui fait mal, la douleur, la peine, la fatigue, l’usure, la lassitude m'a permis de comprendre enfin.


Un seul est grand, un seul est fort, un seul est juste et bon et quelques soient les douleurs et ce que l’on pourrait appeler le mal de la souffrance me fait réaliser dans un vertige incroyable que seul Dieu est puissant, il est la puissance, le règne et la gloire sont pour lui car il est le seul a en être digne et sa grâce est de la partager avec nous.


Alors je comprends que le mal, ce qui est mauvais, l’antique serpent, et toute sa progéniture, sont moins que rien et ce dont j’ai peur n’est pas de la souffrance ou du mal mais véritablement de contrarié Dieu.

Le mauvais se moque de nous, méprisant l’amour alors qu’il est ridicule. Se prenant pour Dieu, il fut précipité aux enfers.


Mais toi, Ô Dieu, quelle puissance tu as sur nous quand on apprend a voir avec tes yeux.


La crainte de Dieu est bien plus vitale que la peur du mauvais qui est cruel et superflu, quoique j’eusse à souffrir ce qui compte c’est de craindre Dieu. L'adoration de celui qui est parfait, se mratique dans la fermeté et la loyauté car dans le mystere des épreuves on peut alors prouver sa fidélité au vrai Dieu, en tenant bon, en preservant avec courage le précieux lien qu’il a créé entre nous, il est celui qui souffre avec moi tandis qui je ne suis rien, et si c'est ainsi je voudrais l'être pour toujours.


Si Dieu était comme nous, orgueilleux ou égoïste, ne cherchant que sa propre satisfaction au détriment de tous, les cieux resteraient fermés. Nous, avec peu de pouvoir nous faisons beaucoup de mal et Dieu avec une si inimaginable puissance nous donne son fils quitte à être bléssé en retour, Jésus est alors comme ami, comme un égal pour que nous soyons élever a lui comme des semblables.


Mais qui peut prétendre cela ?

Nul n’égale Dieu et pourtant il nous veux comme des égaux pour être totalement en lui et lui en nous et pour cela on doit sortir de nous même en oubliant les peines le visage rempli de lumière et adoucit par sa candeur.


Alors tout devient simple, quelques soit la cage où l’on est enfermé, 

oui on tourne encore et encore, tel cet animal, capturé pour sa valeur, on peine et c’est incompréhensible, mais Lui voit tout, alors quelle importance à cette cage ? 

Elle n’est que la manifestation de nos frustrations et il est peut être plus terrible de vivre dans la joie, le confort et l’abondance car ceux qui aiment leur vie y sont attachés comme à une pierre tombale elle ne leur offrira pas la liberté d’une âme qui s’envole formé par la crainte de Dieu et par la fidélité surtout dans les difficultés.


Malheur aux orgueilleux il ne verront pas Dieu, quand leurs cris viendront il sera trop tard, il leur dira "qui es tu ? Je ne te connais pas"

Pleures donc, toi qui cherches la vérité, comme un rempart, un refuge, dessèche tes yeux par des torrents de larmes de n’avoir pas su aimer, ton ego s’effondre et ton coeur brisé, ton esprit abattu attisent l’ardeur de l’amour du Père sur toi, et ut recevras sa faveur.


Ta précieuse âme s’envolera sans pesanteur tandis que les autres seront piégés par eux même par leurs trésors d’orgueil, ayant gaspillé le don pour en faire une dette insolvable.


Et c’est le cas pour les choses matérielles mais combien plus pour celles qui sont spirituelles.

L’obésité est la même : morbide

La sobriété est un chemin plus raide plus soumis et contrait et pourtant ce chemin est chemin d’affranchissement et de libération, souviens toi de la croix.


Ceux qui disent il faut profiter de la vie ignorent qu’il se condamne en choisissant la facilité et la désinvolture, les plaisir qu'ils cherchent et trouvent dans la création, sont disponibles non pas pour en abuser mais pour montrer qui on est selon nos choix faces aux dilemmes.


Car tout les manques de la vie, en restant fidèle, c’est Dieu lui même qui viendra les combler avec puissance et quand sa puissance vient notre faiblesse augmente mais qui peut la supporter ? 


Celui qui gémit et souffre de voir à quel point il est loin de Dieu ?

Seul Dieu peut nous amener à lui car par nous mêmes nous en sommes incapable et dans une tendresse infini il le fait avec notre « OUI » libre.


La cage ne fait pas de nous des prisonniers elle fait grandir notre désir d'être vivants et très bientôt libres, 

parce que nous avons de la valeur et du prix à ses yeux

L'invasion des distractions faire grandir. la distance et la capacité à rencontrer la transcendance, et c'est notre malheur aujourd'hui.


Combien de temps jusqu’où ?

 





Combien de temps jusqu’où ?


Mes forces commencent a me manquer, celui qui est plus fort que moi ne m’aide pas.

J’en suis au point de ne pas comprendre de ne pas comprendre, je n’entends rien, ne voit rien, ne fais rien, je n’ai envie de rien tout semble inutile, et mes repères ont tous disparu. De temps en temps des pensées de ma mémoire ou de mon imagination viennent me piquer,  

me tenter, détourner mon attention pour me détacher de moi au moyen du dégoût.

Sans soutien et sans aide, sans guide  ni appui, tout se volatilise, j’ai autant de consistance qu’un gaz, isolé et mis a l’écart. Les médicaments ont endormi l’espoir, ils l’ont même fait disparaitre parfois et je marche sur un fil dans une insécurité totale qui ne m’effraie pas mais me ronge et use le peu de moi qui reste de moi.

Je pourrais faire 2m et 150 kg qu’a mes yeux je serais de la taille d’un petit pois. Si négligeable. Aussi petit que le monde est grand, si misérable devant la gloire de Dieu, mon temps est passé, je n’ai plus rien à apporter, ce que j’ai à donner est vide.

Je n’ai aucune intuition ou inspiration, du fond de mon âme, rien ne vient, rien ne brille rien ne m’éclaire pour sortir du brouillard ou faire de bonnes choses je suis définitivement perdu comme handicapé incapable de changer quelque chose.

Je me vois seul dans un bateau en pleine tempête sans réaction sans peur sans émotion, que le bateau se renverse ou pas : c’est pareil. 

Qu’est ce qui a de l’importance ? 

Je l’ignore.

C’est difficile d’être une peluche.

Comment comprendre que tout m’est autorisé mais que rien ne m’est  permis ?

Ce qui pourtant me fait tenir c’est l’abandon total à celui qui est plus fort que moi, je ne controle plus rien et le temps me pèse, je ressent sa pesanteur à chaque instant.

De mes yeux et de mon coeur je ne perçois plus rien, je me dis que le temps est très proche pour enfin m’arracher à cette vie dans laquelle je ne suis plus vivant mais déjà mort.

C’est si long d’attendre sans comprendre je préfèrerai comprendre sans attendre.

Je ne m’effraie pas, je ne me rebelle plus, je, je, je, emprisonné au dedans et invisible au dehors.

Je suis fatigué et mes forces sont bientôt nulles, je ne résiste plus, 

que faire ? Comment sortir de l’ennui ? Ma vie était dans un verre mais il s’est renversé et ce qui était vivant au dedans s’est répandu et dispersé entre les lattes du parquet dans le sable poreux des fondations qui absorbent tout.

La vie est si courte.

Sans capacité d’initiative elle devient encore plus maigre jusqu’a disparaitre.

Les souvenirs ne m’apportent aucun soutien de tout ce que je peux me souvenir cela ne me procure ni sentiment ni sensations car je sais trop qu’ils ne sont plus et qu’ils sont enfermé dans mon passé.

Et le tourment des temps a venir me narguent.

Je pense que je ne pourrais pas tenir longtemps sans qu’intervienne la providence. Je suis trop las, pas par une grève de la faim mais une grève de la vie. Tout est fichu. Tout ce que je suis sort de moi en me laissant en ruines. C’est trop dur. 

Mon heure est venue, je ne sers plus à rien, je serai nu devant toi mon Dieu.

Comme j’aimerai me reposer, me réveiller dans la joie pour vivre dans la liberté et la paix, être vivant tout simplement et rempli en abondance, devenir cet arbre planté près d’un ruisseau, dont le feuillage ne meurt  jamais et qui de ses racines, grandit et donne du bon fruit en son temps.

J’aurai voulu ça, oh oui comme j’aurai aimé vivre cette vie comme ça.

Mais ce n’est pas ce qui m’est arrivé et plus j’avance plus je diminue, plus je suis faible et maintenant je suis soumis aux gifles de toutes sortes. Sans rien dire je prends les coups et le temps est le même, lent, pénible, douloureux voir corrosif.

Pourquoi naitre rempli de rêves et finalement être dissous et détruit sans gains sans oeuvres, 

cela n’a aucun sens ?

J’ai l’impression d’être dans un fauteuil d’attente devant le bureau d’un haut responsable, en attendant mon tour sans être capable de savoir quand la porte s’ouvrira pour m’appeler, ni pour quelle raison je suis là. Je suis inquiet et je m’angoisse car mon sort n’est plus entre mes mains et je ne sais pas ce que l’on veut de moi.

C’est pour ma levé d’écrou.

Ma vie a comme été hypothéqué, préempté, elle ne m’appartiens plus et celui a qui elle appartient n’en fait rien pour le moment. 



vendredi 29 mars 2024

Lassitude

 



Lassitude

Comme je me plaint !

Je n’arrête pas de me plaindre sans arrêt tout me pèse, tout est trop lent, trop vide.

Je suis lassé de moi, je m’épuise, et toi Seigneur t’ai je lasser par mes plaintes au point que tu m’oublis ?

C’est normal je comprends, je ne suis que plainte et ca je ne le comprends pas. C’est le gout de la folie qui apparait là où il n’y a rien de raisonnable, tout est folie et dénuement, une sorte d’agonie sans fin. Je ne guérirais pas  de ce qui me fait souffrir je n’ai pas d’issue pas de répit, je suis épuisé.

Je suis même fatigué d’être bloqué comme ça et ça me fatigue plus encore.

Je suis affamé devant un magnifique buffet qui m’est interdit pour le moment et c’est si long que malgré la faim j’en oubli le buffet mais pas la faim.

Rien n’est logique et tout est pathétique. Si j’ai des forces c’est pour la rage et elle s’éteint si je veux la faire parler, j’en éprouve le manque et je suis dépassé par son absence.

L’inverse du contraire me précipite dans un miroir à 2 reflets, les aimants s’éloignent et les pierres se frottent et rien ne se passe. Une eau qui brule ou un feu humide s’attachent a moi alors je reste immobile pour éviter de me noyer dans les brulures ou pire flamber sous le torrent.

La difficulté devient facile quand il n’y a plus quelle, comme la douleur, quand elle est là on perds le souvenir d’avant elle, il n’y a pas de canicule en decembre et de blizzard au mois d’aout, nos sens seraient perdus, c’est ce que je vis au quotidien. 

Le tourment hurlant de la fine cruauté d’être privé de tous ses sens, les émotions se bannissent d’elles memes elles me fuient car rien ne me supporte et je dois supporter mon insupportable celui qui m’a été préparé et gardé pour moi et pour mon édification autant choisir de manger une montagne, je m’y suis cassé les dents.

C’est vrai, le voyage est plus précieux que la destination, cependant quand vous êtes au désert la seule réalité, la seule évidence c’est le désert, vous êtes seul dans un lieu hostile et torturé par les langueurs du désert, soif, chaleur, gémissements dans la nuits, souffle brulant d’un vent mordant, impossibilité de trouver le sommeil, toujours harceler par le mystère menaçant de celui que l’on appelle « désert ».

Alors on se cache, on se trouve un refuge, dans les pierres, la roche, on marche sans savoir vers où aller, seul, titubant, sans eau, sans amis, sans famille, et je cris « Dieu où es tu », « pourquoi te caches tu de celui qui te cherches tandis que tu demandes à chaque homme cherchez ma face, mais quand ils le font tu t’échappes ! 

Veux tu me rendre fou ? »

Je le suis je déjà ?

Alors il est crédible de penser que lorsque tout sera fini, quand ce qui devait avoir lieu se sera déroulé je n’aurais plus de plainte mais que des louanges, 

fini le vide 

à moi la plénitude 

que je ne pourrai garder pour moi, 

que mon visage s’illumine 

et qu’il témoigne 

car j’étais celui qui était perdu et désormais il m’a retrouvé.

dimanche 25 février 2024

Si j’ai reçu

 




Si j’ai reçu

Si je suis vide, je ne le suis pourtant pas.

De ce que j’ai reçu dans le mystère le plus total, comment je le proclamerais à cette humanité de pierre ?

Mes paroles rebondiraient en revenant vers moi sans avoir porté aucun fruit.

Faut-il proclamer sans retour ou se taire et rester sec ?

Où est le but, la cible, puisque ce que j’envoie ne va nulle part ?

Ceux qui ne veulent pas de la lumière, c’est parce qu’elle les éblouit ; quand la lumière est douce, elle montre le chemin, mais quand elle est trop forte, elle aveugle. Alors ceux qui sont aveuglés même par la lumière douce, comment pourraient-ils supporter celle qui est plus forte ?

Sur le chemin de la rencontre, réconcilié avec Dieu, s’il n’y a personne pour aider celui qui est aveuglé à avancer vers la lumière, livré à lui-même, il tombera dans un ravin ou frappera un arbre ; il ne pourra éviter chaque obstacle et atteindre le but.

Alors à qui est confiée cette mission ?

Aux baptisés, à l’Église, aux personnes de bonne volonté, aux martyrs, aux saints et, avec puissance, au Christ.

Aider le prochain, avoir les yeux portés sur lui pour le faire avancer, permet de ne pas être aveuglé soi-même et que l’un et l’autre progressent ensemble.

Savoir vers qui je vais en soutenant celui qui est comme moi aux yeux de Dieu. C’est comme un tissage de relations qui habille les hommes et femmes de foi. Chaque acte compte, chaque pas fait aller de l’avant, chaque larme est un prémisse de vie.

La souffrance ancienne justifie le bonheur à venir ; sans résoudre le mystère, elle l’accomplit.

Fuir la vérité, c’est fuir la lumière, et donc se jeter dans l’obscurité, dans laquelle on ne peut plus rien.

Au risque de l’éblouissement, ouvrir les yeux et se tenir devant elle relève de l’exploit, tant le monde se moque de la vérité en recherchant dans l’abrutissement le repos des tourments qui l’accusent jour et nuit.

Mais on peut s’étourdir jusqu’à l’excès par tout ce que l’homme a créé avec l’aide du malin : par des ivresses d’argent, de pouvoir, de chair et de vin, ou d’ivresses chimiques, et aussi l’ivresse de l’amour de soi.

Mais cela suffit-il à combler le cœur ?

Non, nous ne sommes pas créés pour être rassasiés ainsi ; seul l’amour peut rassasier le cœur de l’homme, et même l’amour est tourné en ridicule aujourd’hui, empêchant tout espoir de le connaître. C’est un malheur immense que de donner son consentement au mal déguisé en bien, car ce qui sauve n’est pas de notre monde, mais du monde à venir.

Ceux qui agissent avec sainteté et humilité invitent alors l’espérance du monde à venir dans le monde présent, tant que leurs yeux et leurs cœurs soient ouverts.

Il semble si difficile de se comporter comme des justes, des humbles.

Si Dieu précède nos pas, il suffit de le suivre, les yeux sur la croix, et quelle que soit notre expérience présente, elle s’inscrit dans la grande ligne qui mène à la vie éternelle.

C’est le principe de tous ceux qui cheminent, partent en voyage ou entament l’ascension d’une grande hauteur.

S’inquiètent-ils du gravier, du caillou, de la pente, alors qu’ils avancent vers le sommet ?

Ils n’ont à l’esprit que le but, le sommet, quelle que soit la difficulté présente.

Ils ont le cœur qui est rapide, la sueur qui coule à flots, pique les yeux, et le soleil qui tape, le souffle court, et à chaque pause ce ne sont pas leurs chaussures qu’ils regardent mais encore le sommet, le but.

Chrétiens, toi aussi regarde le but et il te procurera le réconfort et les encouragements, une joie immense, même si tes pieds, tes cuisses, ton dos, ton moral n’en peuvent plus ; tu vas arriver au but parce que le Christ est venu et il t’appelle, effaçant les peines et les douleurs comme un petit enfant ; toi qui étais fichu selon toi-même, tu te redresses et cours pour accomplir la promesse de Jésus. Il est si grand qu’il le fait avec nous et non malgré nous, et aime la volonté que l’on dirige vers lui ; alors il l’augmente par son Cœur sacré.

Voyant cela, celui qui ne croit pas sera dans l’effroi ; il comprendra qu’il n’aura pas le soutien indispensable de celui qu’il a rejeté pour si peu de plaisirs et d’indifférence.

Si tu ignores le seul qui sauve,

alors comment pourra-t-il te sauver ?

Si tu ignores la fontaine, comment pourras-tu y boire ?

Tu t’es condamné toi-même.


jeudi 22 février 2024

Le désert


 



Le désert

Je vivais dans des plaines luxuriantes , le soleil et ses rayons faisaient ma joie.

Il n’y avait que peu de nuages et si le temps se gâtai j’en étais tout aussi joyeux de voir la creation se nourrir elle même avec abondance et mesure.

Ma route étais simple et les journées faciles.

Mon esprit vagabondait et rêvait puis l’espoir se réalisait dans un chant où tout était équilibré, il n’y avait que sereinité, la douceur du temps était libre et faisait mon bonheur.

Je ne m’inquiétait de rien, tout venait à point sans retard ni avance.

Je n’étais qu’un être vivant qui vivait, du dehors et du dedans il n’y avait pas de tensions, l’un et l’autre collaborait dans une harmonie que je croyais immuable, une forme de réalité comme celle des électrons, des étoiles, du monde vivant. 

Il fallait pourtant grandir, il fallait sortir de moi même pour aller ailleurs, un endroit où la maturité se paye très cher, j’y étais poussé de façon incompréhensible.

Alors que tout semblait a sa place, pourquoi chercher plus ?

Pourquoi quitter le ventre de sa mère pour affronter des tempêtes ?

Quel instinct me disait « va »

« Va au dehors et dépouilles toi de toi même »

Pourquoi ? Et pourquoi le faire ?

Un autre dirait « tu veux perdre ce que tu connais pour un voyage inconnu ? FOLIE !»

Alors commence le combat, celui que personne ne voit, dont personne ne se doute, tu es avec eux mais ils ne voient pas, ils n’entendent pas, c’est le début de la solitude au milieu de tous. Ils ne veulent pas de mal mais ne comprennent pas d’autant plus qu’ils n’y peuvent rien. Le combat se fait âme par âme, est ce qu’un pere peu manger à la place de son fils ou dormir à sa place ? 

Il y a dans l’essentiel une vérité qui nous place seul dans le tourment, c’est la vérité.

Alors quelques soit le lieu, l’environnement, le silence ou le bruit, la violence de la nuit, il est commencé, le combat de soumission se met en place et ce n’est pas un combat de box, au plus fort la victoire mais celui de l’esclave qui obtiens sa libération par son abnégation, son humilité et sa profonde fidélité.

Ce n’est pas Dieu qui fait souffrir mais ce dont on doit se soustraire pour l’atteindre, parce que Dieu est Dieu et l’humain sa créature préféré.

Alors je m’interroge quand je vois les efforts qui sont faits pour que les apparences montrent les uns et les autres comme des personnes bienveillantes, gentilles, serviables, etc.

Si notre monde est envahi de mensonges est ce que de lui opposer ces mièvreries peut le faire disparaitre ? Mais dans ce cas le combat qui s’est abattu sur moi aurais été beaucoup plus sucré.

Beaucoup plus gentils, empathique, mielleux.

Or ce n’est pas le cas.

Ce combat est une activité d’arrachement à toutes nos faiblesses, comme on se retirerait les entrailles, les boyaux tortueux de nos compromis ou petits arrangements avec la sainteté.

Non vraiment je crois que les morsures du soleil, d’être frapper par le vent sont d’une brutalité tel, 

que les faux semblants sont ridicules, et j’ai grand peur pour ceux car qui vivent ainsi car c’est d’effroi qu’ils mourront quand ils auront compris leur erreur quand viendra l’heure.

Quel impatience, verrais je ce jour ?

Maintenant j’ai été vidé de moi, j’ai traversé ce désert sans jamais rien comprendre sans jamais recevoir d’aide ni du sol ni du ciel, seul à en devenir fou, et je le suis.

Si je parle de moi c’est le silence qui reviens et si je ne dis rien c’est le vide qui frappe à ma porte.

Je voulais rencontrer la sagesse, elle qui est à ma porte mais je trébuche dans mes cris et mes lamentations parce que je pense comme un homme, il me faut faire des pas dont j’ignore tout, et je n’en ai plus forces, j’ai eu si mal que je n’ai plus peur mais je ne sais rien et je crains de m’égarer dans l’abrutissement du monde. Souvent ma mémoire vient m’effrayer me rappeler ce que je veux oublier, ces pensées ne viennent pas de moi, je les appelle « poison » afin qu’elles s’éloignent de moi mais c’est la preuve que l’heure n’est pas venu, qu’il y a une dernière purification qui ne s’obtiens que par ce désert.

Je me croyais perdu mais c’est peut être la clé, redevenir comme un enfant, dépendant de tout, capable de rien si ce n’est émerveiller ses parents. Et donc ce qui me fait tant souffrir me permet peut être d’avoir l’attention du Père, non pas qu’il souhaite ma souffrance mais qu’elle indique que je suis proche, peut être Lui aussi ?

A moi il n’est pas permis de le savoir et le mot patience prends toute sa valeur.

La Trinité

La Trinité C’est un carrefour bouillonnant, dans un sens, les voitures, dans un autre, les passants. Les gens se croisent et se mélangent, ...